Le Désir Inavoué de Marie

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Il doit y’avoir une quinzaine d’années, Marie, nous avions été diner du côté de Pont-Aven, dans une guinguette, nous avions pris quelques Caïpirinhas, et dégusté quelques tapas tandis que se succédaient ensuite les verres de rosés, une douce ivresse lentement m’envahissait. La température était estivale, tu portais une robe légère, j’étais heureux de passer une soirée avec toi, elles étaient rares, je ne te croisais plus depuis que tu avais quitté Christophe.
À notre droite, il tenait conversation à une fille, nous n’existions plus dans son univers et cela ne me dérangeais en rien, il sortait son grand jeu et ainsi fait, il nous foutait la paix, j’avais enfin un instant seul avec toi au point où je ne garde aucun souvenir de la compagne de mon ami (ce jour-là). Nous étions comme deux couples assis chacun à une extrémité du comptoir, chacun d’entre nous plongé dans sa propre histoire, il y’avait comme le mur de Berlin dressé entre ces deux échanges distincts et c’était parfait ainsi, la parole pouvait se libérer dans ce confessoir improvisé. Pourtant, le connaissant Christophe devait sans doute entretenir semblable conversation, mais ce qu’il racontait m’importait en rien, je voulais t’entendre, te raconter, quelque part te dénuder, j’étais peinard pour se faire et il me semblait percevoir dans ton attitude comme un consentement.
Nous discutions donc, toi et moi, de rapports de séduction, de sensualité, de ces jeux entre homme et femme, et c’était exactement ce que nous pratiquions sans se l’avouer, c’était agréable et doux que ce grisant strip-tease. Je montais en tension au fil de la soirée, devenais de plus en plus hardis, je débridais les mots, comme on lâche des chiens en laisse et ton regard semblait m’encourager à ne pas les retenir, bien au contraire. Nous restions dans les sous-entendus, dans les généralités, nous effleurions les choses en espérant que l’autre comprenne et saisisse nos mots cachés, en tout cas, c’est bel et bien ce que je tentais, nous frôlions les lignes jaunes, poignée dans le coin sans jamais les enfreindre et c’était bon que d’avoir les cheveux au vent.
J’étais heureux que tu te livres, d’avoir accès à ta féminité à ton intimité, à ta sensualité, tu ouvrais des cadenas les uns après les autres et cela me semblait sans limites, c’était comme un effeuillage, lentement tu te dénudais et c’était bon, ton « intime » me semblait enfin accessible, à deux doigts à peine, c’était presque possible. Il me semblait pouvoir y avoir accès même si bien sûr l’alcool rendait les mots plus libres et pouvait m’induire dans de fausses interprétations.
J’avais envie de plus, de te fantasmer davantage, de te connaitre encore plus, de te mettre à nue, une bonne fois pour toutes. Je voulais me souvenir de cette soirée, me bruler, que tu me marques au fer rouge, je voulais faire partie de ces privilégiés qui t ’on connut sans tabous ni retenue, de ceux qui ont provoqué, épiés, écoutés et vécu tes orgasmes.
J’étais dévoré par l’envie de te demander de faire un tour discrètement dans le camping, de retirer ta petite culote et de revenir, cul nu sous ta robe, me la confier, pour incendier une bonne fois pour toutes, cette troublante et tellement espérée conversation. J’étais comme possédé par ce désir obsessionnel, j’en étais même quasi malade tellement cette pulsion me ravageait le ventre, comme si un serpent parcourait mes organes, j’avais de la buée dans les yeux et voyais trouble. J’étais disposé à m’assoir sur une chaise électrique, et que tu balances les watts, je désirais me faire secouer comme jamais.
Je suis un surfer, amateur de sensations fortes, quasi-accroc à l’adrénaline, et je voulais en prendre plein la gueule, recevoir de ta part mon lot d’uppercuts. Je voulais plus que tout que tu retires sur le champ cette putain de petite culotte, que tu te comportes en « pyrowoman » et cela me rendait quasi barjot.
Plusieurs fois, j’ai été à deux doigts de te le demander, mais je n’ai pas réussi à sortir les mots de ma bouche, paralysé et par le désir et par la trouille. Parfois je suis d’une lâcheté de teenager et je n’ose évaluer le nombre d’occasions ainsi ratées au cours de mon existence.
(Finalement et c’est aujourd’hui pour moi certain, voir ou rêver d’une femme semi-nue ou nue n’a en rien quelque chose d’excitant. Voilà maintenant quelques années que je ne feuillète plus aucun magazine érotique ou porno). Tel n’était donc pas l’objet de mon désir en soi. Ce n’était pas nue que je voulais te voir, je voulais juste déshabiller ton âme, connaitre ton intime le plus secret, l’autre face du miroir, à quel moment étais-tu capable de basculer dans la luxure, de perdre le contrôle et de danser comme la Reine de Saba. Je trouvais cette idée et plus particulièrement celle de m’approcher encore plus de ton « intime » incroyablement excitante. Notre conversation ayant déjà ouvert pas mal de portes, il ne restait plus qu’à faire tomber ta culotte tel un symbole d’ultime de confiance et d’abandon.
Depuis, ces années, je regrette de ne pas avoir eu ce courage, finalement je n’avais rien à craindre ni à perdre, si ce n’est me faire passer pour un cinglé ce qui reste une vérité.
Du coup, j’ai rêvé il y a peu que j’avais osé te le demander
Et je pense qu’il est temps de te l’avouer
•    Marie, je passe une excellente soirée
•    Moi aussi
•    Je suis heureux de ces instants, je ne veux pas les oublier
•    Alors ne les oublie pas
(Silence), puis prenant mon courage à deux mains
•    J’aimerais sublimer ces instants, y foutre le feu, j’aimerais m’en souvenir toute ma vie, j’aimerais que tu m’aides à y parvenir, que tu me rendes plus fou encore, carrément comme un dingue. J’aimerai un instant hors du monde avec toi, une folie, un truc qui n’implique que toi et moi, un secret qui resterait entre nous à tout jamais… (Silence) …j’aimerais que tu te tiennes ainsi, à côté de moi, mais j’aimerais vraiment que tu retires ta petite culotte pour me sentir encore plus près de tes secrets, pour croire que tu m’en offres l’accès. S’il te plait, acceptes, retires là et confie là moi.
Bon sang, que j’étais mal. Quasi au bord de me cogner un AVC sur place. J’étais pendu à ta réaction, fébrile, à déjà regretter mes mots et à me traiter de triple con.
 
