
Invisible perversion
Publié le 1/4/2026
Quelques nouveaux épisodes de « Dialogues Interdits », ma série d’histoires indépendantes légères et sulfureuses, ayant pour particularité de ne contenir aucune narration. Ecrit par Théo Kosma. Pour tout savoir :
Sur des souvenirs de confidentes recueillies par sa complice Chloé.
Découvrez LeBisou
Rejoignez notre communauté pour accéder à du contenu exclusif et partager vos expériences !
Créer un compteInvisible perversion
— Originale cette soirée mousse !
— Tu trouves ? Moi je dirais plutôt que c’est un grand classique. Un classique des campings à maillots, un peu moins des campings naturistes. Parce que rapport à la nature, l’écologie, bla bla bla… Mais ici c’est un grand centre naturiste, un bon millier de personnes en période estivale, alors quelques bonnes mousse partys ça s’impose.
— Ce que je trouve singulier c’est d’en avoir trois au cours d’une même soirée.
— Ça d’accord on est sans doute les seuls à le faire. Un espace mousse uniquement pour les enfants. Un autre espace que pour les ados, et un dernier pour adultes. Bonne idée non ?
— Et je pense comprendre pourquoi. Toutes et tous nus dans la mousse, faudrait pas qu’il y ait de gestes déplacés. Même involontaires. Je veux dire, des tas d’enfants ont la tête à hauteur des bites. Faudrait pas que dans la danse il y ait des choses qui s’entrechoquent.
— C’est bien entendu pour ça. Mais pas seulement.
— Pour quoi d’autre ?
— Voyons : pour une totale liberté de gestes et d’actions.
— Oui, c’est ce que je viens de dire.
— Pas tout à fait. Toi tu parles des gestes qui ne doivent pas se faire. Certes ! L’autre raison, c’est un peu la raison contraire. Inavouable et inavouée bien entendu ! Car l’idée est qu’il y en ait bel et bien, des gestes déplacés. Qu’on puisse se permettre. Qu’on se sente libre de faire !
— Donc que chaque groupe en profite pour se frôler, se frotter, se peloter ?
— Sinon quel intérêt ? Par contre, les enfants entre enfants. Ados entre ados, et adultes entre adultes. Tu verras. Lorsqu’un participant ressort, observe ses yeux. Qui brillent. Observe les airs essoufflés, hallucinés, la rougeur et la sueur des visages. Observe le bas des garçons, souvent très recouverts de mousse pour pas que les érections se voient.
— Hum ! Pas à dire, le naturisme est le moyen de faire passer plein de moments sexuels aux gens tout en ayant un discours très politiquement correct.
— Que veux-tu, l’histoire entière de l’humanité fonctionne ainsi !
––––––––––––––––––
––––––––––––––––––
Jumelles partageuses
— C’est un cliché si présent dans la culture populaire que personne ose vraiment. C’est comme ça avec les clichés trop clichés. Personne n’y pense ! Et pourtant nous on l’a fait.
— Donc ta sœur jumelle et toi vous échangez vraiment vos amants. Pour de bon.
— Avec une règle : toujours au cours d’une même nuit. Jamais d’un rendez-vous à l’autre.
— Vous proposeriez un plan à trois tu crois vraiment qu’il y aurait refus ?
— Qu’importe ! C’est notre petit secret sexuel à nous. C’est bien plus sulfureux ainsi !
— Donc tu couches avec le mec, tu t’extirpes à la salle de bain et quand « tu » reviens en fait c’est ta sœur jumelle qui prend son tour ?
— Exactement. Autant dire qu’on cible les sportifs, avec de très bons cardios. Car rien qu’une seule d’entre nous demande déjà beaucoup !
— Et aucun mec a jamais rien remarqué ?
— Oublie pas qu’on travaille dans le ciné.
— Un jeu de scène ?
— Je parle des différences physiques. Je me mets un faux grain de beauté, qui correspond au sien. Et je m’applique son tatouage, le même, au même endroit, sauf que moi c’est un tattoo qui reste à peine quelques jours. C’est suffisant. Donc c’est du côté des trucages que le monde du cinéma nous sert.
