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Histoires coquines

Les deux serpents

Publié le 1/26/2026

Histoires complètes constituées uniquement de dialogues.

Ecrit par Théo Kosma sur des souvenirs de confidentes, recueillies par Chloé. Pour en savoir plus :

plume-interdite.com

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Aujourd'hui... un seul épisode ! Car plus long.

— Au bord de la plage, une zone de dunes. Plage classique séparée de la plage naturiste… par une dune, justement.

— Ça posait pas trop de soucis ? De mecs venant mater, prendre des photos, regarder avec des jumelles et tout ?

— Curieusement non. Y avait une surveillance discrète. Parfois des rondes de police…

— Et pourtant vous êtes tout de même allées voir.

— Tu parles ! On s’est pas privées. Toutes jeunes, et rêvant d’observer des hommes.

— Que des hommes ?

— Que des hommes. D’éventuels mecs de notre âge on s’en foutait. Et on imaginait qu’on materait des couples en action. Idée naïve et ridicule.

— Vous avez vu quoi alors ?

— Trois fois rien. Des familles ! Parfois des hommes, oui. Rarement des Apollons. Souvent à cheveux blancs !

— Vite arrivées vite reparties ?

— Pas du tout, on est restées tant qu’on a pu. Et on est revenues ! En fait, on adorait tout ce qu’il y avait autour. S’éloigner de nos mamans, se mettre en dehors de leur champ de vision. Approcher, se mettre au sol et ramper dans le sable. Jusqu’en haut… après avoir retiré nos maillots.

— Hein ? Vous y alliez toutes nues ?

— Au début non. Et puis une première fois on a été comme… forcées. Deux hommes arrivaient ! De la plage naturiste ! Et pile dans notre direction. Je sais, face à une telle situation, en principe, deux petites chercheraient plus à se couvrir qu’à se déshabiller.

— Ou surtout partiraient en courant.

— Le faire nous aurait grillées. Bon, juste deux gamines… Qu’elles restent là en maillot ou qu’elles courent, peut-être qu’ils en auraient pas tenu compte. On avait pas le profil de prédatrices, c’est sûr ! Sauf qu’on était en panique, rouges, tremblantes, comme un môme pris la main dans le pot de confiture face à une gouvernante super sévère.

— Et donc, maillots retirés en un clin d’œil.

— Oui, et on s’est assis dessus pour les rendre invisibles. Ils sont passés pas loin… sans même nous regarder je crois.

— Comme quoi vous aviez paniqué pour rien.

— Encore que ! Chez les naturistes la nudité est invisible et la couleur d’un maillot interpelle. Avec eux il faut voir les choses à l’inverse. Bref ils sont passés. On s’était relevées, pour faire moins louches et faire semblant d’être à l’aise. Leurs bassins à quelques mètres… À hauteur de nos visages. Ouch ! On avait eu chaud et… on avait soudain encore plus chaud.

— Alors qu’il faisait déjà plus de vingt-cinq degrés à l’ombre ?

— Si pas plus ! Eh oui, étrange sensation… Crever déjà de chaud et avoir encore plus chaud. Le soleil pour la chaleur extérieure, sur l’épiderme, et nos émotions pour la chaleur intérieure, en nous, tout au fond du minou… et sans doute avec une chair de poule !

— Quoi, ils vous plaisaient ces deux hommes ?

— Heu, je pense qu’on a même pas vu leurs visages. Ni même le reste de leurs corps, à part l’endroit que tu sais. Non, ce qui nous a fait mouiller c’est pas eux, c’est la situation.

— Leur intimité vous a plu ?

— Je ne sais pas ! Je te dis, la situation nous excitait. Le reste… Heu… Je saurais pas te donner de précisions. Peut-être qu’ils étaient laids. Qu’ils en avaient de petites, toutes moches et rabougries. À cet âge quand t’es en mode petite chaude, qu’importe la bite tant que c’est une bite. D’homme, qui plus est !

— Et ensuite, dès le lendemain…

— On enterrait nos maillots dans le sable, à la base de la dune, puis on rampait.

— Quelque part il y avait malgré tout un risque, alors ?

— Tu parles ! Deux gamines tout le monde s’en cogne. On aurait pu s’asseoir, se balader, se mettre debout. On faisait comme… semblant de se cacher. Sans doute qu’on se pensait discrètes et qu’on l’était pas du tout.

— Et ça vous est jamais arrivé de pas retrouver les maillots ?

— On savait exactement où ils étaient. Heureusement, quelle catastrophe ça aurait été. Devoir marcher sur la plage textile sur cent mètres, jusqu’à nos mamans, à poil devant tout le monde ! Là était le seul vrai risque.

— Vous cherchiez pas un peu, inconsciemment ?