Tu t’étais marré avant d’accepter, j’étais à la fois soulagé et en même temps, à vif, comme si l’on venait de m’écorcher la peau. Puis tu t’étais éclipsé pour retirer ta petite culotte à l’abri des regards, derrière un arbre, j’étais dans tous mes états, aux abois, en panique, chaque seconde passée était un clou planté dans mes chairs et c’était bon. Tu es revenue souriante me déposer dans le creux de ma main l’objet tant désiré que j’avais enfoui dans ma poche, après l’avoir discrètement humé, le rouge aux joues.
Tu m’avais demandé si j’appréciais
J’avais répondu un simple « ouf » en bégayant, tandis que je tenais mon verre en tremblant
Je t’avais ensuite montré une bosse sans équivoque possible sous mon short, ce qui m’évitait de bafouiller
Et toi ? Avais-je demandé.
Tu t’étais cambré, avait tiré sur ton tee-shirt, il m’avait semblé que tes seins pointaient et cela avait amplifié mon trouble.
Nous avions tenté de reprendre la conversation, mais c’était pour moi, une torture à la fois violente et douce, que de te savoir à quelques centimètres de moi, déculottée. J’étais comme le bateau ivre, supplicié, à la dérive sous la tempête et cependant heureux d’être bringbalé par les flots. J’étais submergé de sentiments et d’émotions contradictoires, c’était comme un cocktail fortement alcoolisé et sucré. Je tentais d’imaginer tes derniers mystères, le galbe de tes cuisses, ta touffe, ta vulve et j’avais et le feu aux joues, le souffle coupé. Je savourai chaque seconde et j’étais fier comme un conquistador, tu avais accepté l’invitation, ce jeu avec moi, je comptais dorénavant parmi les élus. C’était comme un tsunami qui me parcourait, mes mots m’échappaient, je ne les maitrisais plus et je ne parvenais plus à reprendre une conversation quelque peu intéressante, je me surprenais à sortir des fadaises alors que quelques minutes auparavant nous entretenions une conversation bien plus intellectuelle et captivante, j’avais perdu tous mes moyens, simplement car dorénavant tu avais la touffe aux quatre vents, aussi simplement ou stupidement que cela. Je n’étais plus troublé par le vertige que parfois procurent les mots. J’étais devenu un animal, basique et primitif, l’esprit rivé sur ton entre-jambes. Ta culotte au fond de ma poche m’avait réduit à pas grand-chose.
•    Tu n’es plus dans ton assiette Pascal, tu as dit en riant
•    Pas franchement
-Tu veux que je remette ma culotte
-Non surtout pas
-Alors tu rêves de quoi
-Tu veux savoir ?
- Oui
- À vrai dire et ce n’est pas possible ici, je rêve de te sucer que j’ai dit tandis qu’un incendie me bouffait le visage.
Bon sang, j’avais réussi à le dire....Et j’en étais surpris.
•    Et tu t’y prendrais comment ?
J’ai respiré un grand coup et puis j’ai sauté dans le vide.
•    D’abord j’embrasserai l’intérieur de tes cuisses, doucement, et remonterai ma bouche vers ton abricot que j’écarterai d’une légère pression de la langue, découvrant tes parfums, ton gout, je te lécherais ainsi quelques instants du bas vers le haut, tout en t’écartant davantage tandis que chacune de mes mains te porterait vers ma bouche gloutonne en soulevant tes fesses. Je sucerai alors ton clito, le sentant durcir avec émotion et je le téterai avant d’enfouir et de tourner la langue dans ta douce chatte sentant alors ma queue durcir et s’affoler. Je serais euphorique, comme shooté par l’instant. Crois-moi, je prendrais un pied pas possible à te sucer, sur que j’aimerai, aucun doute, je tenterais de mémoriser chaque seconde, chaque recoin de ton entrejambe et je m’appliquerais à te faire perdre toute raison. 

