Entre célibataires consentants

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Entre célibataires

Histoire coquine et terriblement excitante écrite par Terremer, membre de la communauté Lebisou.

Entre célibataires consentants

Je regardais ma montre discrètement. Bientôt quinze heures, le repas s'éternisait et je soupirais intérieurement. Nous étions installés dehors dans la grande cour, sous une grange réhabilitée, nos hôtes, en cet après-midi orageux, craignant que la pluie ne s'invite malgré eux.
J'avais eu l'habitude des repas de famille en tant qu'invité « normal », mais là, en tant qu'invité par « paternité » je ne me sentais plus à ma place. Et mon ex belle-famille me le faisait bien sentir, à part ma belle-mère avec qui j'avais gardé de bonne relation et à qui je devais d'être là.

- Mais si, viens, ça permettra à mon petit-fils de voir la famille
- Ecoute je le dépose et reviendrais le prendre en fin d'après-midi, même si c'est moi qui en ai la garde, ça ne me pose pas de problème
- Non, tu auras ta place avec nous comme avant, tu n'as pas a discuter ! Tu verras tout se passera bien.

Voilà à peu de chose près la conversation de la semaine dernière. Sauf qu'en réalité tout ne se passait pas si bien que ça. Tout d'abord mon ex-femme était absente, une gastro de dernière minute d'après ce que je savais. Bon, mon fils jouait et courait dans tous les sens, heureux de se retrouver en famille, c'était déjà ça. Pour moi en revanche, peu de personnes m'avaient adressé la parole, hormis pour dire bonjour, et encore. Et je vous passe le repas. Je pense que dans le remake de l'homme invisible j'aurais décroché un Oscar ! Cela faisait une bonne demie heure que je sirotais mon crémant tout en me demandant comment annoncer à mon fils que nous devions partir, sans trop le brusquer, lorsque je croisais le regard de Karine. Une belle brune de mon âge, la meilleure amie de mon ex belle-sœur (entendait par-là la femme de mon ex beau-frère), invitée quant à elle par habitude, mais depuis peu seule avec ses deux filles, Julie et Manuela. Leur père ayant décidé de partir avec une autre six mois auparavant. Levant son verre elle m'adressa un léger sourire en agitant son verre. Je répondis par le même geste et le portait à mes lèvres, me joignant à elle sur ce toast à distance. Au moins, une autre personne semblait me voir, et pas une des plus déplaisantes.
Ma vessie me rappelant à l'ordre, je me levais pour tâcher de la satisfaire. Arrivé dans la maison, je constatais que deux personnes attendaient déjà leur tour. L'occupante des lieux sortit à ce moment-là, je reconnu Manuela à qui j'adressais un signe de tête pour la saluer. Elle s'arrêta et me murmura à voix basse
–    Si tu ne veux pas attendre, je crois que la chambre d'hôte derrière la maison est ouverte. Mais chut !
–    Ok, merci !
Je lui avais répondu sur le même ton, ne comprenant pas pourquoi elle m'avait adressé la parole. Qu'importe, ma vessie lui devait son salut. Je rebroussais chemin et, faisant le tour de la maison je me dirigeais vers la dépendance que ma belle-famille avait transformée en chambre d'hôtes. Ayant participé aux travaux, je connaissais les lieux. Une grande pièce en bas faisant office de salon, cuisine et salle à manger. A l'étage, deux chambres et une salle d'eau comprenant les toilettes et surtout une baie vitrée donnant une vue imprenable sur la vallée. Une fois mon envie satisfaite, je pris un peu de temps pour admirer la vue. Après tout, personne (à part peut-être mon fils) ne m'attendait en bas, je pouvais me poser un peu. Sauf que...
Les marches de l'escalier se mirent à grincer sous les pas d'un visiteur, contre lequel je me mis à pester intérieurement, une silhouette se découpa sur le palier, une femme d'une quarantaine d'années, boucles brunes et robe d'été couleur pastel. Karine. Elle aussi fut surpris de me trouver là et elle marqua un temps d'arrêt ce qui me donna le loisir d'admirer une autre vue, celle de son dos nu renvoyé par le miroir derrière elle. C'est elle qui parla la première.
–    Ah... heu... désolé... il y a la queue pour les toilettes en bas et...
–    Et tu es venue ici, ça nous fait au moins un point commun du coup.
Elle sourit en me montrant la porte
–    Je peux ?
–    Oui, c'est bon pour moi, de toute façon j'allais descendre. Je te laisse.
–    Merci !
Elle me passa devant et referma la porte. Je restais une seconde encore immobile, souriant moi aussi. J'entendis un bruit de tissu et j'imaginais sa robe glissant le long de son corps. L'image se matérialisa trop réellement dans ma tête et je la chassais rapidement tout en prenant la direction de l'escalier.
–    Attends ! Thierry ?
–    Oui ?
Interloqué, je m'arrêtais aussitôt.
–    Euh … la porte ne ferme pas à clé... ça te gêne d'attendre le temps que.... Histoire que...
–    Que personne ne vienne l'ouvrir et te surprendre en ce moment d'intimité ?
–    C'est ça oui répondit-elle dans un éclat de rire. Vu la queue en bas, il y a de grandes chances que cela arrive !
–    Pas de problèmes, je surveille.
Je fis demi-tour et alla m'assoir sur le lit. Finalement au bout de deux minutes, je m'allongeais sur le dos et fermais les yeux en attendant qu'elle sorte, Le bruit de la chasse d'eau me tira de ma torpeur et je me redressais sur les coudes au moment où Karine sortait. Elle me chercha des yeux et sourit en me voyant. Elle me rejoignit et s'assis à côté de moi.
