Au bureau

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Histoire coquine écrite par Erinelexis, femme membre de la communauté Lebisou.

LE BUREAU

Les palles du ventilateur tournaient à plein régime mais la chaleur restait pesante dans le petit bureau. Dehors, la température avoisinait les 38 degrés.
Plongé dans son rapport depuis plus d'une heure, il était si concentré sur son écran qu'il ne l'a pas entendue se glisser derrière lui. Tandis qu'il fermait les yeux pour se reprendre quelques minutes, il sentit un souffle léger dans son cou. Un courant d'air ? Surprenant. Puis des lèvres l'effleurèrent. Il n'avait aucune idée à qui elle pouvaient appartenir et encore moins comment cette personne était parvenue à s'immiscer dans le bureau à son insu. L' envie de se retourner était très forte mais il décida de résister et de laisser le mystère planer. Et puis, peut-être était ce la fatigue qui lui jouait tout simplement un mauvais tour.
Il se concentra donc à nouveau sur son écran mais pour peu de temps. En effet, les lèvres l'effleurèrent à nouveau avant de remonter le long de son cou jusqu'à son oreille. Puis, de nouveau, un souffle, mais cette fois, plus près.
Il se détendit et ferma les yeux quelques secondes, attendant impatient, le prochain baiser, le prochain souffle. Mais contre toute attente, ce fût un mordillement du lobe de son oreille, sensuel à souhait qu'il ressentit. Ses mains restèrent en suspens au-dessus de son clavier tandis qu'il prit une grande inspiration pour se replonger dans son travail. Cependant, sa concentration fût soudain mise à rude épreuve lorsque des mains se posèrent sur sa taille. Il en sentit leur chaleur, leur impatience aussi.
Elles glissèrent lentement sur ses cuisses avant de remonter jusqu'à son entrejambe. Des doigts agiles et fins entreprirent de le déboutonner. Durant ce moment, il sentit des frissons le parcourir et l'espace d'une seconde, il pensa saisir les mains de son inconnue pour l'empêcher de continuer. Pourquoi ? Parce que la peur s'était soudain emparée de lui. Quelqu'un pourrait les surprendre dans ce bureau et de plus, les allées et venues dans le couloir étaient nombreuses. Mais l'excitation que produisit cette pensée chassa toute peur et retenue.
Durant ses réflexions, les mains fines et délicates avaient poursuivit leur oeuvre. Elles avaient écarté son jean et l'une d'entre elle s'était glissé dans son boxer. Son souffle s'accéléra tandis qu'elle s'empara de son sexe. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Sa partenaire était-elle du genre pressante ou joueuse ?
Lentement de son pouce, elle dessina de petits cercles, alternant lenteur et accélération, ce qui le fit frémir.
Elle avait donc envie de jouer ? Alors soit, il la laisserait manoeuvrer à sa guise quelques minutes. La main effectua de longs et lents va-et -viens tandis que le désir le gagnait. Sa partenaire était très douée et de ce fait, il supposa qu'il avait à faire à une femme expérimentée et d'âge mûr. Encore un baiser dans le cou puis un mordillement. Il ressentit cependant autre chose. Une sensation inconnue jusque là. Il comprit alors. Ses cheveux. Une longue mèche rousse et bouclée
retombait sur son épaule...
Malgré le ventilateur, la chaleur dans la pièce avait augmenté. L'été n'en était pas le seul responsable. Il s'imaginait sous une bonne douche rafraîchissante avec cette femme qui faisait naître en lui le désir et dont il se plût à imaginer le visage. Il sourit. Elle était magnifique. Il imagina aussi sa bouche pulpeuse et bien dessinée.
La main de la belle s'activa. Les caresses devinrent plus rapides et elle enserra davantage son sexe à présent durci. Le désir monta crescendo et bientôt il lui faudrait bien plus pour le satisfaire. Soudain les caresses prirent fin à sa grande surprise mais il en comprit bien vite la raison. Sa cravate fut dénoué puis attachée sur ses yeux.
Le jeu continuait. Il voulait entendre sa voix, alors il tenta une question mais un doigt se posa rapidement sur sa bouche. Elle maîtrisait la situation de A à Z et le temps qu'il voulait lui laisser était largement dépassé. Il pensait bien reprendre le dessus. Mais soudain, le siège du bureau roula un peu en arrière puis il entendit un léger froissement. Il la devina devant lui lorsque ses mains entreprirent de déboutonner sa chemise.

Un bouton, Un baiser, Jusqu'au dernier.


