Poèmes érotiques

Inscription sur LeBisou

Blasons est un nouveau concept réalisé par Mysterious ! Il se compose d'une série de poèmes érotiques reprenant une mode littéraire poétique du XVIème siècle. A cette époque, les poètes aimaient faire l'éloge du corps féminin, en le décomposant, partie par partie.

CHEVEUX

À plusieurs reprises, j'ai glissé mes doigts
Dans ta chevelure, j'ai senti en moi
Ta confiance, ton désir, ton bien-être,
Ce soir, attends-moi près de ta fenêtre,
Tu seras Juliette, je serai Roméo.
Tes cheveux se répandront dans ton dos,
Ils se répandront en belles cascades
Et bien sûr, je serai en embuscade
Pour sentir par moi-même leur électricité;
J'aime ces moments de complicité,
J'aime tes cheveux châtains, humides, tressés,
J'aime les sentir contre moi et les caresser,
Des milliers de cheveux sur ton joli chef;
À compter de ce jour, je fais de toi mon fief,
Quand je replace un cheveu derrière ton oreille,
C'est tout mon désir qui s'éveille,
D'un revers de main,
Je caresse tes cheveux, je les fais miens;
Qu'ils soient attachés, libres ou en chignon,
Je les trouve toujours aussi mignons,
Quand tu les portes en queue de cheval,
Je t'aime encore et toujours, et mon ventre me fait mal
Parce que je dois parfois réprimer mon désir,
D'un jour à l'autre, j'aime sentir
L'odeur enivrante de ta toison capillaire
Et pour ça, pour rien au monde, je n'ai envie de revenir en arrière;
Coupe tes cheveux en un parfait carré
Et je serai toujours attiré,
Laisse-les longs encore et encore,
Je les adore;
Si tu te fais une teinture,
Fais en sorte qu'elle soit assortie à tes parures;
Mais... Je t'aime toute entière.

YEUX

À travers tes yeux, je sais tout de toi,
Je ne ferai bientôt plus le poids
Parce que je ne suis plus moi-même,
Parce que je t'aime,
Sais-tu que je ne sais pas ce que tu penses?
Tu veux mener la danse,
Je n'ai pas mon mot à dire,
Je ne sais pas où tu veux en venir.
Regarde-moi dans les yeux
Et dis-moi que je suis ton amoureux,
Tes pupilles sont dilatées:
Je saurai alors que tu dis vrai,
Tes yeux sont marrons
Et moi, je les trouve mignons;
Quand ils verseront leurs premières larmes,
J'essaierai de soigner les blessures de ton âme,
Fais-moi un clin d’œil
Et je penserai que tu es folle,
Folle de moi, et folle de désir;
On dit que les yeux ne savent pas mentir,
C'est plus particulièrement le cas des tiens,
Je n'aime pas te voir dans un jour mauvais ou moyen;
Adresse-moi un message
Personnel et intime, et je comprendrai ton langage,
Les poètes aiment les beaux yeux:
Je ne suis pas différent d'eux;
Les yeux ne secrètent pas que les larmes de tristesse,
J'ai souvent eu l'occasion de te faire couler des larmes d'allégresse;
Fronce les sourcils
Et j'aurai peur d'avoir mis notre amour en péril,
Fais-moi les yeux doux
Et tu me rendras toujours fou
Mais... Je t'aime toute entière.

LARMES

Tout est calme aujourd'hui,
Une journée triste et longue dans ma vie,
Nous venons de nous disputer,
Je me souviens encore du sujet;
Une dispute sans importance
Mais qui a envoyé notre amour aux urgences,
Je n'aurais pas dû monter sur mes grands chevaux,
Je ne veux plus avoir le dernier mot.
Tes yeux sont brillants
Et tes larmes sont prêtes à couler à présent,
Ce sont des gouttes d'eau,
Tout ce qu'il y a de plus beau,
Larme de tristesse,
Larme d'allégresse;
Tes larmes tombent sur ton visage
Comme la pluie tombe des nuages,
Tes larmes dessinent un cours d'eau plus ou moins régulier,
Proportionnel à la manière dont je t'ai blessée,
Ta tête se cache contre un coussin
Et tes larmes y forment une sorte de dessin;
Je devrais t'accorder le bénéfice du doute,
Je suis peut-être en route
Pour que tu me quittes et que je sois un étranger,
Les choses ont changé
Et j'ai peur qu'elles soient irréversibles;
Rien n'est impossible,
Tout peut se produire,
Les amours folles, comme les pertes de désir,
Tu comptes plus que tout au monde
Mais là, les bras m'en tombent,
Je n'avais jamais vu ces larmes incolores,
Je n'avais jamais vu ces larmes inodores;
Je t'aime toute entière.

