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Histoires coquines

L’Ombre d’un Désir Interdit

Publié le 3/13/2025

Cela faisait des années que mon mari, Pat, ne me touchait presque plus. Nos étreintes, rares et mécaniques, se comptaient sur les doigts d’une main – deux, peut-être trois fois par an. Un vide s’était creusé en moi, un manque lancinant qui, peu à peu, avait éveillé des envies sauvages, des fantasmes que je n’osais à peine nommer. Je rêvais d’une virilité brute, d’un homme qui me saisirait sans ménagement, me réduisant à un objet de plaisir, une proie consentante dans l’ombre de mes pensées les plus secrètes. Jusqu’à ce jour, ces désirs n’étaient que des murmures dans la nuit. Jusqu’à Karim.

Il était apparu comme une flamme dans l’obscurité, une réponse à une annonce que j’avais osé consulter sur un site discret. Un jeune homme d’origine arabe, vingt ans à peine, un "rebeu" au charme dangereux. Sa réputation – celle des mauvais garçons – me terrifiait autant qu’elle m’envoûtait. Ce contraste entre peur et attirance amplifiait son aura, celle d’un mâle indomptable, un prédateur dont je voulais sentir les griffes.

Je ne suis pas un mannequin. Les années ont arrondi mes formes, alourdi mes hanches depuis mes vingt ans, mais je sais encore capter les regards. Les hommes me draguent, leurs yeux s’attardent sur mes courbes, et on me dit souvent que je parais plus jeune que mes quarante-cinq printemps. Karim, lui, n’avait pas demandé de photo. Dans ses mots crus, il m’avait trouvée "bandante". Une promesse qui faisait vaciller mes doutes.

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Il m’avait répondu sans détour. Une photo, brutale dans sa simplicité : torse nu, pantalon baissé, il dévoilait un corps sculpté, une virilité au repos qui semblait déjà imposante, circoncise et large, prête à s’éveiller. Mon souffle s’était coupé, une chaleur humide avait trahi mon excitation. Sous l’image, une ligne laconique :

« J’habite à Lille. Je peux te baiser dans l’appart d’un pote. »

Dix minutes de chez moi. Un frisson m’avait traversée – il ne me connaissait pas, ne risquait pas de me reconnaître. J’avais répondu, jouant la carte de la curiosité, le complimentant sur son physique. Il m’avait envoyé une adresse, puis ces mots, secs comme un ordre :

« Je suis pas là pour te faire fantasmer, salope. Si tu veux te faire baiser, passe demain matin entre 9h et 10h. À toi de voir. »

Pas de séduction, pas de jeu. Juste une invitation à plonger dans le réel, à briser le voile de mes fantasmes. J’avais espéré plus de mots, une voix au téléphone pour m’enflammer à distance, me faire jouir en imagination. Mais non. Il exigeait l’acte, et moi, j’étais déjà perdue dans une fièvre que je ne pouvais plus ignorer.

Ce vendredi matin, je me suis levée, l’esprit en tumulte, le corps tendu par une nuit sans sommeil. Pat est parti travailler à 8h30, me laissant seule, libre de mes choix. Sous la douche, l’eau chaude glissait sur ma peau comme une caresse interdite. J’ai choisi une jupe courte, noir et blanc, un haut transparent qui dévoilait la naissance de mes seins – un 115D généreux – et une lingerie rouge, dentelle délicate et soutien-gorge balconnet. Des talons hauts, assortis à la couleur de ma culotte, claquaient sur le sol tandis que je me maquillais légèrement, brossant mes cheveux châtains coupés court. Dans le miroir, je me suis trouvée désirable, pas vulgaire, juste assez provocante pour nourrir mon audace.

À 8h55, sans réfléchir, j’ai saisi mes clés, enfilé une veste noire boutonnée jusqu’au col, et entré l’adresse dans le GPS. Dix minutes plus tard, j’étais là, garée face à un immeuble gris dans un quartier vibrant de vie maghrébine. Mon cœur battait à tout rompre. À une fenêtre du rez-de-chaussée, un jeune homme m’a fixée, un appel de phares, un signe de la main. Karim.

La porte de l’appartement était entrouverte. Je suis entrée, tremblante, et il s’est levé d’un lit défait, vêtu d’un simple boxer noir. Son corps était une promesse incarnée : muscles dessinés, peau mate, une assurance animale dans chacun de ses gestes. Il m’a dévisagée de haut en bas, un sourire carnassier aux lèvres.

« Je croyais pas que tu viendrais, salope. »

Sa voix, grave et autoritaire, a fait vibrer l’air. Il s’est approché, sa main glissant derrière ma nuque, son regard plongeant dans le mien.

« À genoux. »

Il a sorti son sexe de son boxer – raide, large, impressionnant – et m’a tirée vers lui.

« T’es venue pour la bite. Suce. »

Je me suis exécutée, agenouillée, emportée par une vague de désir mêlée de crainte. Sa rudesse m’électrisait. Puis, il m’a relevée par les cheveux.

