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Histoires coquines

Plan love ou plan cul ?

Publié le 12/24/2025

Quelques nouveaux épisodes de « Dialogues Interdits », ma série d’histoires indépendantes légères et sulfureuses, ayant pour particularité de ne contenir aucune narration. Ecrit par Théo Kosma. Pour tout savoir :

plume-interdite.com

Sur des souvenirs de confidentes recueillies par sa complice Chloé.

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Plan love ou plan cul ?

— On était tous en vadrouille à l’étranger, un groupe de potes. Elle, une locale du coin en petite tenue, genre la jeune fille qui s’ennuie dans son village. En principe bien plus le schéma du plan cul que du plan amour et p’tites fleurs. Je sais !

— Accepte-toi comme tu es. C’est ton droit de préférer les pâquerettes.

— Droit que j’ai pris ! En allant lui conter fleurette ! Conter fleurette à la jolie Flora… Ben figure-toi qu’elle y a été super sensible. Je pensais presque avoir trouvé l’âme sœur.

— Ça s’est concrétisé en combien de temps ?

— Le troisième jour, veille de notre départ. Dans ma tête je me faisais déjà des films pour revenir, aller la voir, l’inviter en France, enfin aller plus loin quoi.

— Plus loin que quoi ?

— Que le début de notre histoire, sur la plage. Se promener une heure en se tenant la main, t’imagines ? Puis s’embrasser, se câliner… et pour finir, revenir au logement loué, s’installer discrètement dans le canapé du salon, le seul endroit possible, où Marco et Bruno dormaient.

— Vous avez baisé devant eux ?

— On a fait l’amour en silence. Extra, vraiment. J’étais allongé, elle sur moi. Et puis, alors que j’allais pas tarder à jouir et elle aussi, j’ai vu apparaître sur sa droite, juste à côté de son visage… Ben, une bite. Je savais pas encore celle de qui.

— Quoi ! ?

— Une bite dressée. Sur le coup j’ai cru que ça allait être le scandale, qu’elle s’éloignerait horrifiée pendant que j’en viendrais aux mains avec l’un ou l’autre. Mais non ! Elle s’est immédiatement mise à pomper. Je crois qu’ils s’étaient déjà fait des œillades pendant qu’elle maniait le coït. Puis elle a branlé le sexe contre elle pour une grosse faciale. Entretemps mon bâton était devenu foulard : pour elle pas d’inquiétude, une deuxième bite se présentait à sa gauche. Marco et Bruno nous mataient depuis longtemps et elle arrêtait pas de leur faire des signes ! C’est ce que j’ai saisi bien après.

— Tu peux pas trop en vouloir à tes potes. Quant à elle…

— Au fond je peux en vouloir à personne ! Chacun, chacune est comme il est. Comment lui reprocher de pas être comme je rêverais qu’elle soit.

— Comment ça s’est fini ?

— Plus ou moins en mini-orgie. Flora s’est fait attraper par les deux, un troisième copain réveillé par le boucan est venu se joindre au trio, puis Soraya est venue elle aussi. Et moi, tout dépité devant le spectacle avec un verre de whisky, tentant de garder un peu la face devant cette farce.

— Pourquoi pas changer d’état d’esprit et participer ?

— J’étais si désabusé… Moi qui étais prêt à lui écrire des poèmes… quasiment lui proposer une vie de couple.

— L’un empêche pas l’autre, l’autre empêche pas l’un. Qui te dit qu’elle y était pas prête ? Pour un couple libertin, certes. Couple tout de même.

— Pas du tout ce que je souhaite. Bonsoir chérie tu vas bien ? Oui, j’ai pompé mon collègue de bureau entre midi et deux, et toi comment tu vas mon amour ? Merci bien. Pfff… J’aurais dû voir venir ! Évidemment qu’une jeune et jolie minette qui s’ennuie dans son petit patelin sera plus en mode catin qu’en mode amoureuse. On me l’avait plus ou moins dit, j’aurais dû écouter. C’était logique ! Des tas de parties de sexe désirées, impossibles à avoir tout au long de l’année… Un groupe sympa de copains qui passe et… on se rattrape.

— En un sens t’as été chanceux. Si elle s’était révélée ainsi une fois l’appartement acheté et le crédit pris, t’imagines ? Valait mieux qu’elle te montre son vrai visage sans tarder.

— Un visage gluant de sperme, oui : le voilà son vrai visage.

— Pas évident comme base pour des poèmes romantiques, j’avoue.

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Salle bruyante

— Donc ce sont tes consignes pour tes deux coachs ?

— Oui. Pousser les débutants à utiliser les machines situées devant la porte du vestibule. On trouve toujours un prétexte… Puis, les pousser à y aller à fond, afin de les rendre les plus bruyants possible. Qu’ils soufflent, éructent et transpirent ! Que je puisse m’évader au vestibule avec un stagiaire, et que nos propres souffles et éructations soient banalisés au milieu des leurs.

— Ils coachent, tu couches !

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Traces

— Une affaire criminelle ? !

— Que j’aurais adoré pouvoir empêcher. Sauf que… Bon, je peux pas t’en dire beaucoup plus ! Sans rire, toute info précise pourrait te mettre en danger. Ma faute à moi : j’ai longtemps été avec un mec lié au grand banditisme. Ça a laissé des traces… car j’ai conservé quelques liens. Faudra que je les coupe définitivement ! Que des soucis pour aucun avantage. Si encore j’étais une riche trafiquante.

— On t’a jamais proposé de le devenir ?

— On m’a… TOUT proposé. Même des demandes en mariage de parrains. Du coup j’ai un dossier à la bridage des stups, sans doute aussi dans d’autres services. Je ne suis qu’une suspecte. Il n’y a que des soupçons.

— Infondés ?

— Infondés. Je savais qu’après ce qui arriverait cette nuit j’aurais droit à un interrogatoire. Et qu’on me suspecterait de complicité. Alors j’ai recontacté un petit voyou avec qui j’avais eu une aventure quelques mois plus tôt. Un mec pas terrible. Me plaisant pas des masses !

— Pourquoi lui en particulier ?

— Les gens bien que je connais aujourd’hui… je voulais pas leur attirer d’ennuis. Puis fallait que ma nuit soit… crédible aux yeux des enquêteurs.

— Et si vous vous étiez plus vus depuis des mois ?

— Je connais ce genre de petit frimeur ! Il prétendrait tout le contraire. Que je suis hyper accro à lui, que je le pompe trois fois par semaine.

— Belle nuit malgré tout ?

— Franchement bof. J’ai dû me donner à fond. Il fallait absolument que je laisse partout des traces ADN ! Alors j’ai tenu à ce qu’il me mette en sueur puis qu’on roule sur le tapis, qu’il me tringle contre un meuble… J’ai fait semblant d’avaler pour recracher par petits bouts, mélange de son sperme et de ma salive, parfait. J’ai touché les placards, les verres, les serviettes… tout ce que j’ai pu ! Son simple témoignage suffira pas. Par contre, les mille traces laissées m’innocenteront largement.

— Excitant. Un peu… et en même temps si pathétique !

— C’est sûr ! Il est grand temps que je m’éloigne du milieu.

— Tu m’étonnes ! Ne même pas pouvoir avaler, Seigneur quelle tristesse ! Et puis encore dix alibis de ce style à te faire et t’auras la gorge et le trou irréparables.

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