
Le plug de Madame — histoire érotique d'une femme de ménage
Le parquet grinçait sous ses pas légers, comme s’il retenait son souffle à chaque mouvement. Claire avançait dans l’appartement silencieux, un seau d’eau savonneuse à la main, les doigts serrés autour de l’anse en plastique. Elle aimait ces matins où la ville dormait encore, où les murs épais de l’immeuble du Marais étouffaient les bruits du monde extérieur. Ici, entre les boiseries sombres et les miroirs aux cadres dorés, elle se sentait à la fois invisible et puissante—une ombre qui glissait, nettoyait, effaçait les traces des autres pour mieux s’approprier l’espace.
Ce jour-là, pourtant, quelque chose clochait. Une tension inhabituelle lui nouait le ventre, une chaleur diffuse qui n’avait rien à voir avec l’effort. Peut-être était-ce l’odeur persistante du parfum de Madame—un mélange de vanille et de cuir, comme si elle venait à peine de quitter les lieux. Ou peut-être était-ce la façon dont le soleil, filtré par les rideaux de dentelle, dessinait des motifs mouvants sur le lit défait, évoquant des corps enlacés, des draps froissés par des mains impatientes.
Claire posa son seau et s’approcha du lit. Ses doigts effleurèrent les draps de soie, s’attardant sur les plis où la chaleur semblait encore prisonnière. Elle ferma les yeux, imaginant des hanches qui se cambraient, des souffles qui s’accéléraient. Une image traversa son esprit : elle, à quatre pattes sur ce même matelas, offerte, vulnérable. La pensée lui coupa le souffle.
Elle se reprit aussitôt, secouant la tête comme pour chasser cette folie. *Qu’est-ce qui te prend ?* Elle n’était qu’une femme de ménage, une employée discrète, payée pour faire disparaître les traces, pas pour en laisser de nouvelles. Pourtant, ses mains tremblaient légèrement en ramassant les vêtements éparpillés au sol—une chemise d’homme, un soutien-gorge en dentelle noire, une cravate abandonnée en travers du fauteuil. Elle les plia avec une lenteur exagérée, comme si chaque geste était une caresse, une provocation muette.
C’est alors qu’elle le vit.
Posé sur la table de nuit, à moitié caché sous un livre, un petit objet en métal brillant attira son regard. Un plug anal, lisse et froid, avec une base évasée pour éviter qu’il ne disparaisse dans les profondeurs. Claire le prit entre ses doigts, le tournant sous la lumière. Elle n’en avait jamais tenu un entre ses mains, mais elle en connaissait l’usage. Une chaleur sourde l’envahit, montant de son ventre jusqu’à ses joues. *Madame*… Elle l’imagina, nue, les cuisses tremblantes, s’introduisant lentement ce jouet avant de s’allonger, les reins arqués, attendant que son amant la prenne par-derrière.
Sans réfléchir, Claire porta l’objet à son nez. L’odeur du silicone se mêlait à une fragrance plus intime, musquée, qui lui fit serrer les cuisses. Elle le reposa précipitamment, le cœur battant, mais ses doigts refusaient de lâcher la table de nuit. Elle se pencha, comme attirée par une force invisible, et aperçut un flacon de lubrifiant posé à côté. *Ils l’avaient utilisé ici. Tout à l’heure. Peut-être même ce matin.*
Un gémissement lui échappa. Elle se mordit la lèvre, honteuse, mais le désir était plus fort que la raison. Ses doigts glissèrent le long de son ventre, sous l’élastique de sa jupe, jusqu’à la moiteur qui avait envahi son entrejambe. Elle était trempée. *Depuis quand ?* Depuis qu’elle avait franchi la porte, probablement. Depuis qu’elle avait respiré l’air chargé de cette pièce, imprégné de sueur et de plaisir.
Elle recula d’un pas, les joues en feu, et se dirigea vers la salle de bain pour se laver les mains. Mais l’image la poursuivait : elle, agenouillée sur le carrelage, les fesses relevées, tandis qu’une main inconnue guidait le plug entre ses reins. *Non. C’est mal. Tu ne peux pas…*
Pourtant, quand elle revint dans la chambre, ses yeux se posèrent à nouveau sur le lit. Le désir était une bête affamée, lovée au creux de son ventre. Elle s’assit au bord du matelas, les doigts crispés sur le tissu. *Et si je… juste une fois ? Personne ne le saura.*
Elle se déshabilla lentement, comme dans un rêve. D’abord son tablier, puis son chemisier, qu’elle laissa tomber sur le parquet. Sa jupe suivit, glissant le long de ses hanches avec un froissement soyeux. Elle ne portait pas de soutien-gorge—elle n’en avait pas besoin, ses seins étaient petits, fermes, avec des tétons qui pointaient déjà sous l’effet de l’excitation. Elle hésita avant d’enlever sa culotte, puis la fit descendre le long de ses jambes, la laissant en boule sur le sol.
