En apesanteur

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Récit érotique écrit par ©Erine Lexis. A lire tranquillement chez soi, pendant cette période de confinement...

Histoire coquine en Apesanteur

Les portes automatiques s'ouvrent à son arrivée. En soupirant elle traverse l'immense hall d'un pas lent. La nuit a été difficile, tout comme la précédente et celles d'avant. Elle le doit au couple qui vient d'emménager au-dessus d'elle. Elle secoue la tête pour se reprendre et fixer son attention sur la journée de travail qui l'attend.
Elle adresse un bonjour à la réceptionniste puis s'engage dans le couloir qui mène aux ascenseurs. Celui-ci est désert. Elle consulte alors sa montre. Normal, elle est un peu en avance ce qui explique tout. Parce que oui, ici, chaque jour, tout est réglé comme une horloge.
Elle appelle l'ascenseur. Celui-ci s'ouvre dans la seconde. Elle s'y engouffre et appuie sur le bouton de l'étage désiré. Les portes se ferment et l'ascenseur commence sa montée pour la mener à son bureau où beaucoup de travail l'attend. C'est le rituel quotidien, répété plusieurs fois dans la journée, auquel elle aimerait échapper, tant les minutes passées dans cet espace confiné sont une perte de temps.
Et pourtant, en y réfléchissant, ce lieu pourrait être propice pour rencontrer de nouvelles personnes, faire connaissance avec les employés de ce building immense qui fourmille. Au lieu de cela, les gens défilent, se limitant à un bonjour , parfois occupé sur leur smartphone ou perdus dans leurs pensées si bien que certains ne la remarque même pas.
Courir, ne pas perdre une minute, se lancer corps et âme dans le travail, tel est le lot quotidien de ces employés ou cadres supérieurs dont elle ne connaît pour la plupart même pas le nom. Elle aussi s'investit énormément dans son travail mais elle ne se coupe pas du monde pour autant.
Elle a hâte d'être dans son bureau, confortablement installée avec son premier café. Parce qu'elle déteste ce passage obligé pour y accéder. Oui, elle déteste les ascenseurs.
Cependant, elle est loin de se douter que ce voyage matinal sera mémorable.
Perdue dans ses pensées, elle fixe le sol en soupirant puis le bruit des portes s'ouvrant se fait entendre et une paire de chaussures entre dans son champ de vision : noires, très classes, impeccablement cirées. Elle se surprend à sourire en se disant que ce petit jeu pourrait être amusant et au moins la divertir durant ces voyages.                                                               
    – Elles vous plaisent ? 
La voix qui arrive à ses oreilles lui plaît bien plus encore que ces chaussures : sensuelle et langoureuse à souhait
Elle daigne enfin relever la tête pour regarder son interlocuteur et là, ses lèvres se figent puis elle devient muette. Devant elle se tient l'homme le plus sexy de la planète : brun, cheveux très courts, barbe de quelques jours impeccablement entretenue, des yeux bleus à s'y noyer, un sourire à lui couper le souffle et un corps sculpté dans un costume gris sur mesure. En bref : un Dieu sortit de nulle part.
    – Dans quel service travaillez-vous? Demande-t-il en tendant le bras pour choisir son étage.
Ce simple geste libère alors les essences de son parfum boisé et elle ferme les yeux une fraction de seconde avant de répondre :
    – Comptabilité.
Il se place alors à sa gauche un peu en retrait, le laissant libre de faire glisser ses yeux sur sa cambrure, ses fesses et ses jambes élancées en affirmant :
    – Nous ne nous sommes jamais croisés.
Avant qu'elle ne puisse répondre, une armée d'employés s'engouffre dans l'ascenseur si bien qu'elle doit se reculer pour faire place. Un pas, puis deux, et la voilà corps à corps avec Monsieur Sexy qui déclare en murmurant :
    – Si c'était le cas je m'en souviendrais.
Elle aimerait à ce moment voir son regard.
Reprenant ses esprits, elle s'apprête à demander à son tour quel poste il occupe mais un contact inatendu la trouble : toujours collé contre elle, il caresse son poignet droit du pouce. Ce petit geste suffit alors à provoquer en elle une vague de chaleur. Elle s'obstine à garder son sang froid lorsque sa main gauche se pose sur sa taille pour la plaquer d'avantage contre lui. Elle arrive cependant à articuler :
    –  Et vous, vous travaillez à quel étage ?
    –  Moi, je vois les gens arriver, partir, se succéder, se croiser, comme dans un ascenseur.
Sa bouche est si près qu'à chaque mot, elle peut sentir ses lèvres sur son cou.
Sa main glisse alors sur son ventre et elle scrute rapidement les visages présents, espérant qu'aucun d'eux ne remarque le sien rougissant. Son compagnon de voyage s'aperçoit de sa gène.
    – Personne ne remarque rien. Regardez-les, ils sont tous trop occupés. Ils nous ont à peine remarqués. On se croise, on s'oublie, telle est la loi de l'apesanteur. Mais le voyage aussi court soit-il, peut être...inoubliable.
L'ascenseur stoppe, s'ouvre pour laisser s'échapper la petite armée, les laissant seuls. Les portes à peine refermées, elle sent une main glisser sur son chemisier et un doigt s'insinuer dans son décolleté. Sa raison lui dit de le stopper mais son corps exige le contraire. Mr Sexy entreprend alors de s'attaquer aux boutons et elle sent sa respiration s'accélérer lorsqu'il écarte les pans de son vêtement tandis que l'ascenseur s'arrête à nouveau.
