Le jeu du bisou caché

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Histoire coquine écrite par The Cute Vale, femme membre de la communauté Lebisou.

Le jeu du bisou caché

Quelle conne.
Me voilà bien, maintenant, les yeux bandés et les mains liées dans le dos.
J’étais fière, il n’y a pas très longtemps, d’avoir été la première à dire chiche. C’est sûr, j’étais plus fière que maintenant.
On passait une soirée sympa, entre filles, les mêmes comme d’hab., Flora, Anaïs, Romane, Patricia et moi, la conne.
Le deal ?
Qui de Patricia ou d’Anaïs a eu l’idée, j’avoue que je ne me rappelle plus. Se laisser embrasser, sur la bouche, en aveugle donc les yeux bandés. Et j’ai bondi en disant chiche et en piquant la place, de justesse, à Romane. J’ai bien vu la déception dans ses yeux mais ça n’a pas duré très longtemps, dans la précipitation, Ma, précipitation, je n’avais pas laissé venir la fin du marché. Les yeux bandés, ok, mais les mains attachées dans le dos, ne pas pouvoir toucher, enserrer celle qui embrasserait. En clair, subir le baisé. Et il m’a semblé voir un petit sourire sur les lèvres de Romane. Elle ne m’en voulait plus.
Patricia m’a mis un foulard, sur les yeux. Elle sait y faire, je ne vois rien mais alors rien du tout. Le noir total.
Anaïs m’a attachée les mains dans le dos, elle cache bien son jeu la garce, je ne dois pas être la première qu’elle attache, elle maîtrise bien son art. Et on croit connaître ses amies ! Je me laisserai bien tenter par une petite séance bondage avec elle. J’y repenserai plus tard mais tout de suite, si je ris, je ris jaune.
Je suis là, au milieu de la pièce me semble-t-il, plus inquiète que jamais car depuis, elles ont ouvert la porte de l’appartement, il y a eu des rires et des paroles étouffés, elles ont fait rentrer quelqu’un. Je suis à deux doigts de leur dire que ce n’est plus du jeu, que ce n’était pas dans le marché, je n’ai pas été plus loin, je ne veux pas me déballonner et pourtant je n’en mène pas large. D’autant qu’un parfum inconnu flotte dans l’appartement, un parfum, masculin.
Je me raidis d’un coup. Putain, les garces, elles ne vont pas faire ça, elles ne vont pas me faire ça.
C’est dans les accords tacites du groupe, pas de mec, et là, elles vont me trahir, elles vont me jeter dans les mains d’un mec.
Je ne ris plus. Même pas jaune. J’ai les larmes au bord des yeux, heureusement le foulard les cache à leurs regards. J’ai envie de crier quand les choses se précisent.
Je sens une personne s’approcher de moi et quand je dis, je sens, c’est bien entendu le parfum masculin qui s’approche.
Je me contracte au maximum, les lèvres pincées à m’en faire mal, tendue, comment on dit, comme un string. Non un string n’est et ne sera jamais tendu comme je le suis.
Je sens cette tête s’approcher, je recule la mienne, je tente d’esquiver ce bisou qui fera de moi une baisée. Je ne peux pas me dérober plus, je suis au bord du déséquilibre, et je ne veux surtout pas rajouter du ridicule à ma situation et me retrouver vautrée par terre.
3, 2, 1, contact. Ses lèvres touchent les miennes en un smack aussi sonore que bref.
Quoi, c’est tout ? tout ça pour ça ?
Je ne vais pas m’en plaindre mais j’ai vraiment dû passer pour une bécasse avec toutes mes simagrées juste pour un bécot.
Mais non, les lèvres reviennent à la charge pour toute une série de bises plus ou moins rapides, plus ou moins appuyées.
Je ne prends plus le temps ni la peine d’esquiver ces coups, j’ai déjà une chance énorme, ce n’est ni un barbu, ni un moustachu.
Je ne vais quand même pas crier « champagne » mais c’est moins pire.
Vient le moment où deux mains me prennent la tête, la penche vers la droite et là je me fais embrasser, vraiment embrasser cette fois-ci. Ses lèvres s’écrasent sur les miennes et cherchent à forcer le passage. Sa langue vient en appui et force sur mes dents. Il gagnera sans doute mais pas sans lutter.
Et, trahison ultime, là, au creux de mon ventre, une sensation de chaleur, des frissons et des picotements. Non, ne me lâche pas mon ventre, j’ai toujours été là quand tu avais envie, tu as toujours été là quand c’est moi qui avais envie. On a toujours fait une très bonne équipe, ne m’abandonne pas aujourd’hui, ne succombe pas à l’appel de ce macho bidon.
Et pourtant, mon ventre qui ne s’est jamais trompé, commence à onduler, je ne comprends pas ce qui m’arrive d’autant plus que je commence à me sentir bien, pas seulement en bas mais dans ma totalité. Au niveau du baisé, qui dure, qui dure, quelque chose cloche, quelque chose de bizarre et qui ne semble pas être à l’endroit. Il manque quelque chose. Je me sens bien, à ma place contre la bouche de cet inconnu. Il aura suffi d’un foulard sur les yeux et d’une corde qui m’entrave les poignets pour que je passe à l’ennemi. Ma pauvre fille, tu es bien légère.
Et je suis là, prête à succomber mais toujours à me demander ce qui me parait si étrange au niveau de sa bouche. C’est une soirée entre fille, en soirée, un mec ça pique et là rien. Ça ne gratte pas, ça ne pique pas, son corps s’approche du mien, ma poitrine s’écrase contre sa … poitrine … une poitrine, des seins, ça ne pique pas parce qu’il n’y a pas de poils, pas de moustache ni de barbe qui pousse.
C’est une fille, c’est une de ces connasses qui m’a fait ce coup foireux, cheveux courts, poitrine plutôt opulente, c’est Anaïs. Je ne me contrôle plus ma bouche se détache pour lâcher un râle de plaisir et dans mon ventre qui n’en peut plus d’onduler, une digue vient de se rompre. Des tonnes et des tonnes de liquide s’échappent de moi. J’ai l’impression de me vider, mes lèvres, les autres, pas celles du baisé, s’ouvrent, mon ventre, mon fidèle compagnon ne s’était pas trompé, et il se contracte par vagues successives et laisse libre court à mon plaisir. Et je râle, et j’halète, je reprends ma respiration avec difficulté.
Je suis tombée. On me détache, on m’enlève le foulard de sur mes yeux, Anaïs, c’est bien elle, me regarde fière du plaisir qu’elle vient de me donner et il me semble un peu touchée par le plaisir qu’elle vient de prendre.
Je récupère difficilement, je les regarde toutes les unes après les autres, pas une ne semble intacte, apparemment, le spectacle était de qualité et le public a bien apprécié.
Plus de jalousie dans les yeux de Romane, juste le plaisir de me voir heureuse.
Je me lève, un peu titubante, je me dirige vers elle, la prends par la main et l’entraine dans la chambre. Elle ferme la porte alors que je m’allonge sur le lit.
Dans ses yeux, de la gourmandise. Elle a … FIN

Cute Vale
 
A suivre : Romane à faim


Les commentaires

Eddy à 10:03, le 22 janvier 2020


Belle histoire très bien écrite !

Mac Gyver à 18:40, le 7 mai 2020


Oh super ce réçit très prenant ;)


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