
Instant Crush
Publié le 11/15/2024
Instant Crush
C'était une soirée comme il en a vu beaucoup d'autres. Ses amis lui avaient proposé de sortir ce vendredi soir, pour essayer un nouveau bar. Faute d'avoir autre chose de prévu ce jour-là, il avait accepté, et maintenant, les yeux rivés sur son verre, il se demandait combien de temps encore il allait continuer ce petit manège.
Découvrez LeBisou
Rejoignez notre communauté pour accéder à du contenu exclusif et partager vos expériences !
Créer un compteJonathan n'était pas dupe, et du haut de ses 27 ans il se rendait bien compte que son propre célibat constituait une des raisons principales à ces sorties du vendredi soir. Il avait connu l'amour, il y a déjà 3 ans, avec une jeune femme qui avait partagé sa vie durant 4 belles années. C'était son amour de jeunesse, celle avec qui il avait imaginé son futur, mais leur inexpérience de la vie avait mené leur couple à l'échec. Il aurait aimé que ça continue, et aujourd'hui, trois années plus tard, il lui arrivait encore de penser à l'avenir qu'il avait imaginé avec elle.
Ce soir, comme souvent, ses amis le taquinaient à propos de son absence de relation et il ne leur en tenait pas rigueur. Il s'étonnait lui-même de la durée de sa propre abstinence, non pas qu'il soit particulièrement coureur de jupons en temps normal, mais son passé n'avait pas été marqué de si longues périodes de célibat. Pourtant Jonathan connaissait des femmes, quelques amies flirtaient avec lui, il avait même une collègue de travail qui lui avait fait des avances assez claires par deux fois déjà. Cependant, à aucun moment il n'avait ressenti la moindre attirance pour l'une d'elles, et il commençait à s'inquiéter de sa propre capacité à ressentir à nouveau du désir pour une femme.
Jonathan ruminait ces pensées, les yeux dans le vague, entendant plus qu'écoutant ses amis parler d'une soirée antérieure à celle-ci. Le bar était assez sympa, une ambiance un peu rétro, calme pour un vendredi soir et une carte de cocktails plutôt originale. Il se mit à observer la décoration de la salle, ses tubes néons verts et bleus, les angles assez arrondis du mobilier et de l'architecture de la pièce, très "rétro-futuriste". La musique était bonne depuis le début de la soirée, et les enceintes passaient des tubes des années 90-2000 sans rentrer dans le ringard. "Instant Crush" de Daft Punk venait de commencer, quand Jonathan se surprit à connaître les paroles par cœur. Daft Punk c'était toute son adolescence, et ce morceau en particulier.
Alors qu'il prenait du plaisir à entonner cette chanson, ses yeux se posèrent sur un groupe de femmes assises de l'autre côté de la salle. Elles étaient trois et deux d'entre elles étaient en train d'avoir une conversation qui semblait particulièrement vivante étant donnée la façon qu'elles avaient d'utiliser leurs mains en parlant. La troisième, une jeune femme blonde, la vingtaine, dodelinait sur le rythme de la musique, les yeux fermés, comme si elle se coupait du reste du monde pour apprécier plus amplement la musique qui passait.
"C'est assez craquant cette façon qu'elle a de vivre son moment. pensa Jonathan"
Un bras sur le dossier de sa chaise, son menton posé sur la paume de sa main, Jonathan se laissait aller à un épisode contemplatif de cette jeune femme pleine de vie. La musique venait tout juste de se terminer lorsqu’elle ouvrit les yeux, presque surprise de se trouver encore dans ce bar après cette petite incursion dans son esprit. Elle inspecta vivement la salle, comme pour effectuer un nouveau contrôle visuel de l’espace dans lequel elle se trouvait, et leurs regards se croisèrent.