La gêne d'abord la gagne. D'instinct, elle croise rapidement sa veste et se retourne face à lui, dos aux nouveaux arrivants. Lui, la regarde un sourire amusé et provocateur et elle ne peut que répondre à son sourire en se mordillant la lèvre. La gêne fait place à l'excitation et elle attend avec impatience le moment où ils se retrouveront seuls à nouveau. Lorsque l'occasion se présente, elle a soudain envie de jouer, s'approche de lui et détache sa cravate en le fixant dans les yeux, la saisit et tire d'un coup sec dessus pour l'attirer contre elle. Elle pose alors sa bouche dans son cou, sort la chemise de son pantalon et d'un geste rapide le déboutonne.
    – Oh ! Dit-il, feintant un air outré. On pourrait nous surprendre.
Elle se laisse alors guider par ses envies et glisse ses deux mains sur son torse musclé lorsque...nouvel arrêt.
Il se retourne rapidement, et attrape son téléphone simulant une conversation. Elle sourit imaginant les regards des nouveaux venus sur eux et se mordille le doigt puis lorsque l'espace se vide à nouveau il se retourne face à elle. Elle découvre alors un regard déterminé, presque animal.
Elle en frissonne de la tête aux pieds. L'ascenseur stoppe alors brutalement, les lumières s'éteignent ne laissant qu'une veilleuse de sécurité. Cette panne est un cadeau inespéré. Il s'approche d'elle, lui ôte sa veste en murmurant :
    – Continuons le voyage.
A son tour il ôte sa veste, s'empare de sa bouche qu'elle lui offre, lui entrouvre les lèvres pour y glisser sa langue et chercher la sienne. Durant ce baiser fougueux, elle glisse ses mains sur ses épaules et fait tomber sa chemise en le frôlant.
Elle le rend fou et il compte bien lui faire savoir. Il glisse sa bouche dans son cou jusqu'à la naissance de ses seins pendant qu'il dégrafe son soutien-gorge afin de pouvoir faufiler ses mains. Lorsqu'il commence à mordiller un téton, elle laisse s'échapper un soupir de plaisir. Puis, les doigts de son amant remplacent sa bouche pour le pincer délicatement et le faire se dresser. Elle sent un feu dévorant lui envahir le bas ventre. Il remonte alors jusqu'au lobe de son oreille qu'il aspire, lèche en murmurant :
    – Tu es si....excitante.
Elle écarte alors son pantalon déjà ouvert pour avoir accès à son boxer et libérer son sexe qu'elle prend en main. Puis, tout en le fixant dans les yeux, elle joue du pouce sur son extrémité. Elle veut voir chaque expression sur son visage.
Lentement, elle fait coulisser son membre entre ses doigts lorsqu'elle sent les siens se glisser sur sa fesse, écarter son string pour rencontrer son sexe. Des caresses, des pincements le font se gonfler peu à peu de désir.
Elle, accélère ses mouvements pendant qu'un doigt s'insinue lentement en elle, goûtant l'humidité grandissante preuve de son désir. Et au fur et à mesure les caresses des deux partenaires se font plus intenses, plus profondes. Elle sent son sexe se durcir entre ses doigts et lui la sent s'ouvrir, prête à l'accueillir. Puis tout va très vite, les coeurs s'accélèrent, les souffles se font plus rapides, le désir monte crescendo et à bout elle le supplie :
    – Prends-moi.
Elle s'agrippe à ses épaules. Il la soulève. Elle enroule ses jambes autour de sa taille tandis qu'il la fixe dans les yeux, en faisant glisser son sexe en elle avec une lenteur affolante. Puis il stoppe un instant avec un petit sourire et lui donne un coup de rein pour venir au plus profond d'elle.
Elle laisse alors s'échapper un soupir de surprise mêlé de plaisir et le reçoit en basculant son bassin. Il serre et pétrit ses fesses un peu plus fort entre ses mains, la guide, la fait glisser sur son sexe tendu gorgé de désir, d'abord lentement puis en accélérant. La chaleur l'envahit, le plaisir la submerge et elle plante ses ongles dans son dos. Leurs souffles haletants se mêlent, leur rythme cardiaque s'accélère et ils ne font plus qu'un. Les vas-et-vient s'enchaînent et leur mouvements se coordonnent accentuant d'avantage leur fougue et leur plaisir. Elle lui murmure "encore" et lorsqu'elle le sent se répandre en elle, le monde extérieur n'existe plus et elle doit se mordre la lèvre pour s'empêcher de crier.
Puis, doucement le calme revient, leurs respirations se régulent. Le moment fut si intense qu'elle sent ses jambes se dérober lorsqu'elles touchent le sol. Il la soutient alors par la taille.
    –  J'aimerais encore voyager avec toi, dit-il en lui relevant le menton.
    – Moi aussi mais ici les gens se croisent et ne se revoient peut-être jamais...
Il dépose un baiser sur ses lèvres puis chacun se rhabille. Les lumières se rallument, l'ascenseur redémarre et elle ne veut pas le quitter. Il s'approche d'elle et lui passe sa cravate autour du cou.
    – Nous nous sommes croisés, trouvés et tu peux me rejoindre à ta guise, au dernier étage, tout en haut de la pyramide.
Les portes s'ouvrent, il s'éloigne après un rapide clin d'oeil et elle, sent son parfum imprégné sur sa cravate le coeur battant. Le haut de la pyramide... elle comprend soudain :elle vient de baiser le boss dans un ascenseur.....


