Itinéraire d'un enfant pas sage - 2ème partie

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Cyra, membre de la communauté lebisou, nous livre la seconde partie de son témoignage érotique, son itinéraire dans les relations Dominations Soumissions. Découvrez comment ce membre Lebisou s'est lancé dans l'univers BDSM en lisant son histoire coquine.

Le collège

Mon arrivée au collège fut donc morose. Retrouver les copains ne fut pas suffisant à me donner le sourire. Il manquait un morceau à mon âme, peut être aussi à mon cœur. Comble d’ironie, je me retrouvais dans une classe de 6ème où le seul garçon que je connaissais était celui à qui j’avais cassé les dents… certains diraient VDM…

Mes années collège passèrent ainsi, sans grand intérêt, et j’eus beau traîner dans la cour les deux lacets défaits, aucune soumise angélique ne fit son apparition. La puberté fit son effet sur mon corps d’enfant avec ses poussées d’hormones et ses nouveaux désirs. J’eus deux petites copines, mais ces relations me paraissaient fades et malgré la gentillesse de ces filles, je ne connus aucun émoi comparable à ce que j’avais vécu. Un étrange tiraillement s’opéra en moi, car mon corps était attiré par les promesses des formes naissantes de ces demoiselles. Mais mon esprit ne trouvait pas la même stimulation dans leur fréquentation. Je laissais donc de côté les filles.

Elles revinrent dans ma vie lors des vacances d’été de mes 14 ans. J’en passais une partie au bord d’un lac en Bourgogne. C’était un endroit agréable et j’étais à l’âge où le camping sauvage était une liberté. Je fis la connaissance de nombreux touristes hollandais qui fréquentaient les mêmes lieux et plus particulièrement une jeune fille très timide mais souriante qui répondait à l’étrange nom d’Elkeu (dont je ne suis toujours pas certain de l’orthographe). Je passais mes vacances à la fréquenter sans chercher plus qu’une bonne camaraderie. Deux jours avant son départ, elle m’invita à la soirée qui réunissait tous les hollandais de son camping pour une sorte de grosse fête avant de partir. Je fus très honoré de cette invitation et c’est tout heureux que j’arrivais le soir au bord de la plage où se déroulait la fête.
L’ambiance était vraiment très détendue et tout le monde avait participé à sa façon. Je constatais qu’il y avait quand même beaucoup plus à boire qu’à manger et que certains avaient déjà bien commencé la soirée. Je retrouvais rapidement Elkeu au milieu des fêtards et je fis par la même occasion connaissance avec ses parents. Son père, homme plutôt frêle, faisait partie de ceux qui avaient déjà pris une bonne avance. Sa mère, quant à elle, était physiquement assez différente d’Elkeu, car là où la jeune fille n’avait que les prémices de formes, sa mère avait des rondeurs très flatteuses et surtout une poitrine qui attirait les regards.