LÈVRES

Je ne doute pas de ton amour,
Je dirais même que je le sens plus beau de jour en jour,
J'aimerais que tu me fasses confiance,
Que tu me dises tout ce que tu penses;
Tu me poses toute une variété de questions,
J'espère avoir bon,
Il y a une chose dont je suis sûr:
C'est que tes larmes ont soigné mes blessures.
Ô douces lèvres
Qui font l'objet de mes rêves,
Je t'autorise à les colorier comme tu le veux,
Laisse-moi juste rester amoureux,
Qu'elles soient rouges ou roses,
Je les savoure: baisers et pauses;
Le baiser n'est pas une preuve d'amour en soi,
Mais, les mots ne font tout aussi pas le poids,
L'idéal est d'ouvrir son cœur
Et de faire part de ses peurs,
L'idéal est de toucher tes lèvres fortes
Et d'y coller l'intensité des sentiments que je te porte;
Par "lèvres fortes", j'entends qu'elles sont courageuses
Et sensibles à mes caresses:
Je les touche du bout de mes doigts
Et je te regarde quand je te demande ce que tu attends de moi,
Je les frôle et les effleure,
Peut-être que tu m'en feras voir de toutes les couleurs,
J'y dépose un tout petit baiser,
Un baiser peut-être trop court, trop léger;
Tes lèvres ne sont pas parfaites
Mais elles mettent mon cœur en fête;
Je porte ce fruit mûr à ma bouche
Et je ferme les yeux dès que je le touche;
Me laisseras-tu un jour aller plus loin et chercher ta langue?
Parce que je t'aime toute entière.

LANGUE

Mon bonheur, c'est toi,
Mon bonheur, c'est quand tu es dans mes bras,
Laisse-moi reprendre mon souffle, s'il te plaît,
Parlons tous les deux, la tête sur l'oreiller,
Qu'est-ce que tu aimes?
Dis-moi que tu m'aimes,
Les paparazzis et leurs appareils photo
N'en sauront jamais un mot.
Je saurai tenir ma langue,
Cette langue que tu aimes tant, et qui tangue
Dès qu'elle entre en contact avec la tienne,
On rejouera tous les jours la même scène;
Un couple d'amoureux est assis sur un banc
Et sent bon le printemps,
Ils nous ressemblent, ils sont comme nous:
Les amoureux fous
Peuplent la Terre,
Font l'amour, pas la guerre;
J'adore sentir nos langues unies
Dans un baiser infini,
C'est une sensation différente mais agréable,
Non négligeable,
Au diable les guides pratiques et les tutoriels!
Ce quelque chose de sensuel
Se fait d'instinct;
Tu vois? J'ai posé ma main
Sur ton visage-pour que tu te sentes aimée-
Tu n'aurais jamais imaginé
Quelque chose d'aussi intime;
L'amour et le désir priment,
On en reparlera quand tu seras en cloque,
Dans un an? Dans dix ans? Je m'en moque;
Je m'imprègne de ton goût,
Une main posée sur ton cou
Pendant que je deviens fou.

COU

J'ai encore rêvé de toi,
Tu fais beaucoup pour ça,
Laissons de côté nos querelles sans importance,
Je sens ta réticence
Parce que tu aimes me tenir tête,
Les choses sont toujours loin d'être faites,
J'écris ton nom sur mon cahier,
J'écris ton nom dès que nous sommes éloignés,
Personnellement,
Je préfère quand nous devenons ces deux amants.
On se dit tout,
Bouche à l'oreille, main dans le cou,
Les vapeurs néfastes de l'alcool
Sont loin de te rendre folle;
Je suis placé derrière ton dos,
À l'oreille, je te dis quelques mots,
À tes gémissements, à tes soupirs,
À ton cou qui semble rougir,
Ta peau est claire,
Ton souffle s'accélère;
Je suis toujours derrière toi,
Tu ne m'échapperas pas cette fois,
Il y a des appels au secours
Et il y a des appels à l'amour,
J'ai peut-être appris l'amour sur le tard
Mais c'est avec toi que je suis ce soir;
Quand tu déglutis,
Ton cou laisse entrevoir des plis;
Ferme les yeux,
Pense à nous deux;
Laisse ton cou à ma portée,
Notre amour n'a pas encore atteint son apogée;
Mes deux mains sont posées sur ton cou
Et c'est plus qu'un moment doux,
Guide-moi jusqu'au point le plus sensible de ton cou
Et tu feras de moi un homme fou.