Les commentaires

Gaet. à 16:22, le 9 avril 2020


Merci pour ce récit ! Très intéressant....

erinelexis à 08:58, le 10 avril 2020


Merci bcp

bougli25 à 09:44, le 10 avril 2020


Hum ma belle amie, quelle écriture, effectivement tu as un certain don que tu cultive d'une manière forte agréable et presque enivrante

L@ur à 15:58, le 10 avril 2020


j'adore hummm petite Coquinette

Vince3469 à 01:03, le 12 avril 2020


Un fantasme pour beaucoup ? Très beau récit ;-)

Sista à 22:43, le 14 avril 2020


Sacrés coquins tous les 2

erinelexis à 08:41, le 18 avril 2020


Merci pour vos commentaires. Ca me rassure sur la qualité de mes ecrits. Bon week-end!

Terremer à 10:24, le 21 avril 2020


Alors là.... bravo ! C'est bien écrit, très bien même, on se laisse prendre au récit, on suit avec envie et délice ce qui se passe en apesanteur. Des récits comme cela, j'en veux d'autres. Continuez je vous en prie.

ninawaskah à 22:35, le 22 avril 2020


Super récit ! J'adore ! Bravo. Passionnant du début à la fin.

Libel à 04:46, le 25 avril 2020


Très belle plume ! J’ai été prise par tes mots tout au long de ton récit, bravo !

Mike 74 à 09:28, le 25 avril 2020


On est vraiment immergé dans le récit et les images viennent toutes seules dans l'esprit

Olivie à 22:25, le 18 mai 2020


J’ai adoré, surtout la fin !


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