Je fus aussitôt adopté par ses parents et leurs amis et je passais une très agréable soirée où, pour la première fois, je bus plus que de raison. J’entonnais des chants auquel je n’entendais rien et dansais sur les tables comme tout le monde. Je suivis avec le même entrain quand tout le monde partit pour un bain de minuit. Je fus stupéfait de voir Elkeu se déshabiller aussi et ne pus retenir une érection à ce moment-là. Pour cacher mon trouble, je fus l’un des premiers à l’eau, vite imité par une horde d’hollandais plus ou moins saouls. Le froid calma mes ardeurs un instant mais, quand Elkeu me rejoignit, je me retrouvais dans un état d’excitation que je ne comprenais pas. Je ne pense pas qu’elle saisit mon trouble mais elle fut bien obligée de s’en rendre compte lorsqu’elle se colla contre moi. Elle s’enfuit dans un rire cristallin et alla rejoindre d’autres personnes. Je restais un moment interdit, gêné par mon érection incontrôlable et trop saoul pour espérer réussir à l’expliquer à ma charmante hollandaise. Je m’écartais un peu honteux de mon état et entrepris de me satisfaire à l’écart, protégé par quelques roseaux et surtout les ombres de la nuit. Mais je ne savais pas que le petit poisson que j’étais était pris en chasse par un redoutable prédateur. En effet, sans que je la vis venir, la mère d’Elkeu apparut à mes côtés. Soit elle avait tout suivi, soit son sens de prédatrice l’avait alertée mais elle savait exactement ce que ma main faisait sous l’eau. Je restais figé d’avoir été surpris et ne savais pas comment réagir. Je n’eus pas à chercher longtemps car je sentis sa main remplacer la mienne alors que sa poitrine volumineuse s’écrasait sur mon visage. Elle me maintint la tête contre ses seins tout en me masturbant très violemment. Je n’éprouvais pas de désir pour cette femme, pourtant séduisante, à cause de notre écart d’âge, de ses formes et surtout de l’affection que j’avais pour Elkeu. Mais surtout je ne trouvais pas la complicité et la fraîcheur que je recherchais tant.
Mais les hormones et l’alcool font un cocktail détonnant et je me retrouvais sans le vouloir sorti de l’eau et allongé sur l’herbe piquante. Ma prédatrice était en train d’user mon sexe à force de trop le sucer. Pour être bien certaine que je ne m’enfuis pas, elle tenait d’une main mes bourses étroitement serrées. Mon érection était déclinante et son savoir buccal n’opéra pas suffisamment à son goût. Toujours en me tenant, elle me dit quelques mots en néerlandais dont le seul que je compris fut Elkeu. Instantanément mon érection revint et elle en fut ravie. Elle me chevaucha aussitôt, s’empalant sur mon sexe bandé. Elle continua à me parler au creux de l’oreille en usant du prénom de sa fille. Je partis dans une sorte de cauchemar éveillé où les corps et les visages de la mère et de la fille s’inversaient et se fondaient en une chimère excitante ou repoussante tour à tour. Ma cavalière partit dans un galop furieux, jouant des hanches et des cuisses pour toujours rester en selle. Elle s’échina et je suis certain qu’elle prit plusieurs fois du plaisir. De mon côté, ce dernier ne venait pas et si mon érection commençait à décliner, il suffisait d’un prénom pour me redonner toute ma vigueur. Je finis par sentir les prémices d’une éjaculation monter en moi par la force mécanique de cette étreinte sans joie. Je giclais en elle sans savourer aucun plaisir.
Elle m’abandonna là, au bord de l’eau, dégoûté et épuisé, mais au moins mon érection était calmée. Je recroisais Elkeu lorsque je récupérais mes vêtements et je la fuis sans m’expliquer.

Ce fut donc ma première fois, et pas vraiment une réussite. J’étais assez désabusé et je pensais que j’aurais bien du mal à jouir de la vie sans une Ludivine et avec une sexualité aussi compliquée.

Mais cela me confortait dans le choix que j’avais fait de partir à l’internat dès la rentrée. Je voulais quitter le cocon familial, me « retirer du monde » et avoir une vie de tous les jours très structurée et sans tentations. C’est donc avec cet état d’esprit que je choisissais un internat catholique dirigé par des Pères et des Sœurs.
Je ne fus jamais déçu de ce choix. Je découvrais un dortoir aux cinquante lits de métal bien alignés, un réfectoire pour quatre cents personnes et des salles d’études si grandes qu’il fallait deux bureaux de surveillant pour nous avoir tous à l’œil. Cet internat bien qu’en centre-ville était coupé de tout par les anciens murs d’enceinte du monastère. Un éclairage quasi permanent et du grillage en haut des maçonneries rendaient l’endroit très austère et même un peu lugubre.
La mixité n’avait lieu que pendant les heures de classe et lors des repas. Dans tous ces moments régnait le plus profond silence et donc je n’avais que très peu d’échange avec la gente féminine.

Rencontre avec Maîtresse Jeanne

La seule sortie autorisée était celle du mercredi où nous pouvions rejoindre le stade et le gymnase assez librement. C’est lors d’un de ces trajets vers le complexe sportif que, par une belle après-midi d’automne, je croisais celle qui allait devenir pour moi Maîtresse Jeanne.