Je remplacerai maintenant ma langue par mon index, ce dernier remontant s’afférer autour de ton clito, je te lècherai et te branlerait ainsi quelques longs instants, appréciant le mouvement de tes hanches, la pression que tu exercerais sur ma bouche. D’un autre doigt maintenant je caresserai ta raie humide aventurant un doigt vers ton trou le plus sacré, une pression de ta part m’inviterait à te pénétrer ce que je ferai, te limant maintenant un doigt dans le con, l’autre dans le cul, et ce sans jamais cesser de te lécher, savourant bien sur ton clito devenu comme un petit pieu de caoutchouc sous ma langue. Tu serais maintenant saisie de convulsions, je saisirai tes seins pour sentir ton orgasme comme une secousse sismique parcourir ton corps, ta voix perdre le contrôle et tes mains affolées s’aventurer dans ma tignasse. Je serai alors triomphant tel César après avoir vaincu Cléopâtre de sa langue ou de son pieu.
Tu as éclaté de rire
•    Voilà comment je m’y prendrai, en espérant que cela te plaise…
J’avais tout déblatéré d’un seul trait, épiant chaque mouvement de ton visage, tu semblais soufflé, tandis que je cherchais ma respiration… Je n’en revenais pas d’autant d’audace, d’avoir retrouvé d’un seul coup, comme sous un électro-choc tous mes mots. J’avais tout déblatéré quasi sous hypnose.
•    Tu as apprécié, c’est le cas ?
•    Oui, je suis toute mouillée (rire)
•    Et toi tu aimerais quoi ?
•    Te sucer
•    Ah oui ?
Il faut être un sacré crétin ou être doté d’un égo à la con, pour oser croire que ce soir-là, tel aurait été ta proposition. Mais j’ose le croire, ou en tout cas j’ai décidé d’y croire. Je pense que me faire connaitre la douceur de ta bouche a sans doute compté parmi tes aspirations et désirs (parfois je suis d’une prétention sans fonds). À vrai dire ce qui comblerait mon égo serait que tu te sois caressé jusqu’à l’orgasme, imaginant ta langue, usinant mon engin
C’est peut-être ton subconscient qui a délégué cette tâche à une de tes amies, comme si tu lui avais rétrocédé l’ouvrage. Ce soir-là, chez toi, se trouvait une belle brune inaccessible, toi, une très belle blonde que j’indifférais en toute vraisemblance et une troisième amie plus transparente. C’est cette dernière qui m’a kidnappé et ce serait faire le bégueule que de dire que je ne garde pas un bon souvenir de ce bain de minuit, de ses gros nichons, de son cul rond, de sa bouche décomplexée et avide. Reste vrai qu’il manquait le désir, l’émotion. Elle était la tierce personne, la remplaçante.
Je fus surpris à mon retour de te trouver vénère, telles une sainte nitouche, une vierge offusquée, une coincée du cul brandissant l’étendard de la bonne conduite à tenir et des bonnes manières à respecter, oubliant que c’était toi finalement qui m’avais offert sa bouche ce dont je venais te remercier avant que tu ne m’agresses.
Pas toi stp Marie? Je ne le crois pas, ne me prends pas non plus pour un imbécile, et ce malgré ma naïveté. N’oublie pas je suis un gémeau tout comme toi. Je sais comment tu fonctionnes, je te connais comme moi-même.
La vérité est que tu veux tout, même le contradictoire, même l’impossible, le Ying et le yang en même temps, le beurre et l’argent du beurre, tu veux la totale même l’interdit, tout vivre, tout tester, tout voir, tout respirer ne rien abandonner, ne rien céder à personne, fracasser les barrières, cambrioler ce qui ne serait être accessible. C’était comme si tu me reprochais d’avoir offert ma bite à sucer à cette « demie trainée » qui quelques heures auparavant n’existait pas dans mon jardin secret. Sans doute que cette « imbécile, cette “moins que rien” avait gâché le travail et aucun doute que tu m’aurais fait bander plus fort qu’elle. Je te désirais depuis des années, tu comptais parmi les pierres angulaires de mon jardin interdit. Elle ? Elle n’était rien et cette “garce” t’avait volé les érections qui t’étaient promises. C’est pour toi que je bandais, pas pour elle et dans un autre monde c’est sans doute toi, qui ce soir-là ou un autre m’aurait sucé, me faisant découvrir la chaleur et la douceur de ta bouche, l’expertise de ta langue. Aucun ne doute que j’aie connu d’autres convulsions entre tes lèvres et que j’en sois marqué au fer rouge.
Il est vrai et c’est étrange, à la réflexion, aujourd’hui que j’y suis, je n’ai jamais fantasmé ni sur tes seins ni sur ton cul. Sans doute à cause des “interdits”, je n’ai jamais songé à te culbuter ou à te retourner. Par contre j’ai rêvé d’accéder à ton intimité, à tes jardins secrets et forcément à ton entre-jambes, à ta sexualité (je pose la nuance). J’ai rêvé d’être ivre et transporté par ta sensualité.
La beauté physique connait rapidement ces limites et s’il suffisait de regarder des femmes déculottées pour grimper aux arbres, alors je n’aurai nul besoin d’en baver des ronds de chapeau pour tenter d’écrire un texte qui tienne la route, il suffirait de taper “woman upskirt” sur Google, seulement deux mots, pour m’abreuver de culs nus jusqu’à plus soif. En vérité je me fous éperdument des dessous de ces inconnues, d’ailleurs je n’imagine pas ta culotte sous ta robe, mais tout en haut d’un mât de cocagne, on ne parle donc pas de la même chose, de la même quête, du même Graal.  Je n’ai jamais cherché à savoir si tu avais le cul plus ou moins rond, les nichons en forme de poire ou de pomme (je me doute juste que tu es brune des tétons à l’entrejambe), reste que je t’ai toujours trouvé ultra bandante, ton “sex apple” est dans ton regard pétillant, ton énergie, ta folie, ton explosivité, tes passions, dans ton aura, dans tout ce que tu es. Bien sûr que tu m’as prodigué des érections ces dernières années et oui, même si j’ai tenu mes fantasmes en laisse, même si souvent je les ai détournés vers d’autres bouches moralement plus acceptables, il m’est arrivé de me caresser en imaginant tes reins se cambrer, tes soupirs.