–    Merci, j'étais un peu plus rassuré te sachant là.
–    De rien, et c'est à moi de te remercier aussi.
Elle me regarda étonnée.
–    Ah bon... pourquoi ?
–    Tu dois être la seule personne à table à avoir fait comme si j'existais.
–    Ah ça ! Elle posa la main sur ma cuisse et je réprimais un frisson. Y'a pas de quoi ! Crois-moi je sais ce que c'est de passer en mode invisible, j'ai connu ça après le départ d'Alain. Alors oui, je n’étais pas trop d'humeur causante, mais tout le monde avait tendance à me mettre de côté. C'est grâce aux filles que ça s’est arrêté.
–    J'ai croisé Manuela tout à l'heure. Elles ont l'air d'aller bien.
–    Oui ça a été un peu dur au début mais là, c'est mieux. A seize et dix-huit ans, elles arrivent à comprendre.
–    Et toi ?
Elle me regarda d'un air sérieux, soupira et s'allongea à côté de moi.
–    Ouais, ça peut aller. Les premières semaines sont horribles, le premier mois très dur et puis petit à petit tu reprends des repères. Mais tu dois savoir ça non ? Ça fait combien de temps toi ?
–    On arrive à deux mois. Oui, les repères changent, mais les questions restent les mêmes, surtout une.
Elle tourna la tête vers moi et je fis de même, plongeant mes yeux dans les siens.
–    « Pourquoi » ? me souffla-t-elle
–    Oui, lâchais-je tout bas, « pourquoi »
–    Et la réponse ?
–    Je la cherche encore. Et toi ?
–    Pareil.
–    Et la solitude ?
–    On se résigne, on fait croire que l'on s'y est fait. Les enfants comblent en partie, mais pas en tout, il reste du vide.
–    Oui, je connais ça. Qu'est-ce qui te manque le plus à toi ?
–    La présence de l'autre, se savoir désirée, des trucs d'adultes quoi. Et toi ?
Ses yeux semblaient me transpercer, ils étaient d’un gris argenté, je pense que c'était la première fois que je prenais conscience de leur couleur.
–    Moi ? Presque pareil. Avoir quelqu'un à toucher, à caresser, avec qui parler de sa journée, esquisser un geste en passant, se frôler... et puis les trucs d'adultes aussi oui.
–    Des trucs d'adultes... elle sourit un peu plus tout en se tournant vers moi.
–    Oui, d'adultes répondis-je en faisant de même.
–    Tu peux préciser ?
–    Toi d'abord !
Nous sommes restés un moment ainsi à nous dévisager, sourire aux lèvres, puis elle articula un mot que je compris aussitôt. J'acquiesçais d'un signe de tête et elle se mordit la lèvre d'un air hésitant. J'hésitais moi aussi. Nous n'étions que tous les deux, à l'étage d'une chambre d'hôtes, isolés du reste du monde pour ainsi dire... et avec peut-être la même envie. Tant pis, jouant le tout pour le tout, je glissais ma main dans la sienne, guettant sa fuite. Elle n'en fit rien, au contraire, resserrant sa prise sur la mienne. Je me rapprochais un peu plus, éliminant peu à peu les centimètres qui nous séparaient, il ne resta bientôt plus que quelques millimètres entre nos lèvres. Je sentais son souffle, hésitant, le mien ne devait pas valoir mieux et alors que j'attendais LE moment adéquat, ce fût elle qui franchit le pas en se plaquant contre moi, sa langue cherchant la mienne avec avidité. A partir de ce moment-là, nous ne fûmes que deux adultes se désirant l'un et l'autre.
Je roulais sur le dos, l'entrainant avec moi, la saisissant par la taille, caressant sa peau à travers sa robe. Karine continuait de fouiller ma bouche avec sa langue tandis que ses mains fourrageaient dans mes cheveux avec fougue. J'adorais ce qu'elle me faisait mais je l'écartais de moi suffisamment, à son grand étonnement,
–    Qu'est-ce que tu....
–    Et si quelqu'un venait, l’interrompais-je. Nous ne sommes pas les seuls à savoir qu'il y a des toilettes ici, non ?
Karine sauta hors du lit avec un gloussement et se rua en bas. Je profitais de son absence pour me débarrasser de mes chaussures, ne restant qu'en short et T-shirt. J'entendis une clé tourner dans une serrure puis ses pas dans l'escalier. Arrivée en haut, elle marqua un temps d'arrêt et me fixa avec un sourire mutin. Lentement elle entreprit de défaire un à un les boutons de sa robe avant de la faire glisser à terre. Elle m'apparut alors dans un ensemble coordonné d'un blanc immaculé, faisant renaître mon érection qui s'était éteinte après son départ. Karine le remarqua aussitôt et d'une démarche lente et sensuelle, s'approcha de moi, finissant par s'agenouiller au pied du lit. Elle se saisit des bords de mon short ainsi que ceux de mon boxer et commença à faire glisser le tout vers le bas. Je l'aidais au possible à me débarrasser de ces vêtements, enlevant même le haut sans attendre. Une fois nu, elle me contempla un instant puis se releva et, lentement, fit glisser sa culotte le long de ses jambes et, d'un tour de magie, son soutien-gorge prit le même chemin. Elle était superbe dans le simple appareil. Une poitrine qui ne demandait qu'à être prise en main, des tétons qui n'attendait qu'à être pris en bouche et une fente surmontée d'une légère toison qui me narguait impunément.