Nue, elle s’allongea sur le lit, les genoux repliés, les doigts explorant son corps avec une curiosité nouvelle. Elle effleura ses seins, pinça légèrement ses tétons, avant de glisser une main entre ses cuisses. Elle était brûlante, gonflée, et ses doigts s’enfoncèrent en elle avec une facilité déconcertante. *Tu es prête. Bien plus que tu ne le pensais.*
Mais ce n’était pas assez. Pas aujourd’hui. Pas après avoir vu ce plug, après avoir imaginé *Madame* se préparant ainsi. Elle se retourna, se mettant à quatre pattes, les fesses offertes, le visage enfoui dans l’oreiller. Sa respiration était saccadée, ses doigts tremblants tandis qu’elle attrapait le flacon de lubrifiant. Elle en versa une noisette sur ses doigts, puis les porta à son anus, hésitante.
La première pression lui arracha un hoquet. C’était étrange, presque douloureux, mais pas désagréable. Elle appuya un peu plus, sentant son muscle céder sous la pression, et un frisson la parcourut. *C’est ça. C’est comme ça qu’ils font.* Elle s’enfonça un doigt, puis deux, les faisant aller et venir lentement, s’habituant à cette intrusion nouvelle. La sensation était à la fois interdite et enivrante, comme si elle franchissait une frontière invisible.
Quand elle jugea qu’elle était prête, elle attrapa le plug. Le métal était froid contre sa peau, mais la chaleur de son corps le réchauffa rapidement. Elle le positionna à l’entrée de son anus, retenant son souffle. *Doucement. Doucement.* Elle appuya, sentant la résistance, puis la délivrance quand la partie la plus large franchit l’anneau de muscle. Un gémissement lui échappa, long et rauque, tandis que le plug s’enfonçait en elle, la remplissant d’une manière qu’elle n’aurait jamais imaginée.
Elle resta immobile un instant, savourant la sensation de plénitude, cette impression d’être possédée, même par un objet inanimé. Puis, lentement, elle se mit à bouger, reculant légèrement pour sentir le plug s’enfoncer un peu plus, avant de se cambrer pour le faire ressortir. Chaque mouvement était une révélation, une vague de plaisir qui montait en elle, de plus en plus intense.
Elle ne savait pas combien de temps elle resta ainsi, perdue dans cette danse solitaire, mais quand elle jouit enfin, ce fut avec une violence qui la surprit. Son corps tout entier se contracta, son dos se cambra, et un cri lui échappa, étouffé par l’oreiller. Elle s’effondra sur le lit, le plug toujours en elle, le souffle court, les membres tremblants.
Ce n’est qu’alors qu’elle entendit le bruit.
Un grincement de parquet, près de la porte.
Claire se figea, le cœur battant à tout rompre. *Non. Non, non, non.* Elle se retourna d’un bond, le visage en feu, et aperçut une silhouette dans l’embrasure de la porte. Un homme, grand, vêtu d’un costume sombre, les yeux écarquillés de surprise.
C’était Monsieur.
Il la regardait, nue, à quatre pattes sur le lit de sa femme, un plug anal enfoncé entre les fesses. Pendant un instant, personne ne bougea. Puis, lentement, un sourire se dessina sur les lèvres de l’homme.
— Eh bien, murmura-t-il d’une voix rauque. Je crois que nous avons tous les deux découvert quelque chose d’intéressant ce matin.
Claire voulut parler, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Elle était pétrifiée, à la fois horrifiée et… excitée. *Il m’a vue. Il sait.*
Monsieur s’avança dans la pièce, les yeux rivés sur elle. Il posa sa mallette sur le fauteuil, sans la quitter du regard.
— Ne vous arrêtez pas pour moi, dit-il en déboutonnant sa veste. Je suis juste… curieux.
Et Claire, à sa grande surprise, sentit une nouvelle vague de désir l’envahir. Peut-être était-ce la honte, peut-être était-ce le regard brûlant de cet homme, mais elle ne voulait pas que ça s’arrête. Pas maintenant.
Elle se retourna lentement, s’allongeant sur le dos, les cuisses entrouvertes. Elle savait qu’il pouvait voir le plug, sentir l’odeur de son excitation. Et quand il s’approcha du lit, elle ne recula pas.
— Vous aimez ça, n’est-ce pas ? murmura-t-il en effleurant sa cheville du bout des doigts. Être prise par-derrière…
Claire ferma les yeux, un frisson la parcourant.
— Oui, souffla-t-elle.
Et quand il se pencha vers elle, elle sut que cette matinée ne serait pas comme les autres.
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Anna_LeBisou
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