Jonathan n’était pas vraiment du genre à croire au coup de foudre, aux âmes-sœurs ou à quelques fariboles qui ne servent bien souvent qu’à justifier une mauvaise relation ou son absence. Non, Jonathan était plutôt réaliste sur la question, ou du moins il l’était jusqu’à cet instant. Au moment même où ils découvrirent qu’ils s’observaient tous les deux, la culpabilité d’être pris en flagrant délit prit le dessus sur le reste. Il sentit ses joues rougir, alors même qu’un étrange frisson remontait le long de sa nuque et de ses bras. Il sentit une boule se former dans son ventre, et pensa d’abord à l’alcool et au fait qu’il n’avait pas vraiment dîné ce soir-là. Après s’être retourné instinctivement, les yeux à nouveau fixés sur son verre, il réalisa qu’après un seul regard, il savait qu’elle lui plaisait. Il se sentit naïf, presque puéril de penser cela, mais il ne pouvait s’empêcher de se dire que s’il en avait eu le courage, il aurait aimé l’aborder, là tout de suite et lui dire combien elle lui plaisait.
…
Eléonore avait décidé ce soir d’accompagner ses deux amies pour leur soirée hebdomadaire. Elle n’avait jamais vraiment été fan des soirées au bar, n’aimant ni vraiment l’alcool ni vraiment le fait de devoir se sociabiliser. Pourtant, ce soir, sans vraiment savoir pourquoi, elle avait décidé au dernier moment de se joindre à elles. Peut-être en avait-elle marre de sa vie de solitaire, ou bien avait-elle simplement besoin de sortir un peu de sa zone de confort, toujours est-il que ce soir, elle se trouvait dans un endroit bien différent de son salon qu’elle avait l’habitude d’occuper à cette heure. Elle était aussi venue parce que ce bar était réputé pour passer des playlists bien plus qualitatives que la musique à la mode actuellement qu’elle aurait volontiers qualifié « d’énorme bouse ». Eléonore avait une vie assez simple, elle aimait sa routine, son train-train, et sa récente rupture avait très largement accentué son envie de rester chez elle. Dire qu’elle souffrait de sa solitude ne reflèterait pas vraiment la réalité, en vérité ce qui troublait Eléonore c’était la violence avec laquelle s’était terminée sa précédente relation. Elle avait passé deux années avec un homme qu’elle aurait aujourd’hui du mal à regarder en face. Il avait été manipulateur, « toxique » comme beaucoup le disent aujourd’hui, et elle n’avait découvert que trop tard à quel point il avait développé son emprise tentaculaire sur sa vie. Non contente d’avoir réalisé à quel point elle gâchait son temps avec lui, elle avait également découvert qu’il la trompait depuis des mois. C’était la goutte de trop et cette récente révélation lui avait permis de prendre son courage à deux mains, de remplir un carton avec ses affaires et de le mettre à la porte. Il devait déjà avoir trouvé un logement de rechange car il n’avait pas demandé son reste, et Eléonore, aussi forte soit-elle, souffrait de la facilité avec laquelle il avait balayé deux ans de relation sans se retourner.
Aujourd’hui, dans ce bar, elle réalisait qu’elle était probablement venue pour oublier, pour plaire, pour s’amuser un peu et appliquer un pansement sur cette rupture plus que douloureuse. Les filles n’avaient pas tort, si le bar était peu achalandé ce soir, la musique, elle, était bien choisie. Alors que ses amies discutaient avec vivacité de la dernière dispute de couple d’une des deux, Eléonore appréciait simplement un morceau de Daft Punk, se trémoussant sur sa chaise au rythme de la musique électronique.
Une fois le morceau terminé, après un moment à elle qui lui avait semblé être bien plus long que la durée de la piste, elle ouvrit les yeux et observa le bar, éblouie par la lumière des néons. Baladant son regard sur la salle, elle surprit un jeune homme en train de la regarder. Tout se bouscula dans sa tête lorsqu’elle réalisa qu’il l’avait probablement vue se déhancher les yeux fermés et elle se sentie soudain affreusement gênée. Les quelques secondes durant lesquelles elle avait aperçu cet homme lui suffirent pour le trouver particulièrement à son goût ce qui eut l’effet d’exacerber son malaise.
