
Formidable invention
Publié le 1/26/2026
Histoires complètes constituées uniquement de dialogues.
Ecrit par Théo Kosma sur des souvenirs de confidentes, recueillies par Chloé. Pour en savoir plus :
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— Ton bracelet m’intrigue.
— Pourquoi ?
— Je le trouve bien gros pour un poignet si fin. Pourquoi t’en portes un de cette épaisseur ?
— Parce qu’il détient un secret. Je te le dis à toi mais ne le répète pas. Il me quitte jamais, du coup j’ai toujours tout ce qu’il faut sous la main : c’est un bracelet de baise ! Spécialement étudié pour.
— Ah ? Heu… Et depuis quand il faut un bracelet pour baiser ?
— Depuis toujours selon ce qu’on veut faire. D’abord il est très élastique : je peux le nouer pour qu’il m’attache les cheveux, pour quand je suis à genoux pour sucer un garçon. Je peux aussi le dénouer et l’étendre pour que le mec m’attache les mains derrière le dos. Puis il est ouvrable : y a la place pour y fourrer deux capotes, et même une dosette de lubrifiant pour la sodomie, sans compter des mouchoirs pour essuyer les traces du crime. Grâce à lui je renonce plus jamais à aucune baise improvisée !
— Tu devrais le faire breveter. Le commercialiser !
— A voir. Pourquoi pas ? Le truc c’est que plus il sera connu plus ça sera compliqué à utiliser. Là tu vois, personne se doute que j’ai un bracelet de baise. Si des tas s’en vendent partout, imagine le nombre de minettes qu’on vannera ! « Eh regardez les gars, Chloé a mis son bracelet aujourd’hui, elle va aller se faire sauter quelque part ! ». Sans compter les parents qui auront des doutes, etcétéra. Un éventuel succès annulerait toute utilité à l’objet. Donc… mieux vaut que ça reste un tuyau entre bonnes copines.
— C’est juste ! Je le voyais pas ainsi. Et comment t’as eu l’idée ?
— En cours d’histoire, quand le prof racontait que certains nobles avaient toujours sur eux de quoi tuer quelqu’un, par exemple avec des bagues pouvant s’ouvrir, contenant du poison. Ou des dagues planquées dans des manches, des épées camouflées en cannes… Je me suis dit, c’est dommage autant d’inventivité pour l’horreur, et non pas pour le bonheur.
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Formidable invention 2
— Qu’est-ce que t’es allée faire en forêt ?
— Je me suis inspirée de ton idée. Tu sais, le bracelet. Sauf que je l’ai amélioré. Parce que là c’est plus pareil : un camping naturiste ça rend rien évident.
— On peut porter un bracelet en étant nue…
— Sauf que du coup on voit que lui. Et comme il est gros, on peut se poser des questions… Et ME poser des questions. Gênantes. Alors que le but était que tout ça soit discret.
— J’avoue !
— La veille du départ je me suis regardée nue dans le miroir avec le bracelet, ça faisait sacrément tache.
— Et ta solution ?
— Elémentaire ma chère. J’ai conçu plusieurs petits kits de cul et je suis allée les planquer en forêt, en quelques points-clés. Je te montrerai ! Sous une pierre, dans un tronc creux… Dès qu’un garçon du camping nous plaît il suffit de l’emmener à un point stratégique.
— Arrête !
— En plus, je m’entends super bien avec la prof de yoga. Elle a bien voulu me prêter du matériel du camping, que je lui rendrai à la fin des vacances. En plus des capotes, du lubrifiant, des mouchoirs, j’ai ajouté des tapis de sol ! On pourra aller baiser en forêt sans rien, revenir sans rien. Le crime parfait, personne y verra que du feu.
— Ah oui quand même… T’as mis du level !!
— Faudra juste bien nettoyer chaque tapis à la fin du séjour, je sens qu’il va y avoir beaucoup de traces et d’odeurs…
— Nos différents fluides vont s’y mélanger. J’adore l’idée !!
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Formidable invention 3
— Alors tes rencontres ça se passe bien ?
— Doucement, sûrement… J’ai testé deux garçons. Tes kits sexuels sont tops. Et toi ?
— Moi le soleil et la nudité collective m’excitent ! Je suis pas sage du tout, je crois bien que j’aurai testé tous les copains de la bande d’ici la fin des vacances.
— Ils doivent être ravis.
— Même s’ils deviennent exigeants !
— Comment ça ?
— Chacun a compris de quoi étaient constitués les cinq kits sexuels. Et sait où ils se trouvent. Tu vois ? Un seul de ces kits contient du lubrifiant et des capotes spéciales sodomie. Si le petit copain du jour je le prends par la main et on se dirige vers le kit B, il sait qu’il m’enculera pas, car au kit B y a une huile de massage et donc je vais plutôt vouloir de longues caresses avant une baise classique. Du coup parfois il affiche un petit air déçu.
— Pffff… Y en a vraiment qu’ont pas conscience de leur chance !
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Concours inégal
— T’as l’air déçue par le spectacle ! Moi pourtant j’aime bien…
— Evidemment la situation est marrante ! Toutes les deux planquées, accroupies derrière ce grillage… Vue sur les douches collectives des garçons, et en plus uniquement sur le bas, sans possibilité de les voir plus haut que le ventre.
— Comme si le destin nous faisait un clin d’œil, repérant en nous les deux petites cochonnes ! Moi je sais pourquoi tu tires un peu la tronche. Parce que depuis tout à l’heure je parviens à repérer les mecs de la promo avec qui j’ai couché, rien qu’en matant le bas. Et toi non !
— Alors que je me suis sûrement farcie plus de ces types que toi.
— Oh pour ça aucun doute ! Est-ce qu’au moins quand je t’en désigne un tu me crois ?
— Bien sûr ! D’ailleurs une fois que tu le dis ça me semble évident.
— Tu t’es faite au moins sauter par tous les hommes qui m’ont sautée alors ?
— Minimum.
— Signe que t’es trop impulsive et pas assez attentive ! Dès que t’es avec le mec tu te mets tout de suite sa bite dans la bouche, la chatte ou le cul. Sans même prendre le temps d’admirer l’engin, de le caresser tendrement et tout !
— J’avoue. Et y a plus inavouable encore : je ne sais vraiment reconnaître les teubs de mes amants qu’en érection. Un sexe mou ne m’intéresse pas, d’ailleurs j’ai presque pas le temps d’en voir.
— T’as beau être bandante et tout faire pour l’être, tu me feras pas croire qu’il y a pas un seul moment, avant, ou après, où ça redevient mou !
— Avant ? Je sors l’engin que lorsqu’il est prêt à exploser dans le slibar tellement il étouffe. Après ? Heu… je me sauve. Si je baise avec des garçons je passe rarement la nuit avec. Un jour peut-être pour celui qui saura me le faire toute la nuit. Ou dont je serais amoureuse, qui sait ?
— Et s’endormir enlacés l’un contre l’autre ? Et le petit cunni du matin ? Et le sperme à avaler en guise de petit-dèj’ ?
— Tu vois ? A chacune sa façon d’être une coquine.