Elle s'avança sur moi, pris mon membre dans une main et me décalotta doucement avant de me prendre dans sa bouche. Je rejetais la tête en arrière en poussant un soupir, savourant le ballet de sa langue et de ses lèvres sur moi, tandis que sa main m'enserrait tout en s'agitant dans un délicieux petit va et vient. Avec mes deux mois d'abstinence forcée, je savais que je ne tiendrais pas très longtemps aussi je m’efforçai d'échapper à son emprise en la faisant basculer sur le dos. Dans un petit cri de stupeur elle se retrouva sous moi cette fois, jambes écartées, presque offerte. Mais je ne tenais pas à bâcler cet instant. A son instar, je fondis sur son entrejambe, parsemant son mont de vénus de baisers jusqu'à atteindre sa fente. Elle écarta d'elle-même ses jambes le plus possible et ses lèvres s'entrouvrirent, me laissant devant le spectacle de son intimité déjà bien humide. Ma langue suivit les contours de ses lèves intimes avant de plonger à l'intérieur, goûtant son nectar, allant débusquer son bouton de plaisir si bien caché. Ma langue en fit le tour, je l'aspirais, le rejetais avant de recommencer, j'entendais Karine haleter sous les sensations que je déclenchais en elle, deux doigts inquisiteurs prirent possession de sa grotte ruisselante, elle arqua le dos sous cette intrusion en poussant un râle et je m'attardais à trouver cette zone si sensible à la texture si reconnaissable. Une fois en place, mes doigts firent pression tandis que je m'activais encore plus sur son bouton et bientôt ce furent des gémissements de plaisirs qui s'échappèrent de sa gorge.
Sans crier gare, elle remonta brusquement son corps, échappant à mon emprise. Etonné, je la regardais sans comprendre, j'étais sûr qu'elle était sur le point de jouir.
–    Pas comme ça me dit-elle. Je te veux en moi, prends-moi, fais-moi jouir avec ta queue, pas avec ta langue.
–    Comme tu veux...
Je m'avançais alors sur elle prenant position entre ses cuisses qu'elle avait de nouveau écartées. Mon sexe encore enduit de sa salive buta contre le sien tout humide de son plaisir, un léger mouvement de bassin et je la pénétrais lentement. Dans ses yeux je pouvais lire la course de mon membre dans sa grotte et, lorsque j'arrivais en bout de course, elle émit un léger hoquet.
–    Stop ! Doucement... vas-y doucement...
Je respectais alors sa demande et entreprit un va et vient le plus doux possible en elle, m'arrêtant à la lisière de son sexe pour y retourner, sans chercher à la brusquer. Je baissais la tête et mes lèvres cueillirent un de ses tétons que je suçais délicatement. D'une main elle accrocha ma tête, de l'autre mes fesses et son bassin s'activa sous moi, me donnant le rythme à suivre. Celui-ci s'accéléra petit à petit, je me retenais, restant le plus doux possible mais elle en décida autrement.
–    Vas-y... lâche-toi... vas-y à fond... baise moi !
Je ne me fis pas prier et, sans aucune retenue, je me mis à la pilonner, me retirant presque entièrement avant de replonger en elle jusqu'à la garde. A chaque fois que j'arrivais en bout de course, elle ouvrait la bouche et laisser s'échapper un gémissement. Ses deux mains s'agrippèrent alors à mes fesses, comme pour m'inciter à aller le plus loin possible en elle. Sa respiration se changea en halètements de plus en plus rapide et je sentis bientôt ses premières contractions autour de moi, j'avais la sensation qu'une main s 'était emparé de mon membre et le serrait pour en extraire sa sève. Alors que j'explosais en elle dans un cri de jouissance, elle hurla son plaisir en arquant le dos et en me plantant ses ongles dans les fesses. Nous restâmes ainsi, immobiles, soudés l'un à l'autre, tétanisés par notre jouissance, avant de relâcher notre souffle et moi de retomber sur elle. Nos bouches, à l'instar de nos corps, se soudèrent l'une à l'autre et nos langues se mêlèrent dans un ballet sensuel, baiser passionné, reconnaissance du plaisir échangé.
Finalement je roulais sur le côté et, ayant gardé Karine enlacée, elle me suivit, nous nous retrouvâmes côte à côte, exténués mais souriants. D'un doigt je caressais sa joue.
–    C'est la première fois que je prends autant de plaisir dans un repas de famille.
–    C'est la première fois que l'on m'en donne autant pendant un de ceux-ci.
–    Tu penseras à m'inviter pour les suivants ?
Elle ria sans retenue tout en m'embrassant. Puis elle se redressa.
–    Par contre, je suis désolé d'abréger ce délicieux moment, mais il va falloir retourner « là-bas » ...
–    Je comprends, tu as tes filles et moi mon fils.
Nous reprîmes possession de nos vêtements et, après un dernier baiser, je la laissais partir en avant. Je sortis environ deux minutes après elle et, tandis que je passais ma main dans mes cheveux, une voix me surprit.
–    Eh bien, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu maman avec un tel sourire !
Je me retournais pour me retrouver face à Manuela. Je fronçais les sourcils, un peu gêné.
–    Il y a longtemps que tu es là ?
–    Suffisamment me dit-elle en souriant. Il faut croire que vous aviez tous deux une envie pressante à satisfaire...
–    C'est toi qui l’as envoyé...
–    Va savoir, peut-être... peut-être pas...
Elle me passa devant et, sans se retourner, lâcha une dernière phrase sur un ton enjoué.
–    En tout cas, ça à l'air de vous avoir fait du bien... si tu veux le numéro de maman, demande-le-moi !
Je la regardais s 'éloigner, interloqué par autant d'audace de sa part. Mais content qu'elle sache s'en servir !

