
Il était une fois... nous 4
Publié le 8/16/2025
Tellement d’heures à fantasmer sur ce que tu veux bien laisser entrevoir dans tes clichés. Je ferme les yeux et c’est comme si tu étais là…
La méridienne nous accueille comme un écrin, sous nos corps rapprochés, lovés l’un contre l’autre. La lumière orangée de la rue se filtre par la fenêtre, dessinant sur ta peau de longues ombres sensuelles. Ton parfum inonde la pièce de ses effluves charnelles, se mêlant parfaitement au cuir et au patchouli que j’ai stratégiquement distillés en plusieurs endroits du lieu avant notre rencontre.
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Créer un compteAssis dans le canapé en face, eux nous observent. Lui, les coudes posés sur ses genoux, le regard planté dans le tien. Elle, lovée dans un fauteuil à côté, un demi-sourire au coin des lèvres.
Vous nous observez. Et toi… tu es d’une beauté presque irréelle dans cette lumière de fenêtre.
Tu es à demi allongée contre moi, tes genoux légèrement repliés. Ma main glisse sur les courbes de ta cuisse nue, dessinant des cercles lents, se rapprochant à chaque passage du centre brûlant de ta chaleur. Ton souffle se transforme, plus court, plus irrégulier.
Je sens ton cœur battre plus vite contre ma poitrine, encourageant mon pouce à glisser sur la dentelle, puis à passer dessous, caressant enfin ta chaleur nue. Ton souffle se brise dans un soupir étouffé. Tes doigts agrippent ma nuque, comme pour m’empêcher de m’éloigner.
Lui, celui que je respecte tant, reste immobile, mais son regard semble être un consentement silencieux. Mes lèvres s’inclinent vers ta nuque, y déposant un souffle tiède. Puis je tire ton bassin contre le mien. Il a un léger sursaut. Et toi… le perçois-tu ?
Alors, lui se lève. Je crois un instant qu’il va me repousser, mais non. Il s’approche, entre dans le faisceau de la fenêtre, se penche pour finalement t’embrasser calmement. Il te glisse quelques mots que je ne peux entendre. Te donne-t-il sa permission de continuer ? Mes mains s’arrêtent de caresser ta peau. Je m’immobilise, vous laissant ce moment… quelques secondes seulement, car derrière moi, la lionne resserre son étreinte, me ramenant dans une excitation fébrile.
Lui recule alors et s’agenouille à tes côtés, observant mes gestes en silence. Sous mes doigts, ton corps réagit par de légers frissons, trahissant l’envie qui monte. Ses yeux suivent chacun de mes gestes, puis reviennent sur ton visage, comme pour guetter l’instant où tu te laisseras totalement aller.
À tes pieds, il s’aventure déjà plus haut sur ta cuisse. Ses lèvres effleurent ta peau, s’attardant à chaque frisson que tu ne peux dissimuler dans le relâchement progressif de ton corps. Ses mains écartent doucement tes genoux, t’offrant ses mains en plus des miennes.
La pièce semble retenir son souffle. L’ombre et la lumière découpent des frontières mouvantes entre nous. Puis Elle, assise jusque-là dans un fauteuil placé en retrait, se lève. Elle traverse le salon, longe la zone éclairée par la fenêtre et se place derrière moi. Son corps se presse contre mes omoplates de toute sa poitrine, ses mains explorant sensuellement mon torse pour finalement s’y ancrer avec une lenteur calculée, ses doigts s’enfonçant dans ma chair. Sa bouche vient frôler mon oreille, puis mordre ma nuque, sa main se refermant lentement sur ma virilité avec une assurance presque cruelle qui m’embrase.
Sa jalousie consentie lui donne des gestes acérés et d’une fermeté possessive. Mais je reste tourné vers toi, occupé à te respirer et à te toucher… Toi qui sens mon souffle lourd à ton oreille, prise dans ce mélange de brûlure et de plaisir. Entre nos corps, la chaleur devient oppressante.
Le salon semble disparaître autour de nous. Il ne reste que la lumière chaude de la fenêtre sur nos peaux, les mains et les bouches qui te découvrent, et les souffles haletants qui se mêlent, jusqu’à ce que chacun de nous soit happé par le même point de non-retour.
Je sens ton corps se tendre par vagues, comme si chaque caresse éveillait un courant plus fort que le précédent. Lui se penche, remonte ses lèvres le long de ta jambe, et ton bassin s’incline instinctivement vers lui. Entre tes cuisses, il se rapproche encore. Je vois sa bouche disparaître sous ta robe, et ton corps réagit brusquement : un sursaut, un souffle plus court, puis cette légère ouverture de tes lèvres qui trahit ton abandon total.
Mes doigts trouvent leur rythme sur ta peau, tandis que ma bouche cherche la tienne. Nos lèvres s’effleurent, d’abord en provocation, avant de se rencontrer enfin. Et, dans ce baiser, je sens tout : ton impatience, ton abandon, ta faim. Derrière moi, Elle resserre encore son étreinte, ses mains toujours fortement agrippées, dictant un rythme qui vient se mêler au tien. Ses lèvres quittent ma nuque pour mordiller le lobe de mon oreille, tandis qu’elle affirme son emprise sur moi, m’arrachant un grognement bas. Ses doigts s’activent, me maintenant dans un état de tension plus que palpable.
Le salon semble avoir basculé dans un autre temps. La lumière de la rue, les ombres mouvantes, les souffles rapides… tout se condense dans cet espace réduit de la méridienne. Tes mains agrippent mon bras, ton visage s’enfouit dans mon cou, et chaque mouvement de ton corps me rappelle qu’il te connaît par cœur. Expert de ton plaisir, il agit sans réfléchir, et toi tu l’encourages en pressant sa tête contre ton intimité du plat de ta paume.
Et puis, presque sans qu’aucun mot ne soit prononcé, l’équilibre cède. C’est un mélange de chaleur, de tension relâchée, de gestes qui s’accélèrent puis se figent… Une onde partagée, qui passe de toi à moi, de moi à elle, et jusque dans ses mains à lui.
La pièce retrouve lentement son silence, mais le parfum de la scène reste suspendu dans l’air, mêlé à cette lumière orangée qui ne nous quitte jamais.
Et quand je quitte ce rêve, il reste sur mes paupières closes la rémanence orangée du réverbère, et ce désir viscéral de retourner dans cette scène… pour franchir, à quatre, un nouveau territoire.