Après un moment durant lequel elle supposa qu’ils devaient tous les deux faire semblant de ne pas avoir croisé leurs regards, elle osa tourner à nouveau la tête et observer le jeune homme. Evidemment, ce dernier avait dû avoir la même idée car leurs regards se croisèrent à nouveau. Cette fois-ci, ils ne s’évitèrent pas, et elle prit beaucoup de plaisir à le contempler avec ce petit air à la fois rebelle et désinvolte de la personne qui ose dévisager un inconnu sans sourciller. Ils se sourirent. Il était beau, brun, une barbe de trois jours, des lunettes et une chemise suffisamment cintrée pour laisser apercevoir une musculature bien dessinée. Elle sentit un frisson remonter sur sa nuque et les quelques activités quelle imagina partager avec lui provoquèrent un léger chatouillement entre ses cuisses qu’elle s’empressa de croiser par convenance. Elle le désirait, là, maintenant, et ce petit jeu de regards, bien qu’amusant n’aller certainement par rassasier l’appétit qui commençait à monter en elle.
…
Lorsqu’il se décida à la regarder de nouveau, il découvrit non sans amusement qu’elle avait fait de même, et sourit. Il sentit une tension s’installer dans ce jeu de regards bien que la distance qui les séparait équivalait à quatre tables. Elle portait une jupe à poches dans un style un peu grunge et un t- shirt échancré sur les côtés qui laissait dévoiler une partie de ses hanches. Il imagina poser ses mains sur celles-ci, en épouser le galbe comme s’ils étaient faits pour s’attirer. Il laissa ses pensées vagabonder dans l’imaginaire érotique, se délectant des images qui y naissaient. Il sentit son pouls s’accélérer, son sexe durcir sous son pantalon de lin, et réalisa son propre embarras en posant, non sans maladresse, son avant-bras par-dessus son entrejambe. Il lut dans son regard qu’elle l’avait remarqué, et il comprit à la manière un peu gênée qu’elle avait eu de croiser les jambes qu’il ne la laissait pas indifférente non plus.
Jonathan sentait monter en lui ce désir de partager un moment avec elle, cette envie irrationnelle de goûter les lèvres d’une inconnue dont il ne connaissait pas le nom ni n’avait jamais entendu la voix. Il réalisait combien ce sentiment était puéril et déraisonnable, et pourtant il ressentait dans cette tension quasi palpable entre eux une certaine réciprocité à son désir. Alors ils restèrent assis, à se regarder, un demi sourire aux lèvres, s’invitant mutuellement à l’ignition de la flamme du plaisir.
Comment faire ? Comment l’aborder avec respect tout en sachant le feu qui brûle en lui pour son corps à elle ? Il s’imagina mille et un stratagèmes pour l’inviter discrètement, lui offrir un verre, faire connaissance, mais alors même que son esprit détruisait ses idées une à une, sans même s’en rendre compte, Jonathan s’était levé. Réalisant son geste, immobile, tremblant, interdit, le regard toujours fixé sur cette femme qui semblait surprise de le voir debout, il songea à fuir, à feindre l’indifférence pour effacer son malaise et sa bêtise, mais n’en fît rien. En une fraction de seconde, toute son inhibition s’était effacée, la raison même avait laissé la place au rêve, car c’était bien là la sensation de Jonathan. Il vivait un moment onirique, comme dans une scène de cinéma. Il voyait presque son corps agir en contre-plongée, et il lâcha prise. Il se mit à avancer, oubliant sa timidité, oubliant ses amis, oubliant la convenance.
Il avança vers elle, et lui tendit la main. Un seul geste, simple, clair, accompagné d’une phrase : « Moi c’est Jonathan, et toi ?
Elle rougit. Elle était décidément vraiment très craquante.