Je ne sus jamais si cette rencontre fut accidentelle ou bien le fruit d’un long repérage et d’une mise en scène étudiée, mais le fait est, qu’à peine sortie de l’internat, j’entendais parler derrière moi. Plus que les deux voix de femme, ce fut le bruit de leurs talons sur le trottoir qui me fit me retourner. Je découvris alors deux jeunes femmes d’une vingtaine d’années qui avaient une conversation assez animée et qui cheminaient quelques pas en arrière. La première était grande, très blonde, les cheveux raides, coupés au carré. Elle portait un chemisier blanc sur un jean très moulant pour l’époque. Je ne sais plus ce dont étaient chaussés ses pieds mais ils cliquetaient à chacun de ses pas. La seconde me figea sur place de son regard vert sur fond de boucles rousses. Elle était plus petite que son amie mais avec ses bottes en cuir noir à talon, elle me dominait de quelques centimètres. Je restais paralysé et les regardais passer devant moi. Je ne lâchais pas des yeux cette sublime créature aux yeux verts. Je pris le temps de la dévisager et tombais avec plaisir sous le charme de ces longues mèches bouclées d’un roux presque rouge, de ce regard si perçant, de la force et de la douceur de ce visage mince tacheté de son et de ces lèvres fines et rouges.
Elle était vêtue d’un long imperméable noir qui masquait son corps mais accentuait ses formes féminines. La large ceinture qui le bouclait creusait ses hanches, arrondissait ses fesses et faisait pigeonner sa poitrine.
Je décidais de suivre aussi longtemps que possible ces visons de paradis. Je ne devais pas trop quitter l’itinéraire obligatoire pour rejoindre le stade mais j’étais prêt à faire une entorse au règlement pour le plaisir de recroiser ce regard.
Je n’eus aucune peine à mettre mon plan à exécution car les deux comparses allaient au même endroit que moi et je me félicitais de ma bonne fortune. Je me régalais de leur déhanchement rythmé par le son de leurs talons. Je pouvais même entendre leur voix et épier leur conversation. Elles parlaient distinctement d’hommes et la blonde racontait de façon assez moqueuse que jamais elles ne trouveraient des hommes biens dans ce trou perdu et qu’elles perdaient leur temps. La rousse lui répondait bien plus aimablement mais avec conviction que l’important n’était pas l’homme à l’instant présent mais le potentiel qu’il avait. Je crus à les entendre qu’elles parlaient de sportifs et qu’elles étaient des sélectionneuses ou quelque chose dans le genre… Je n’étais pas si loin de la vérité !
À un passage piéton je fus obligé de me placer à leur niveau pour ne pas avoir trop l’air de les suivre. La blonde ne me considéra même pas, alors que la rousse me fixait ostensiblement. En jeune coq je bombais le torse et tâchais de paraître à mon avantage. Un petit sourire naquit sur ses lèvres et c’est seulement à ce moment-là que la blonde sembla me remarquer. Elle dit à son amie : « Ce mec-là… tu rigoles ! », ce à quoi elle s’entendit répondre : « Et pourquoi pas ? ».

Etant seul à leur côté, je compris qu’elles parlaient de moi. Très mal à l’aise je traversais rapidement la route sans prendre la peine de regarder la circulation. La chance étant de mon côté, le feu venait de passer au rouge pour les voitures.
Mais la chance m’abandonna au moment de monter sur le trottoir et, loupant magistralement le rebord, je m’étalais de tout mon long. Évidemment les deux femmes n’avaient pas pu manquer mon acrobatie pathétique.
Mort de honte et alors que je tentais de me relever, je vis les bottes noires de la rousse juste devant moi. Je parcourais son corps du regard et finis prisonnier de ses yeux. J’étais à ses genoux, l’un des miens en sang et je ne pouvais plus bouger ni articuler le moindre mot. Je n’en eus pas besoin car me toisant d’un regard sévère mais avec un petit sourire amusé sur les lèvres elle me dit : « Toi, tu seras à moi avant ce soir » et sans que je puisse réfléchir à une réponse digne d’un film hollywoodien, je bégayais un « Oui madame ».

Je me relevais et repris mon chemin le plus dignement possible et en allant aussi vite que je le pouvais. Les deux femmes ne prirent pas la peine de me suivre. Je les entendais parler toujours au même endroit mais j’étais incapable de comprendre ce qu’elles disaient. Je devais être la cible de leurs moqueries. Mon salut vint de l’angle d’un mur qui me permit de souffler un instant et de reprendre mes esprits. Je me figurais sans mal ma propre nullité devant ces deux personnes et me maudissais intérieurement. Je constatais les dégâts : un survêtement troué, un genou écorché, une cheville douloureuse et ma fierté sur le trottoir…

 

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