« Enlève ta veste. »

J’ai voulu me redresser, mais il m’a retenue d’une main ferme.

« Reste à genoux, pute. »

Le mot m’a glacée. "Salope" m’excitait, mais "pute" résonnait comme une gifle, une menace. Mes doigts tremblants ont défait les boutons, la veste a glissé au sol, saisie par Karim et jetée plus loin. Il a relevé mon visage, ses yeux s’attardant sur mon décolleté plongeant. D’un geste, il a plongé une main dans mon haut, libérant mes seins de leur prison de dentelle. Il les a malaxés, un éclat sauvage dans le regard.

« T’es bonne, salope. Je vais bien m’amuser avec toi. »

Il m’a poussée sur le lit, ordonnant :

« Fous-toi à poil. »

J’ai obéi, rapide, fébrile, avant de m’allonger sur le ventre. Il m’a relevé les hanches, exposant mes fesses à son désir brut.

« T’avais envie de ma bite, hein, sale chienne ? Je vais te faire crier. »

La peur m’a saisie. Sa taille, sa sauvagerie… Je n’avais pas été sodomisée depuis des années, et son sexe semblait trop imposant.

« Pas dans les fesses, Karim, s’il te plaît… »

Il a ri, moqueur.

« Quoi, ton mec a une petite bite ? C’est pour ça que t’es là, à chercher du rebeu. T’inquiète, je sais y faire. Laisse-toi faire, tu vas kiffer. »

J’ai entendu le déchirement d’un emballage – une capote, puis le froid d’un gel sur ma peau. Ses doigts m’ont explorée, préparée, rallumant une flamme que la peur avait étouffée. Puis, son sexe m’a pénétrée, lentement d’abord, écartant mes chairs avec une puissance maîtrisée. La douleur a fusé, vite chassée par une jouissance brute. Mes gémissements sont devenus des cris, mon corps s’abandonnant à ses coups de reins, violents, implacables. Ma tête s’enfonçait dans l’oreiller, étouffant mes hurlements de plaisir. Jamais je n’avais joui ainsi, terrassée par une extase purement animale.

Il m’a laissée reprendre mon souffle, puis m’a retournée avec une fermeté teintée de douceur. Allongée sur le dos, nue sous son regard, j’ai vu son sexe encore dur. Il a ôté la capote, jeté ma culotte au sol, et s’est penché sur moi. Ses lèvres ont effleuré mes seins, sa langue titillant mes tétons durcis. Puis il m’a pénétrée à nouveau, sans barrière cette fois, un contact charnel qui a prolongé mon plaisir dans une tendresse inattendue. Nos corps ondulaient, ses yeux dans les miens, et j’ai senti une vague nouvelle m’emporter. Nos bouches se sont trouvées, un baiser fiévreux, et quand il a joui en moi, son sperme chaud m’a arraché un cri, un "je t’aime" insensé, échappé dans l’ivresse.

Il s’est levé, un sourire satisfait aux lèvres.

« Je vais prendre une douche. Tu veux venir ? »

Je n’ai pas répondu, encore étourdie. Il a disparu, me laissant seule, le corps alangui, l’esprit en désordre. Son sperme coulait entre mes cuisses, une réalité crue qui m’a frappée. Pas de capote. Paniquée, j’ai couru à la salle de bain, entrouvrant la porte.

« Karim, tu as joui en moi ! »

Il a ri, nonchalant.

« T’inquiète, je suis clean. T’as aimé, non ? Si t’es pas sous pilule, explique à ton gros que t’attends un petit rebeu. »

Son ton railleur m’a ramenée à la réalité. J’ai attrapé une serviette, essuyé les traces de notre étreinte, rhabillée en hâte. En sortant, j’ai vu trois jeunes au deuxième étage me faire des gestes obscènes. Mes clés… Karim les agitait depuis sa fenêtre, moqueur.

« Va les chercher là-haut. Ils veulent un échange. »

J’ai compris, tétanisée. Pas le choix. Là-haut, ils m’ont entourée, exigeant plus que je ne pouvais donner. Une heure plus tard, j’étais de retour dans ma voiture, le corps marqué par leurs assauts, leurs semences mêlées sur ma peau, dans ma bouche. J’avais récupéré mes clés, au prix d’une soumission que je n’avais pas anticipée. Pourtant, une part de moi, enfouie, avait aimé ça.

Commentaires

Avatar de Fxt
Fxt

3/15/2025, 8:38:20 AM

Récit remplie de d envie

Avatar de TaraDelacroix
TaraDelacroix

4/7/2025, 8:31:19 AM

C’est cru, c’est dérangeant, mais y’a une vraie tension, un truc qui accroche au fond du ventre. J’écris aussi ce genre d’histoires, très intimes, parfois brutes, parfois tendres… selon ce que le corps réclame. Si ça t’intrigue, je publie sous le nom de Tara Delacroix. C’est sur Kindle, dispo sur KU. Et franchement, j’adorerais avoir vos retours. Ça fait toujours un peu flipper de balancer ce genre de textes dans le vide.

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