Aujourd’hui écrire ce texte, je te l’avoue m’a prodigué quelques érections et j’ai trouvé tes encouragements à continuer cette écriture particulièrement excitants, c’était comme si tu tenais ma bite dans le creux de ta main et que tu me disais d’aller au bout, de vider mon sac. Or le temps passe, mes érections sont plus rares, deviennent plus précoces. Il est temps de cesser de tourner autour du pot, de parler en métaphores, en sous-entendus, d’utiliser des chevaux de Troie et des mots de pailles. Bien sûr ce soir-là, lorsque je parlais de désirs, de fantasmes, je parlais de ceux que tu m’inspires. Je ne viens pas t’écrire une déclaration d’amour, je viens te parler de ma queue, de ton sexe, de ma langue, de ta bouche, de tes sueurs, de tes orgasmes, t’avouer que je te fantasme même si tu le sais depuis longtemps. Ce qui m’excite est de tenter de découvrir qui tu es vraiment. Qu’aimes-tu faire ? Comment aimes-tu être prise ? As-tu encore des fantasmes, des désirs inavoués ? Que caches-tu ?
Et voilà donc que tu aurais aimé me sucer à sa place. J’étais stupéfait et fier en même temps. Tu m’aurais entrepris en me regardant de tes yeux pétillants. “Je suis Marie, c’est moi ton interdit ! Je suis ton vertige transgressif, ce n’est pas l’autre petite conne, je sais que c’est moi que tu désires, pas elle. Ce sont mes phéromones qui inconsciemment t’ont conduit jusqu’ici, le désir de ma bouche et en aucun cas ceux de cette petite dévergondée, soit honnête avec toi-même, tu le sais très bien. C’est moi qui aurais dû découvrir et la texture et le gout de ta queue je sais que tes érections ce soir étaient pour moi, qu’elles m’appartiennent. Je sais que c’est dans ma bouche que tu veux être et je n’ai aucun doute, je suce mieux qu’elle.  Tu es passé à côté de l’Eldorado, tu n’as pas accédé aux étoiles qui se terrent aux fins fonds de la galaxie. Je t’aurai sucée avec désir, gourmandise, application et surprise. Je suis Marie, mi-Bretonne, mi-gitane, je ne suis pas une sainte et encore moins une vierge. 