- Eléonore, moi c’est Eléonore. répondit-elle en prenant cette main tendue »
…
Il avait fait ce premier pas, cet élan infranchissable qu’elle n’osait pas entreprendre. Il lui avait offerte cette opportunité, et c’était désormais à elle de jouer, c’était à elle de lui montrer son entrain. Elle tremblait d’excitation autant que de stresse et de timidité, mais elle vivait un moment qu’elle savait déjà inoubliable. Ils s’étaient tout dit, sans prononcer un seul mot, prêts à s’offrir l’un à l’autre pour une nuit. Il lui avait offert cette main tendue, cette invitation qu’elle avait acceptée sans aucune hésitation. Elle avait besoin de ce moment, sans vraiment savoir pourquoi, elle sentait au fond d’elle que c’était exactement ce qu’elle était venue chercher ce soir dans ce bar. Elle le désirait, tout de suite, elle voulait sentir ses doigts sur son corps, sa langue effleurer la sienne, elle le voulait en elle, maintenant.
Sans accorder un regard à ses amies, elle profita de la proximité de son appartement pour l’entrainer avec elle sans débat. Elle tira cette main qu’elle venait de prendre et ne la lâcha pas. Après à peine 15 minutes qui lui semblèrent une éternité, ponctuée par une maladroite tentative de dialogue qu’ils se savaient incapables d’avoir à ce moment-là, ils se retrouvèrent dans le hall d’entrée de son immeuble. Alors que Jonathan allait commencer une phrase par politesse pour la questionner sur son immeuble une fois à l’intérieur, elle l’attrapa par le col de sa chemise, bien qu’il fût plus grand qu’elle, le poussa contre les boîtes aux lettres en associant son geste à la parole avec un « Ferme la » provocateur, puis se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser avec passion.
Elle sentit la surprise dans son corps à lui, comme une décharge électrique qu’elle venait de provoquer au contact de ses lèvres. Puis il se détendit, baissa légèrement la tête pour lui permettre de reposer ses pieds sur le sol et la pris par les hanches. Son contact était ferme, pas comme un doux baiser d’amour mais comme une sauvagerie contenue d’un désir charnel inassouvi. Elle sentit dans ses mains la puissance de la faim, son envie, son impatience. Leurs langues se trouvèrent, se frôlèrent, dans un ballet humide excitant qui faisait naître en elle des papillons et commençait déjà à humidifier ses sous- vêtements. Elle tremblait d’excitation et de désir, et mettre un terme à leur baiser langoureux se révéla être une véritable torture, mais elle savait que la suite n’en serait que meilleure. Elle l’entraina dans les étages, sautant certaines marches de l’escalier tant l’impatience était forte. Fort heureusement, son appartement se trouvait au 3 , et il ne lui fallut que quelques secondes pour ouvrir la porte et la refermer derrière eux. Elle l’amena dans la chambre, et à peine eût-elle fermé la porte qu’il la poussait sur le lit et déboutonnait sa chemise.
Il allait se diriger vers la fenêtre pour fermer les rideaux et leur apporter un peu plus d’intimité dans cette pièce, qui donnait directement sur la cour intérieure de l’immeuble et bon nombre de balcons, lorsqu’elle le saisit par un pan de sa chemise et le tira à elle en disant :
« Laisse les ouverts, c’est plus excitant comme ça. »
…
Il pu lire dans ses yeux qu’elle était sincère, et il fût particulièrement aguiché par la découverte de son petit fantasme exhibitionniste. Il avait l’impression que déjà une éternité s’était déroulée depuis le bar, et pourtant il ne savait rien d’elle. Le peu de discussion qu’ils avaient pu avoir sur le trajet lui avait appris qu’elle avait 25 ans, qu’elle était célibataire et qu’elle vivait non loin. C’était peu, mais amplement suffisant pour ce qui les attendait.