Elle le faisait languir. Puis, d'un coup sec, elle écarta ses pans de chemise avant de faire glisser ses mains le long de son torse avant de s'envoler. Il resta là quelques minutes, seul. Puis il devina un bruit de tissus. Que manigançait-elle encore ? Il avait les nerfs à fleur de peau tant l'envie de la sentir contre lui était grande. Ses mains brûlaient de la toucher, de la faire vibrer à son tour.
Il tourna la tête, tentant de capter le moindre indice. Le meilleur ou le pire restait à venir. Serait-ce une délivrance ou un supplice ? Les mains de la belle écartèrent un peu ses cuisses puis elle vint s'asseoir à califourchon sur lui. Il tendit les bras pour la toucher mais elle lui prit les mains et les attacha une à une aux bras du fauteuil.
Le jeu continuait et elle était très douée, il faut bien l'avouer. Ses doigts effleurèrent son torse, provoquant en lui des frissons, puis remontèrent jusqu'à son cou et sa nuque. Ses mains à lui n'étaient pas les seules à ne pas pouvoir bouger : tout son être était paralysé, sous l'emprise de la belle. Jamais il n'avait ressentit cela.
Il sentit un souffle près de sa bouche et ses lèvres effleurèrent les siennes. Il voulu les attraper, les mordre, les goûter mais elle immobilisait sa tête et reculait. Il ne savait pas combien de temps il pourrait encore tenir. Il bougeait ses mains espérant détacher les liens mais ils étaient trop serrés. Un "chut" parvint à son oreille et la voix sensuelle ne fit qu'accroître son désir.
Puis soudain, quelque chose effleura à nouveau son torse. Quand il comprit, sa respiration se fit plus saccadée. Elle était torse nu et ses tétons le caressait sensuellement. La chaleur envahit alors tout son corps à ce contact si érotique. Elle avait collé son front contre le sien.

- Détache-moi, sussura t-il.

Elle ne répondit pas et s'écarta de lui tandis qu'il tirait de nouveau sur ses liens. En vain. Il se calma et resta immobile. Tout était silencieux mis à part le bruit de fond des palles du ventilateur dont il avait fait abstraction depuis longtemps. Puis, près de lui, un froissement. Et, de nouveau une main sur son sexe qui entreprit des caresses et des va et viens beaucoup plus fermes et rapides que précédemment. Puis, une bouche chaude et humide prit le relais. Il sentit alors son sexe tressaillir, se dresser puis durcir.
Vint ensuite un autre contact. Il la devina ensuite les jambes de la belle de part et d'autre des siennes sans doute pour se rasseoir mais cette fois ci, leurs deux sexes furent en contact. Elle devait être entièrement nue et sans aucun doute follement excitée. Elle se frottait contre son membre ce qui le fit devenir complètement fou. Elle détacha alors ses liens et il s'empressa de la serrer davantage contre lui. Ses mains impatientes depuis trop longtemps prirent possession de son corps. Il caressa son dos lentement, puis descendit sur ses fesses qu'il empoigna pour guider ses mouvements. Il put alors glisser une main sur son sexe humidifié à avant d'y glisser un doigt lentement. Elle échappa un petit cri de surprise.
Leur deux corps étaient en feu. Il l'attrapa par les hanches, la souleva un peu pour qu'il puisse glisser son sexe en elle. C'est ce moment là qu'elle choisit pour lui ôter son bandeau. Il lui fallut quelques secondes pour s'habituer à la lumière. Puis ce qu'il vit ne fit que décupler son envie. Son regard se posa tout d'abord sur ses lèvres qu'elle se mordaient de plaisir, puis sur ses yeux bleus pétillants remplis de désir. Et enfin sur sa chevelure rousse bouclée dans laquelle il plongea ses doigts.
Il prit ensuite possession de sa bouche pour un baiser fou, presque bestial en faisant glisser ses mains sur ses seins gonflés de désir. Puis il scruta son visage en accentuant ses mouvements plus forts et plus profonds. Elle reversa sa tête en arrière tant le plaisir à se mouvoir sur son membre était intense. Le monde n'existait plus. Leurs respirations saccadées et leurs souffles haletants remplirent très vite le petit bureau et rapidement ils atteignirent le point de non retour. Lui émit un râle lorsqu'ils jouirent à l'unisson et elle un soupir d'extase en griffant son dos de plaisir. Il l'avait désirée, puis haïe  lorsque le jeu devenait torture. Cependant il ne pouvait que la remercier de l'avoir fait languir. Le plaisir en était bien plus fort, immesurable.

FIN

Auteur : Erinelexis


Les commentaires

Vince3469 à 19:31, le 28 avril 2020


Très joli récit bien excitant... On regretterait presque de ne pas être au bureau... Bien que ce scénario paraisse impossible...

erinelexis à 21:46, le 29 avril 2020


Pourquoi impossible ? Les écrits sont faits pour fantasmer aussi.

Sim camille à 06:52, le 3 mai 2020


Tres jolie écriture. Ca me donne envie de me mettre aussi à écrire...

bougli25 à 17:53, le 3 mai 2020


Très joli récit, après le coup de l'ascenseur, je n'attend qu'une chose, que tu me rejoignes dans mon bureau.

bougli25 à 17:55, le 3 mai 2020


Réalité ou fantasme, qu'importe c'est l'excitation qui monte qui est important.

Terremer à 21:26, le 6 mai 2020


Un joli récit bien écrit qui inciterait à faire des heures supplémentaires pour peu qu'elles soient aussi bien rémunérées. Mais je pense que cela va rester un fantasme... Merci à toi pour ces minutes de rêves.


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