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Littérature érotique

Lecture de corps

Publié le 1/4/2026

Quelques nouveaux épisodes de « Dialogues Interdits », ma série d’histoires indépendantes légères et sulfureuses, ayant pour particularité de ne contenir aucune narration. Ecrit par Théo Kosma. Pour tout savoir :

plume-interdite.com

Sur des souvenirs de confidentes recueillies par sa complice Chloé.

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Lecture de corps

Décidément ma chérie ton entrée dans l’adolescence te rend d’humeur fort changeante…

— A quoi tu vois ça maman ?

— J’avais peur que tu fasses des histoires à ce qu’on retourne à notre domaine naturiste habituel. Et…

— Tu rigoles ? Nudité ou non, j’ai chaque fois super hâte de retrouver les copains-copines d’enfance. Si vous vouliez plus y aller c’est là que je râlerais !

— Je craignais surtout que tu snobes le concept ! Que tu restes habillée jusqu’au cou le plus souvent possible. Je me disais, tout va dépendre des autres : si les deux ou trois plus populaires du groupe se dévêtent, vous le ferez aussi…

— Je pourrais aussi faire l’inverse, par esprit de contradiction. Ça peut être mon genre…

— Et les premiers jours j’étais ravie ! Dès notre arrivée t’as tout retiré et t’es allée sauter dans les vagues avec nous. Comme dans tes années les plus candides. C’était magique !

— Et après avoir été enchantée t’as vite déchanté ?

— Oui. Tout a de nouveau changé !

— Le souci est qu’on lit dans ma nudité comme dans un livre ouvert. Elle trahit tout… Jusqu’à la moindre de mes émotions !

— Tu veux dire que…

— Je suis une sensible. Emotivement comme physiquement. Il me suffit d’avoir un petit coup de froid et bim ! Mes petits seins gonflent, mes tétons pointent et durcissent, mon poil se hérisse. Je te jure que ma nudité est aussi réactive qu’un mec, quasi plus encore ! Eux au moins après leur érection du matin ils sont en général assez tranquilles. Ils peuvent te mater sans bander. Au pire ils vont s’astiquer un coup et ensuite c’est bon.

— Donc on prend de simples coups de froid pour du désir sexuel ? On interprète mal tes réactions ?

— Pas forcément, mais me voir aussi changeante, comme tu disais, ça émoustille. J’attire beaucoup maintenant. Pour papa et toi j’ai toujours été la plus jolie, du coup vous avez pas remarqué à quel point je suis devenue… bonne. Ce qui est pas tout à fait pareil.

— On avait pas non plus remarqué à quel point ton corps était devenu réactif.

— Normal ! C’est pas vous qui allez loucher sur mes seins. Eux si, logique. Après, ça peut AUSSI correspondre à du désir ! Dans le groupe de copains-copines, sur la dizaine de garçons y en a deux qui me plaisent beaucoup. Je peux être avec le groupe, parfaitement normale… Puis à un moment aller me balader avec l’un d’eux… et cinq minutes plus tard on revient, et tout le monde voit que j’ai la chair de poule, les seins gonflés et les tétons durs et en pointe. La méga honte !

— Est–ce qu’il y a des garçons qui… essayent d’aller trop loin ?

— Je me sens pas prête ! D’un regard ça se sent tout de suite, avec moi faut rien tenter. Est-ce qu’avec un regard différent ils essayeraient ? Pas sûr. Ils sont comme moi, beaucoup dans le fantasme… Toute façon je vais pas vérifier.

— Tu me rassures.

— De mon côté il me faut trois fois rien pour que mon corps soit électrisé. Rien qu’échanger un peu avec un ami qui m’attire est suffisant ! Quand t’ajoutes à ça les effets de chaud-froid… Et quand t’ajoutes encore que je peux parfois être émoustillée par… absolument rien ou si peu ! Rien qu’un chocolat chaud, si bien préparé comme tu sais le faire, peut suffire.

— A te mettre le corps dans cet état ?!

— Oui ! Non pas que ton chocolat chaud m’excite sexuellement mais… J’y peux rien, je le ressens comme une expérience sensuelle. Par contre ça me mettrait sûrement en train si j’étais un peu plus vieille. Quand je serai grande, si mon conjoint cuisine bien il lui suffira de me faire un bon petit plat pour me donner envie de baiser.

— Avec tout ça comment ton état peut continuer à les émouvoir. Alors que ça peut avoir tant de significations !

— Parce qu’ils adorent en jouer ! Fort courtoisement je reconnais. N’empêche qu’ils sont coquins et farceurs… Ils multiplient les expériences. En s’arrangeant pour me faire des chauds-froids, me faire manger quelque chose que j’adore… me faire me balader avec un mec que j’aime bien ! Ils s’amusent ! Testent en permanence ! Parfois l’un me chuchote quelque chose au creux de l’oreille, ses lèvres me frôlant, une main sur mon épaule… juste pour le plaisir de voir mon corps changer. Et c’est qu’un exemple parmi d’autres !

— Je redoutais des jeux bien pires… Tu aurais pu en jouer avec eux ?

— J’ai un peu hésité ! Puis en fait ça m’amuse pas autant qu’eux… J’ai l’impression d’être un jouet. Alors du coup j’ai encore modifié mes habitudes… D’où votre déception !

— Oui, à présent tu es presque plus jamais nue. Sauf dans le mobil home, quand il y a que nous ! Et pour te baigner.

— Même plus pour la bronzette ! Je resterai toute blanche cette année, pas grave, je vais pas non plus avoir honte de ma couleur de peau. Et pour la mer et la piscine, c’est très strict. J’arrive avec une serviette qui me recouvre de partout, je la retire pour foncer à l’eau, je la remets dès la baignade finie.

— Dommage que tu sois pas arrivée à passer outre.

— Un temps j’ai trouvé une solution. C’est pas très avouable, je devrais pas te le dire ! Surtout, dis rien à papa. Pendant deux trois jours, j’allais de temps en temps dans un coin discret, pour me caresser. Ou alors je me mettais de la salive sur le majeur puis je m’astiquais les tétons. L’effet était quasi instantané. Et même, je m’améliorais. A force j’avais même plus besoin de me toucher les parties intimes, juste me sucer un doigt suffisait. Un peu plus j’aurais pu m’en passer : il m’aurait suffi d’imaginer quelque chose d’excitant.

— Seigneur… Mais pourquoi faire ça ?!

— C’est pas évident ? Pour rendre ma nudité illisible ! Pour avoir le corps si aléatoirement excité qu’ils puissent plus en jouer du tout ! Mais bon, c’est lassant. J’allais pas non plus passer mes journées entières à mouiller.

— On va t’acheter de nouveaux paréos si tu veux. Facile à mettre et à retirer, bien couvrant.

Ça t’attriste ?

Un peu… J’aurais adoré que tu profites d’une vie nue en plein air, un mois entier chaque été. C’est si bon pour le bien-être ! Mais je comprends que ce ne soit plus trop possible.

Ça reviendra peut-être, maman… Le temps que mon corps change encore ! Et mes hormones aussi ! L’adolescence fait que je suis émue pour rien. Puis aussi mon corps est dans un entre-deux. Dès qu’il est excité ça se voit à fond… Quand il aura évolué ça se verra moins. Alors peut-être… peut-être… Nous verrons bien.

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