Elle repoussa ses mains de sa chemise, désireuse de le déshabiller elle-même et il accepta bien volontiers. Leurs baisers reprirent de plus belle, alors qu’il lui ôtait son t-shirt, dévoilant sa poitrine nue, ce qui ne le surpris pas étant données les magnifiques courbes qu’il avait pu entrevoir plus tôt. Leurs lèvres lovées dans une unité parfaite, elle déboutonnait son jean pendant qu’il faisait glisser sa jupe le long de ses jambes. Il avait oublié la sensation d’euphorie que pouvait procurer le simple effeuillage mutuel si souvent délaissé dans les relations qui durent.
Il se retrouvèrent en sous vêtement l’un en face de l’autre, lui avec son boxer noir Levi’s, le comble de la simplicité, et elle dans un très joli tanga en dentelle mauve qu’elle semblait avoir choisi « au cas où ». Il la poussa doucement sur le lit, vint entre ses jambes et se pencha sur elle pour l’embrasser à nouveau. Il sentait son sexe se durcir au contact de son entrejambe, alors qu’elle l’attirait à elle en le prenant par la nuque, ses ongles s’enfonçant légèrement dans sa peau nue. Elle enroula ses jambes autour de son bassin, accentuant le contact de leurs sexes tandis qu’il caressait sa hanche de sa main droite et remontait doucement sur son sein au téton durci. Ils se frottèrent l’un à l’autre un moment, allongeant la passion de ce baiser, et il sentait l’humidité des sous-vêtements d’Eléonore à travers son boxer à lui.
Il avait envie d’elle, et l’instant lui dictait même que jamais il n’avait tant désiré quelqu’un. Il se détacha de son étreinte, enleva son boxer d’une main habile et avant de lui avoir laissé le temps d’en faire de même il se pencha à nouveau sur le corps d’Eléonore. Il fit jouer ses lèvres et sa langue sur la poitrine nue de la jeune femme, léchant du bout de sa langue ses tétons, les suçant sensuellement. Il sentit sous sa langue les frissons que provoquèrent ses jeux, et continua de descendre doucement le long de son ventre, caressant sa poitrine de ses mains, puis ses hanches, et enfin arriva à hauteur de ses cuisses. Il sentait les tremblements légers de la jeune femme sous ses doigts. Il commença à faire glisser son tanga le long de ses jambes, dévoilant une douce toison blonde. Elle écarta un peu plus les jambes, ferma les yeux et fit glisser sa main sur la joue du jeune homme comme une invitation à l’acte.
…
Elle sentit d’abord sa respiration, son souffle chaud sur son sexe gonflé par l’excitation. Il fit courir ses doigts sur ses cuisses, suivant la courbe de ses fesses, tandis que sa langue venait doucement embrasser ses lèvres. Elle sentit la chaleur de sa langue humide s’immiscer en elle, le bout de sa langue s’insérer entre ses lèvres doucement, avec sensualité. Il fit jouer ses mouvements délicatement autour de son clitoris, elle frissonna, et il se fit plus ferme, plus insistant, jouant avec sa langue tantôt entre ses lèvres, tantôt sur son clitoris durcit par le plaisir. Elle gémit, laissant s’échapper de sa bouche quelques sons que tout le self-control dont elle était capable ne pouvait contenir.
Pour ajouter à ce supplice de contenance, il commença, sans arrêter de la lécher pour autant, à faire jouer ses doigts sur son sexe. Il les faisait glisser entre ses lèvres puis tourner autour de son clitoris. Une fois suffisamment humides, il commença à les insérer en elle. Seul réceptacle à portée de son plaisir, elle referma ses doigts sur les cheveux du jeune homme, se cambrant légèrement au moment où il la pénétrait de ses doigts. Il commença des vas-et-viens en elle, d’abord lents, puis accélérant doucement. C’était l’extase, elle avait la sensation que le plaisir et l’excitation ne pouvaient être plus grands qu’en cet instant.
