Interview de Lea Northmann

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Léa Northmann est une auteure française. Elle écrit depuis l’âge de dix ans. Elle a évolué dans le milieu équestre pendant plus de vingt ans. Léa a publié une trilogie érotico-fantastique dont Eléa est le personnage principal. L'histoire, composé de 3 tomes, se déroule dans un univers médiéval. Vous y découvrirez des chevaux, de l'aventure, des chevaliers et de la romance, le tout saupoudrer d'érotisme.
Lucile, membre de l'équipe admin du site Lebisou, a eu la chance de pouvoir lire les 3 tomes de cette histoire. Plonger dans cet univers l'a rendue complètement accro aux personnages ! Elle a voulu en savoir + sur l'auteur et l'histoire d'Eléa en proposant une interview à cette auteure.

Interview

Lucile : Un réalisateur vous contacte un jour pour vous proposer de faire un film. Quels seraient les acteurs que vous choisiriez pour Eléa et Calh ?
Léa Northmann : Pour la question des acteurs ... aucune idée je ne suis pas trop cinéma... plutôt lecture.


L : Est-ce que c’est votre 1er roman ?
L.N : Oui il s’agit de mon premier roman, même si j’écris beaucoup depuis mes 10 ans, des carnets intimes, des petites histoires...


L : Dans vos livres, vous décrivez régulièrement de magnifiques paysages. Comment trouvez-vous votre source d’inspiration ? Est-ce que ce sont des paysages inventés ou vous avez énormément voyagé dans votre vie ? 
L.N : Certains paysages que je décris sont des souvenirs réels, comme le Duché de Noshaïa qui est très inspiré du Pays Basque où je suis née, et le Duché d’Adhaïa qui se rapproche beaucoup des pays du Maghreb où j’ai été en vacances. Ensuite pour le Duché d’Alandhaïa je me suis inspirée de photos de pays scandinaves, et pour le Duché d’Ostrhaïa de l’Asie.
Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de la synchronicité. C’est un terme tiré de la psychologie analytique de Jung. Pour simplifier c’est l’apparition simultanée d’au moins 2 événements qui ne sont apparemment pas liés, mais dont l’association prend du sens pour celui qui les perçoit. Et bien lorsque j’ai écrit ma trilogie, je n’arrêtais pas de trouver dans mes recherches des images parfaites des lieux que j’avais en tête. Par exemple pour un des paysages à la fin de la trilogie, je voulais vraiment un lieu un peu mystérieux, inquiétant pour l’entrée dans l’Empire du Dragon d’Or, et bien j’ai trouvé une image sous-titrée Les Dents du Dragon, on ne pouvait pas rêver mieux !


L : L’héroïne, Eléa, est une excellente cavalière. Pratiquez-vous aussi l’équitation ? Le passage où Eléa apprivoise son jeune cheval, Daram, est très prenant. Avez-vous vécu la même expérience de votre côté ?
L.N : Pour tout ce qui est relatif à l’équitation ce sont tous des souvenirs personnels. Notamment le débourrage de Daram. Dans la vrai vie la lecture m’a effectivement permis d’apprivoiser un jeune étalon pur-sang arabe blessé, avec qui j’ai tissé un lien très fort.


L : J’ai lu dans une précédente interview que vous avez malheureusement reçue beaucoup de refus de la part d’éditeurs. Je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à les comprendre. Comment avez-vous vécu cette situation ? Est-ce que vous continuez encore à leur envoyer vos livres ?
L.N : J’ai effectivement reçu des refus de différentes maisons d’édition, grandes ou petites d’ailleurs. Ma trilogie était soit trop Fantasy, soit trop Médiéval, soit trop Érotique, soit trop Romance... bref toujours trop quelque chose. Donc j’ai décidé d’arrêter d’envoyer mes manuscrits et de me lancer dans le monde de l’auto édition.


L : Parlez-nous du monde de l’autoédition ? N’est-ce pas trop difficile de faire soi-même sa promotion ? 
L.N : Je ne le regrette pas j’ai pu façonner comme je voulais mon bébé : la couverture, les couleurs, les titres, le découpage des chapitres, la structuration de la trilogie, les résumés... Par contre comme je suis une bille en informatique j’ai préféré passer par un prestataire de service pour les mises en formes des brochés et des numériques.
La promotion demande effectivement du temps mais c’est un vrai plaisir de parler de ma trilogie, de poster des extraits illustrés sur ma page FB, de partager les retours des chroniqueuses. Ça demande de l’énergie mais pour moi ça fait entièrement partie de l’aventure Eléa.


L :En lisant vos trois livres, j’ai parfois l’impression de replonger dans l’univers de Games of Thrones. Est-ce qu’on vous a déjà mentionné cette référence ? Quand pensez-vous ?
L.N : Alors en ce qui concerne Games of Thrones, on m’en parle effectivement de temps en temps, mais je dois vous avouer que je n’ai jamais regardé la série, ni même lu les livres...

L : Dans vos livres, de nombreuses régions et villes sont mentionnées. Avez-vous crée votre propre carte avant de commencer à écrire ? Avez-vous fait des fiches par pays / par personnage pour ne rien oublier ?
L.N : Pour le Royaume d’Argalh, je l’ai effectivement imaginé et dessiné moi-même. Je voulais que Eléa découvre des paysages différenciés et marqués, d’où la Cordillère de Pyra qui délimite les quatre Grands Duchés. Pour les contours du Royaume en lui-même, j’ai fait un Mix entre la Bretagne, la péninsule indienne, la côte bordelaise, la côte Est africaine et l’imaginaire pour relier tout ça.


L: Il faut que je vous avoue un truc : j'ai tellement aimé votre trilogie que j'en rêve la nuit... J’ai trouvé votre histoire très bien écrite et très bien ficelée. Est-ce que votre imagination arrive au fil des mots ou, au contraire, vous savez exactement depuis le début le chemin que va parcourir Eléa ?
L.N : Quand j’ai commencé à écrire ma trilogie, j’avais déjà les grandes lignes de l’histoire en tête. J’avais le premier paragraphe et les dernières phrases de l’épilogue. Je voulais commencer et finir par une naissance.
Je voulais également aborder les thèmes du désir, du plaisir, du respect, du partage, de la jalousie aussi. Tout ce qui fait un amour vrai.


L : Les scènes de sexe sont décrites de manières très subtiles et sensuelles. C’est toujours très excitant sans tomber dans le vulgaire. Est-ce que vous avez eu du mal à les écrire ou, au contraire, vous avez pris beaucoup de plaisir ?
L.N : Pour les scènes de sexe, j’ai profité de l’initiation de mon héroïne pour aborder différentes pratiques et ouvrir l’esprit des lectrices et des lecteurs à certaines possibilités... J’avoue y avoir pris un certain plaisir coquin en me demandant comment cela serait perçu...


L : Je pense vraiment qu’Eléa fait rêver chaque femme de par son statut, son physique, son intelligence et son caractère. Est-ce qu’au fond de vous, Elena n’est pas ce que vous auriez aimé être ?
L.N : Pour finir je dirais que j’ai la chance de très bien connaître Eléa. Elle est l’enfant, l’adolescente et la jeune adulte que j’ai été. C’est comme une petite sœur suivit en moi. Ses souvenirs sont les miens, et j’ai adoré les vivre...

Merci beaucoup Léa pour cette super interview !

Je vous encourage toutes & tous à lire ces 3 romans.


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