FIN


Les commentaires

Vince3469 à 19:56, le 28 avril 2020


Très sympa ce récit. Si tous les repas de famille pouvait finir comme ça :-)

Terremer à 20:45, le 28 avril 2020


Attends.... la suite est en cours d'écriture. Merci à toi !

Sim camille à 06:39, le 3 mai 2020


Excellent. On imagine facilement la scène se derouler. Tres bien écrit. J'attends la suite avec impatience

Terremer à 12:06, le 3 mai 2020


Merci beaucoup !!!

Jessilou à 00:29, le 6 mai 2020


Un texte vraiment très bien écrit !! Se lit facilement j adore .. j attend la suite avec impatience..

Terremer à 09:27, le 6 mai 2020


Elle arrive la suite.... elle arrive.....

Mac Gyver à 18:25, le 7 mai 2020


Oh oui un texte bien écrit et très "prenant", vivement la suite...

Molinari à 16:08, le 14 mai 2020


Récit très sympa ! Bravo a toi

Terremer à 22:05, le 14 mai 2020


Merci beaucoup pour vos commentaires... la suite est en train d'être achevée... encore un jour ou deux !

Syrena à 22:41, le 14 mai 2020


J ai adoré lire !

vdlc à 20:22, le 26 mai 2020


Bravo à l'auteur. Très sympa


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