…
Rien ne pouvait l’exciter plus que de sentir son corps à elle se cambrer de plaisir sous sa langue et ses doigts. Il sentait son vagin se lubrifier de plus en plus, tandis que ses vas-et-viens se faisaient plus rapides. Puis, entre deux gémissements elle le poussa légèrement pour lui intimer d’arrêter, le visage déjà rouge de plaisir. Elle le tira vers elle puis le bascula pour qu’il prenne sa place et vint se placer entre ses jambes à lui. Elle se recoiffa légèrement, ce qu’il trouva à la fois très sexy et terriblement mignon, et fit glisser ses mains sur son torse.
Il se laissa tomber sur les oreillers tandis qu’elle caressait son corps du bout de ses doigts, et sentit une de ses mains caresser son sexe. Elle commença à caresser son pénis en érection, faisant jouer ses mains de bas en haut, frôlant son gland, caressant ses cuisses. Il ferma les yeux, imaginant déjà la suite et le plaisir à venir. Il sentit le souffle de la jeune femme sur son gland nu, puis le bout de sa langue lécher timidement le sommet de son sexe. Elle fit d’abord jouer sa langue sur son gland, tournant autour comme pour mieux le lubrifier, puis le pris dans sa bouche. Il ne put retenir un gémissement de plaisir, comme s’il avait oublié cette sensation, comme s’il l’attendait depuis des années : sentir la chaleur humide de sa bouche et de sa langue enrober son sexe durci. Il sentit sa langue jouer à l’intérieur de sa bouche avec son membre, suivre les contours de son sexe tandis qu’elle l’enfonçait plus profondément. Elle commença à faire des vas-et-viens, allongeant le mouvement de sa tête avec des caresses de ses mains. C’était tellement bon qu’il aurait pu jouir là, tout de suite, de plaisir, mais s’eut été dommage de couper court à ces ébats maintenant. Il prit un plaisir certain à caresser les cheveux de la jeune femme alors même qu’elle accélérait ses mouvements, suivant de sa main les aller et retour de sa tête. Puis elle retira le sexe de Jonathan de sa bouche, fit glisser sa langue de la base de son sexe jusqu’au bout de son gland en le regardant dans les yeux. Elle était divine, jamais il n'avait été autant excité de toute sa vie. Puis, toujours les yeux dans les yeux, elle lui dit : « Viens en moi. »
Il sentit son rythme cardiaque s’accélérer à ces mots, et ne put se retenir de l’attirer à lui et plaquant à nouveau ses lèvres contre les siennes. Dans cet élan il la fit basculer sur le lit et reprit sa place au- dessus d’elle. Elle souriait. Il sentit son sexe humide effleurer celui de la jeune femme, et elle écarta ses lèvres avec ses doigts pour lui intimer de la pénétrer. Il ne se fit pas attendre. Il s’approcha un peu plus d’elle, son gland contre ses lèvres, puis doucement fit glisser son sexe en elle, s’immisçant en elle délicatement en la regardant se mordre la lèvre inférieure.
…
Elle sentait son sexe la pénétrer doucement, chaque centimètre de son membre s’enfoncer en elle et lui procurer plus de plaisir encore. Elle agrippa ses mains à son dos, tandis qu’il entamait des vas-et- viens à l’intérieur d’elle qui lui décrochèrent un gémissement de plaisir. Elle le sentait s’enfoncer au plus profond d’elle, l’afflux du sang aller et venir dans son sexe. Elle pouvait sentir les pulsations du pénis du jeune homme à l’intérieur d’elle et elle ne put s’empêcher de le tirer encore un peu plus à elle pour qu’il la pénètre plus profondément.
Ses vas-et-viens se firent plus rapides, et alors qu’il la pénétrait sauvagement, elle sentait le pubis de l’homme venir se frotter contre son clitoris ce qui augmenta son plaisir. Il commença à caresser sa poitrine tout en accélérant, et Éléonore se mit à gémir plus fort, oubliant la gêne. Elle regarda par la fenêtre, espérant presque que quelqu’un la regardait en train de se faire baiser comme elle l’était, car c’était exactement ça, aucun autre mot n’était assez cru pour décrire la bestialité à laquelle ils étaient en train de s’adonner.