— Y a pas des différences à… d’autres niveaux ?
— Bien sûr que si. Elle avale, j’avale pas. Je suce les couilles, elle non. J’aime être brutalisée, elle préfère la douceur. Je demande une pénétration vigoureuse, elle une lente. J’aime être à quatre pattes, elle adore grimper sur le mec. Etcétéra. Pour les garçons c’est encore mieux, ils ont une fille capable de créer la surprise, changer de comportement dès qu’elle revient de la salle de bain…
––––––––––––––––––
––––––––––––––––––
Nouvelle découverte
— J’aurais jamais pensé qu’une fille me ferait découvrir ma bisexualité, à moi, en tant que mec ! Un comble.
— Au cours d’un plan à trois ? Deux garçons plus une fille ?
— Aucun plan à trois, dommage d’ailleurs. Par contre, la configuration deux garçons une fille est la bonne.
— Une concurrence ?
— Avec un copain de vacances, au camping, on kiffait à fond une splendeur… qui était pas intéressée. Remarque elle nous aimait bien ! On avait aucune chance, et ça s’est confirmé. On en était accros mais à un point ! Elle aurait pu nous faire faire absolument n’importe quoi.
— En un sens elle a été sympa alors.
— Sans doute… Le plus fou c’était son parfum. Une dinguerie totale !
— Parfum naturel de la peau ou parfum de parfumerie ?
— On a jamais su. Qu’importe, on la suivait à la trace comme des clébards. Nos pifs s’affinaient. Ce qu’on préférait, c’était aller dans sa douche.
— Hein ?
— On la suivait jusqu’au bloc sanitaire, on repérait la cabine, et une fois la jolie fille partie on se ruait au lieu. Et on reniflait, encore et encore. C’est là que les odeurs étaient les plus exaltés.
— Et pour en profiter encore plus vous avez fini par prendre la douche au même endroit après elle. Et à vous frotter, et tout et tout. L’envie d’elle était si forte qu’elle s’est transférée.
— Voilà. Remarque du coup, je me demande si je suis pas devenu bi par dépit ! Ou bien par défaut.
––––––––––––––––––
––––––––––––––––––
Illusion auditive
— Moi non, perso j’ai jamais observé des grands faire l’amour quand j’étais petite… Je trouvais ça indécent… Aucun intérêt !
— Par manque d’occasions peut-être ?
— Au contraire, ma grande sœur était à l’étage… au même que moi. Loin des parents, de leurs yeux et de leurs oreilles. Proche de ma chambre. Et pas spécialement discrète avec son petit copain. J’aurais pu écouter, regarder par le trou de la serrure… Jamais eu envie !
— Et t’entendais beaucoup ?
— Je mettais tout le temps de la musique enchaînée quand je le savais présent. Ça m’a pas empêché de me mettre de fausses idées en tête.
— Ah ? Lesquelles ?
— Oh c’est tout simple. Une fois je suis sortie dans le couloir vers vingt-deux heures pour aller aux toilettes. Ils faisaient du sexe. Je suis allée dormir. Je me suis réveillée vers huit heures, je suis repassée dans le couloir pour le petit-dèj’ : je les ai encore entendus. Tu devines ?
— Ah oui je vois : du coup t’as imaginé qu’ils avaient fait l’amour de vingt-deux heures à huit heures du matin.
— Oui, et j’en ai été effrayée. Quand j’ai grandi j’y croyais encore. Lorsque j’ai senti que ma première fois approchait je me suis faite un véritable entraînement militaire ! Des semaines durant ! Masturbation intensive et chronométrée, footing, exercices de cardio, renforcement musculaire… J’avais tellement peur de pas être à la hauteur !
— Et du coup c’est lui qui l’a pas été.
— Oui mais j’ai fait comme si tout était normal. Et en un sens tout l’était bel et bien ! Il était content de lui… moi pas du tout !
— Ça t’a pas fait devenir sportive ? Et exigeante amante, qui fait l’amour longtemps ?
— Non… Une fois que je me suis rendue compte de la réalité, je suis devenue sans aucun souci fan du coup tiré en dix minutes.