
Nos retrouvailles
Publié le 5/6/2025
Cette voix familière qui dit mon nom fait s’éteindre instantanément le brouhaha ambiant. Trois ans se sont écoulés depuis cette nuit avec toi. Mais ce tout petit mot prononcé fait remonter chaque détail de notre rencontre en une fraction de seconde.
Nous nous étreignons tout en retenue pour nous dire bonjour, les autres ne sont pas au courant de ce qu’il s’est passé. Tu n’as pas changé. Tout au plus quelques nuances de gris de ci de là ont fait leur apparition dans tes cheveux et ta barbe. Mais cela ajoute encore à ton charme ravageur. Ton sourire est toujours aussi enjôleur. Ton regard me transperce et je me sens de nouveau nue devant toi. Le rouge me monte aux joues, ça ne t’échappe évidemment pas, un subtil petit sourire en coin te trahit.
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Créer un compteTrop rapidement à mon goût, nous sommes rappelés à nos obligations respectives. Je file rejoindre ma table, à regrets. Je ne sais pas ce qui s’est raconté au cours de ce dîner, trop perdue dans mes pensées. A un moment, je quitte l’assemblée pour me rendre aux toilettes. Je tombe sur toi en ressortant (j’aime à m’imaginer que tu l’as fait exprès). Je meurs de chaud et pourtant je me mets à frissonner. Pas de doutes, tu me fais toujours autant d’effet. « Peux-tu te libérer d’ici une petite demie-heure? Il y a un bar à mon hôtel et je me disais que tu pourrais m’y retrouver. Histoire de pouvoir se retrouver un peu tous les deux. » Je perds mes moyens et n’arrive plus à balbutier que quelques onomatopées. Ca a l’air de beaucoup t’amuser, tu souris en disant que je suis toujours aussi charmante et tu viens déposer rapidement un baiser sur mes lèvres en prenant soin de caresser ma nuque en même temps: « A tout à l’heure! »
Je n’ai même pas eu à trouver d’excuses pour quitter la soirée. Tout le monde a cru que le trouble que tu as provoqué était causé par un quelconque bobo habituel de l’hiver. S’ils savaient… Arrivée à ton hôtel, je me dirige au bar où tu m’attends, deux verres de vin posés sur la table. Tous ces souvenirs d’une nuit pourtant si courte rejaillissent dans mon esprit. Qu’est-ce que tu es désirable! La discussion est délicieuse, l’alcool est frais, les oeillades sont maintenant incendiaires et les frôlements de jambes sous la table sont explosifs. J’ai envie de toi comme au premier jour.
Direction ta chambre. Nos langues s’emmêlent et nos bouches se dévorent dans l’ascenseur. Elles font déjà l’amour et c’est encore plus exquis que la première fois. Arrivés à ta chambre, point d’envie de s’effeuiller doucement, c’est le désir animal qui s’empare de nous. Les vêtements volent aussi vite au travers de la pièce que nos corps ont besoin de se retrouver. Ton corps non plus n’a pas changé: puissant, sculptural, bouillant. Quel plaisir de parcourir chaque cm2 de ta peau frissonnante de désir. Tes fesses sont ce qui se rapprochent le plus de la perfection à mes yeux. Deux fruits magnifiques dans lesquels on a envie de croquer. Et quel n’est pas mon plaisir de les savoir toujours aussi sensibles et réceptives aux caresses. Je les agrippe, les caresse, les mordille, les embrasse et les lèche comme si on m’offrait le plus doux de tous les desserts. Mes doigts se font plus précis et viennent te visiter plus profondément. Tes gémissements et tes grognements m’encouragent à torturer encore tes deux pommes d’amour.
Tu te retournes tout à coup, je pense que tu as envie que je prenne ta queue en bouche. Mais tu m’attrapes et me plaque sur le lit. Tes yeux plongent dans les miens en même temps que je sens tes doigts commencer à me fouiller. Une étincelle jaillit dans tes yeux lorsque tu sens l’effet que tu me fais. Nos bouches affamées s’aspirent et se dévorent mutuellement. Elles ne veulent plus se lâcher. Rapidement tes doigts ne me suffisent plus et j’agrippe ton membre turgescent pour le diriger vers mon entrée détrempée. Mais tu me refuses cette délivrance. Tu as décidé de me faire encore un peu monter. Tu me forces à me relever et me tires vers la salle de bains. L’eau, bien évidemment.
Dans la douche, pendant que l’eau chaude coule sur nos corps, tu te places derrière moi, ton bassin collé à mes fesses et je commence à sentir tes mains enduites de savon glisser sur mes épaules, mes bras, mon ventre. Puis elles remontent sur mes seins pour les malaxer. Décidément, tu me connais bien et tu sais qu’invariablement, ces caresses vont me mettre en transe. Ma fente s’ouvre et coule de désir pour toi. Comme si tu lisais dans mes pensées, tu viens me glisser à l’oreille: « supplie moi ». J’ai tellement envie de te sentir m’envahir et me remplir que je dis tout ce que tu as envie d’entendre. J’écarte mes cuisses et me cambre pour m’offrir à tes assauts. La libération est proche, je sens ta queue se présenter et…
…je finis par ouvrir les yeux. Ca avait l’air si réel. Comment croire que tout ceci n’était qu’un rêve alors même que la moiteur et l’agitation de mon corps entier me crient une autre vérité…