Moi, j’aurai pris ton membre tendrement et délicatement dans ma bouche comme une hostie, puis j’aurai fait monter la température, déposant tes sens sur le grill. J’aurai fait parler la panthère qui est en moi, parler mon expérience et je t’aurai crucifié aux portes de l’enfer. J’aurai cambré mon cul nu, écarté mes jambes de manière à ce que mon cyclope t’hypnotise comme un cobra. J’aurai cambriolé ton âme, pris possession de tes esprits. J’aurai vu ton visage devenir fébrile, ta poitrine gonfler et j’aurai senti ton sexe aux abois, dur, chaud, se convulser sous ma langue, tu aurais été enfin dans ma bouche, je t’aurais senti en perdition, je t’aurai plaqué les épaules à terre, tu aurais été ippon, échec et mat, et scarifié au coutelas, jamais tu ne pourrais oublier, je t’aurais vidé de ton sang. 

J’aurai ainsi soumis et réduit à que dal, le guerrier que tu prétends être. Tu serais devenu un petit animal, apeuré par l’idée que je l’abandonne sur la route et disposé à me manger dans la main pour que je termine mon ouvrage. Tu aurais paniqué à l’idée que je compte parmi ces novices pudibondes, ces allumeuses qui reculent la bouche, ces branleuses de pacotilles. Moi, j’ai sucé quelques bites avant la tienne et j’aurai continué mon œuvre, je ne lâche rien si près du but, jusqu’à te planter des banderilles dans le creux des reins, aujourd’hui encore tu en porterais les cicatrices, crois-moi.”
 
(Voilà donc comment je vois notre histoire et je suis convaincu, ce soir-là, d’avoir raté ma chance.)
Je pense que nous sommes à un âge, où les choses doivent être dites et c’est ce que je suis venu enfin t’avouer ce qui est un soulagement.
Comme je te disais et comme tu le sais maintenant, ton intimité fait partie de mes fantasmes
Je suis donc super heureux que tu aies apprécié au moins la version 1
Ce qui me comblerait (ce texte ayant été un long travail) est qu’à cette lecture tes tétons se soient dressés et que tes doigts soient passés de ta bouche à ton entre-jambes.

 

Auteur : Pascal


Les commentaires

Emy à 23:26, le 9 février 2024


Jolie histoire, jolis fantasmes. Cette Marie semble avoir bcp fait travailler l imagination. Bravo pour ce récit


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