MAINS

Tu es malade, tu es pâle,
Tu ne dis pas un mot, tu as mal,
Je n'aime pas te voir comme ça,
Dis-moi ce qui ne va pas,
De quoi as-tu envie?
Je t'en prie,
Je sais que tu as encore des forces,,
J'y vois
Ça se voit rien qu'aux mouvements de ton écorce,
Laisse-toi faire:
Je pense qu'il n'y a qu'un baiser pour te faire taire.
Tends-moi ta main,
Ne crains rien,
Laissons nos doigts s'entrecroiser,
Voyons ce qui va se passer...
Tends-moi cette main de femme promise,
J'y vois une alliance...
L'or ne m’écœure pas,
Au contraire! Il y a de l'amour sur chacun de tes doigts,
Tes mains ne portent pas encore les cicatrices
Du temps qui passe;
Elles sont douces et fermes,
Ne me demande pas de mettre un terme
À nos caresses et à nos moments à deux:
Tu me rends si heureux;
Je ne me lasse pas
Quand tu m'effleures du revers de la main une énième fois,
Pose ta main caressante
Sur ma joue, et fais-toi patiente
Avant de passer aux choses sérieuses,
Tu es en fête, tu es nerveuse,
Glisse ta main dans mon cou
Et fais de moi un homme mille fois plus fou;
Ah! Les femmes et les soins qu'elles prodiguent à leur corps...
On se plaint qu'elles y consacrent des heures
Si l'on sort, mais c'est pour qu'on les aime,
Elles nous font perdre haleine;
Marchons en ville, tôt le matin,
Main dans la main,
Emmène-moi n'importe où,
Rends-moi fou;
Revêts une robe blanche et vierge,
Blanche comme la neige,
Je ferai les mêmes promesses et les mêmes vœux,
L'avenir appartient à nous deux;
Dis-leur tout de nous,
J'ai demandé ta main, et c'était comme dans le songe d'un jour fou.

SEINS

Nous jouons avec le feu
Et pas qu'un peu,
Le temps passe
Mais personne ne se lasse,
Maintenant, me voilà à genoux,
Encore pour me faire pardonner d'avoir été fou,
Tu es la seule pour supporter mes erreurs
Et pour pardonner, mais à ne pas oublier ma mauvaise humeur,
S'il te plaît,
Bébé,
Emmène-moi avec toi,
Que ce ne soit pas la dernière fois.
Tu arbores une peau foncée,
Un peau que le dieu-soleil a fait bronzer,
Dans l'intimité de la chambre nuptiale,
Armée de ton sourire le plus optimal,
Tu me laisses approcher petit à petit,
Ce que je vois déjà me met en appétit;
Il faut chaud...Trop chaud...
Tes vêtements légers me font perdre mes mots,
Tu me fais signe d'avancer via tes doigts,
C'en est fini pour moi...
À peine la lumière allumée
Et la chambre fermée,
Aucun son ne sort de ma bouche;
Il faut que je te touche
Mais seulement une fois que tu seras toute entière,
Nue, à ma merci, et sincère,
Il n'y a plus aucune surprise
Une fois que ta poitrine nue m'hypnotise;
Pourquoi cacher tes petits seins mignons?
Aucun homme ne résiste face à tes mamelons,
Je me fiche qu'ils disent que j'ose dire tout,
Je suis sûr qu'ils en font de même après coup,
Pourquoi cacher les charmes qui t'ont été donnés?
Une telle beauté n'est pas innée;
Tu as peut-être des petits seins
Mais tout ce qui est petit me convient,
Je ne suis pas le premier à chanter le corps d'une femme;
En poire ou bien d'une autre forme,
Généreux ou menus,
Je suis de toute façon un homme ému,
Dis-moi...Non! Montre-moi comment ils sont sensibles
Et j'oserai l'impossible;
Une seule caresse de toi, s'il te plaît,
Je pourrai mourir en paix,
Enseigne-moi comment parvenir
À te faire gémir;
Qu'ils soient marrons, foncés ou roses,
Tu n'as pas peur de prendre la pose
Et tu gagnes des points dans mon estime,
Toute raison décline;
Je t'en supplie,
Viens ici,
Une seule caresse de toi
Et il en sera fini pour moi.