— Oui et non. Au fond peut-être ? Mais je pense pas du tout qu’une disparition de maillots nous aurait excitées, au contraire.

— Donc en un sens tout cela n’était qu’un jeu innocent.

— Ça l’est pourtant devenu de moins en moins.

— Je croyais qu’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.

— Pas sous la dent, sous l’œil. Sous la dent c’est quand on peut consommer. C’est le plus drôle : espionner est aussi devenu un prétexte ! Ce qu’on pouvait apercevoir en haut de la dune, en vrai finalement on s’en foutait. Les corps tous les mêmes, et pas bien beaux… Par contre, ramper en se tortillant comme des serpents, nues, sous le soleil, en cachette, bravant l’interdit, jusqu’en haut de la colline, on adorait. On en gémissait ! De plus en plus. Et de plus en plus fort. En faisant mine que grimper était dur, comme quand tu fais des bruits en faisant du sport. Plusieurs fois je me suis demandé si l’une ou l’autre n’allait pas en avoir un orgasme. C’était limite… Plus d’une fois on a dû s’arrêter pour se contenir, laisser partir la jouissance sur le point d’arriver.

— Et pourquoi pas se l’avouer ? Vous caresser l’une devant l’autre, ou l’une l’autre, jouir quand ça vient…

— Tout devait rester secret, rien devait être reconnu. L’impudeur a elle aussi ses petites pudeurs.

— Vous l’avez toujours fait que toutes les deux ?

— Une seule fois on a été accompagnées. Et… sur certains points on a beaucoup osé.

— Quoi. Un garçon ?!

— Un copain de notre âge. Qui a bien voulu ramper lui aussi à poil, entre nous deux.

— Qui a bien voulu ?! Laisse-moi rire. Occasion en or, quel garçon serait assez dingue pour refuser ?

— Oh détrompe-toi, tout un tas de copains. On a joué avec pas mal de monde. On nous tournait autour, nous étions courtisées. On a demandé à un mec… puis un deuxième, un troisième… Lui est le seul à avoir accepté, le sixième garçon sollicité peut-être ? Les autres faisaient mine de le prendre comme une blague, ils rigolaient en rougissant.

— Pourtant même sans vous toucher, y avait un truc pas mal du tout à la clé non ?

— Je dirais que oui. Sauf que tous ces messieurs auraient adoré nous suivre en… restant emmaillotés. Eh oui, il est là le truc ! Et dis-toi que c’est la seule vraie petite bite de la bande qui a dit oui. Me demande pas de t’expliquer pourquoi ! Comme quoi la taille n’est pas proportionnelle au cran.

— Vous auriez préféré que ce soit la grosse teub qui accepte ?

— Oh je ne sais pas… On sait aussi se contenter de ce qu’on a.

— Il vous a accompagnées plusieurs fois ?

— Non, une seule et unique. Non pas qu’il ait pas aimé : au contraire il a… TROP aimé ! Un garçon excité, plus compliqué à gérer qu’une fille. Dès le début il a rampé avec difficulté. Si ! Quelque chose qui le freinait. Qui s’enfonçait tout seul dans le sable, et dont il semblait honteux. Alors que pourtant nous, étions assez flattées ! Le copain est resté tout le temps sur le ventre, gêné, en sueur. Nous par contre on se retournait sur le dos, le côté, le ventre… et puis même on s’asseyait, on se levait, on se remettait à plat ventre…

— Ce qui flanquait par terre le scénario espionnage.

— Hem ! Heu, oui. Décidément personne nous remarquait. Enfin, à part le copain. Mais quoi de plus classique que des enfants qui jouent à faire semblant. On voulait juste le récompenser, tu vois ? Qu’il regrette pas non plus sa peine. Lui offrir un peu de spectacle, pour les yeux, vu qu’effectivement il était pas censé toucher.

— T’aurais bien voulu ?

— La question se posait même pas, il était déjà à la limite de tourner de l’œil.

— Et votre petit… « spectacle » empirait le phénomène.

— Evidemment… C’est ballot ! On aurait pu s’en douter. Alors on a arrêté. Et… même en faisant plus rien ça avait pas l’air de passer. Le pauvre ! Bon, il tenait une sacrée forme et semblait en très bonne santé, toujours ça de pris. J’ai fini par aller chercher nos trois maillots. Il a renfilé le sien, et même à son âge avec une pas bien grosse, une érection au max ça se voit. Alors on l’a pris par la main et on est allé à l’eau. Ouf ! Le sel et l’eau froide ont eu raison du bâton, enfin du bâtonnet.

— Une érection vaine… pour rien !

— Si tu réfléchis bien, la plupart des érections n’aboutissent à rien. Nous, on avait bien aimé l’expérience. Et lui… après coup je suis sûre qu’il a pas regretté.

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