Il fit passer ses bras sous ses jambes, relevant son bassin et s’enfonça encore plus profondément en elle. Elle avait la sensation qu’il était entièrement à l’intérieur d’elle et elle pouvait sentir le moindre mouvement de son sexe. Alors qu’il continuait ses vas-et-viens sauvages, elle commença à masturber son clitoris en même temps, se cambrant de plaisir tandis qu’il gémissait dans un râle viril.
Il se retira et la retourna pour qu’elle soit à quatre pattes sur le lit. D’ordinaire, elle aurait souhaité plus de délicatesse mais là, tout de suite, elle acceptait bien volontiers d’être manipulée ainsi. Elle sentit ses mains la prendre fermement par les hanches alors qu’il insérait à nouveau son sexe en elle. Elle aimait particulièrement cette sensation d’être possédée toute entière, de lui appartenir en cet instant. Son sexe s’enfonça en elle de plus belle alors qu’il la pénétrait profondément, et elle n’hésita pas cette fois à se masturber à nouveau, se laissant aller au plaisir toute entière. Elle adorait sentir ses fesses claquer contre son bassin à chaque coup de rein, créant un tempo orgasmique qui résonnait jusque dans sa tête. Elle sentait la jouissance approcher alors que ses doigts jouaient autour de son clitoris au rythme des vas-et-viens.
…
Les mains sur ses fesses, ou caressant son dos alors qu’il enfonçait son sexe gonflé d’excitation toujours plus profondément en elle, il ne pouvait se délecter plus à la fois du plaisir que lui procurait chaque aller-retour dans son intimité et de la beauté de son corps nu cambré sous ses mains, arquant un peu plus son dos sous le plaisir de chaque coup de rein.
Il sentait que le plaisir montait encore et encore, et sentir ses doigts à elle caresser sur son clitoris chaque fois que ses testicules venaient effleurer sa vulve l’excitait au plus au point. Il voulait la faire jouir, lui offrir un orgasme explosif autant que le sien allait l’être. Il accéléra encore, griffa le dos de la jeune femme en remontant ses mains jusqu’à sa nuque qu’il prit entre ses doigts, utilisant cette nouvelle prise pour rendre ses vas-et-viens encore plus violents. Il glissa ses doigts dans la chevelure d’Éléonore, tirant légèrement dessus à chaque mouvement de son bassin tandis que l’orgasme approchait. Leurs mouvements se faisaient animaux, leurs corps à l’unisson, et sans vraiment savoir comment ni pourquoi, peut-être à la respiration de la jeune femme, l’intensité de ses gémissements et ou le rythme de ses cambrements, il sut qu’elle allait jouir.
Au moment même où les tremblements de plaisir atteignirent les membres de la jeune femme, tandis qu’elle gémissait, les yeux se révulsant en arrière, lui, agrippant fermement ses fesses et sa nuque, éjacula en elle dans un orgasme comme jamais il n’en avait vécu. Il enchaîna plusieurs vas et viens au rythme des pulsations de son sexe qu’elle sentit au plus profond d’elle alors qu’il jouissait.
Ils s’allongèrent l’un contre l’autre, dans la nudité presque coupable qui vient après l’acte, et lui, redevenu timide et penaud laissa glisser sa main le long de la hanche de la jeune femme, sans un mot. Ils fermèrent les yeux, appréciant ce silence comme l’écho de choses absentes, comme l’accalmie qui vient ponctuer la tempête et créer l’harmonie après le chaos.
Puis Jonathan entendit qu’on l’appelait, que quelqu’un répétait son nom. Il ouvrit les yeux, éblouit par la lumière des néons. Devant lui, une femme rouvrait les yeux aux dernières notes de « Instant Crush », et reprenait sa discussion avec ses amis, un sourire sur les lèvres.
Jonathan se retourna, et remarqua qu’un de ses amis lui parlait : « Hey Joe, ça va ? T’as l’air ailleurs ?
- Oui oui, ça va, j’ai juste… Goûté au paradis un instant. »
Fin.