CŒUR

Je n'ai pas prononcé les bons mots
Au cours de ce moment qui était jusqu'alors beau,
J'ai tout gâché,
J'ai tout brisé,
Par la seule force d'un mot que j'ai mal choisi,
Tu me fuis,
Accorde-moi une chance,
Je fais vœu de pénitence;
Dans un moment de colère,
Je t'ai fait la guerre,
Pas l'amour,
Quand on n'a que l'amour,
On apprend de ses erreurs
Et on repart à la recherche du bonheur.
Les cris du cœur-
De ton cœur-
Vont à ma rencontre
Et me portent des coups de couteau dans le ventre,
Tu as le sang chaud,
Tes mots me font parfois froid dans le dos
Mais qu'est-ce que j'aime tes états d'âme!
Ouvre-moi les portes de ton âme;
Pas de censure
Et qu'importe qu'il y ait coups et blessures,
Je ne porterai pas plainte,
J'exaucerai le moindre de tes désirs, sous la contrainte,
Ce sont des cris de détresse
Quand les autres t'oppressent,
Ce sont des cris de joie
Quand tu m'as rien que pour toi;
N'empêche pas tes larmes de couler
Parce que ces larmes te mettent en beauté,
Peux-tu me laisser poser une main
Sur ton cœur pur, autrefois en chagrin?
Si toutes les femmes du monde venaient à disparaître
Et si plus aucune femme ne passait sous nos fenêtres,
Les hommes se rendraient compte de leurs erreurs;
Expliquez-moi: pourquoi prendre plaisir à briser un cœur?
Une seule caresse de toi
Et demande-moi en retour tout ce que tu veux de moi,
Tu passes par différents états d'âme...
Imaginez l'homme sans la femme...
L'homme est faible
Parce que la femme est irrésistible;
Tu as provoqué et précipité ma chute,
Je me suis résolu à abandonner la lutte
Et à me soumettre;
Tu laisses tout transparaître,
Tu souris, tu ris,
Tu es gênée, tu rougis,
Tu réfléchis à tout
Mais c'est toi qui m'as rendu fou;
Une seule caresse de toi ce soir
Et je pourrai alors dormir dans le noir,
Une seule caresse sincère
Et je ferai de toi ma Vénus particulière,
Une seule caresse
Et je m'abandonnerai à cette ivresse,
À cette tendresse
Que tu me témoignes;
Généreuse...

NOMBRIL

Pour la première fois,
J'ai pu me confier à toi,
J'ai avoué mes peines
Et mes crimes,
J'ai mis à jour mes pêchés
Et mes fragilités;
Il n'y a pas que des chemins de croix
Quand je suis à toi,
Si mes influences évoluent,
Toi, tu restes l'élue,
Tu es l'exemple même de la pureté,
Je répandrai dans le monde ce qui fait la vérité.
Quand je suis à des milliers de kilomètres
Du seul être
Qui compte essentiellement dans ma vie,
Mes pensées se bousculent et varient,
Tous les voyants sont au vert
Et j'en suis fier,
La partie n'est jamais gagnée d'avance,
Dommage que ce ne soit pas quelque chose qu'on nous apprend pendant l'enfance,
On pourrait savoir où s'arrêter
Si l'on ne peut pas se compléter;
Parfois, les mots peuvent meurtrir
Et pourraient ternir
Nos amours,
Ce n'est pas tous les jours
Qu'une jeune Vénus
Entre dans ma vie- jusque là sans surprise-
Fais-moi définitivement perdre la tête
Jusqu'à ce que la mort nous arrête.
Cela fait quelque temps que je te découvre,
Tu pourrais être une œuvre du Musée du Louvre
Tellement tu es unique,
Pas de panique!
Après avoir dénudé ton corps du regard,
J'ai bien envie d'aller plus loin ce soir;
Ton nombril attire ta curiosité,
Je peux peut-être te déstabiliser par ma perversité,
Ton nombril est le vestige encore demeurant
Qui t'unissait à ta maman,
Tu as été détachée d'elle
Mais cela n'empêche pas que tu sois toute aussi belle;
Il est une minuscule planète
Sur la surface visible et nette
De ta peau, et qui ne porte pas encore la trace d'un ornement,
Je m'en énamoure de toi désespérément,
Pour être sincère,
Je désespère
Parce que tu pourrais t'échapper
Et tu pourrais me quitter...
Jeu de mains,
Jeu de vilains...
Poète incompris,
Je n'en suis pas moins un homme épris;
Je n'irai pas au-delà de ta ceinture,
S'il est dur
De combattre le désir en moi,
Ton nombril est à portée de mes doigts
Et de ma langue;
Toutes les hormones en communication
Maintiennent mon attention.

JAMBES



Pénètre mon âme-là, maintenant-
Il est temps
Que tu me possèdes,
Il faut que je cède
Pour être enfin à toi, âme et corps,
Encore un effort...
Tu pourras savourer ta victoire
Et me faire accéder à tes ténèbres noires,
Je me suis tiré une balle dans le pied
Et tu n'as pas fait preuve de pitié:
Je suis à toi,
Ni plus ni moins.
Même les yeux bandés
Et plongés
Dans le noir le plus total,
Je n'aurai pas de mal
À savoir que ces jambes sont les tiennes;
Tu croyais me faire de la peine
Parce que tu ne voulais pas que je voie tout,
Je t'ai dit au départ que j'étais doux,
Pourquoi je te mentirais?
Pourquoi je ne te dirais pas la vérité?
Tes jambes sont faites pour la danse,
Toutes les danses,
Donne-moi trois minutes...
Je t'ai déjà dit que j'abandonnais la lutte,
Trois minutes d'une belle chanson,
Accepte mon invitation;
Ton pas est gracieux
Et il est savoureux
À regarder
Si je suis hors de portée,
Tes jambes sont légèrement musclées
Et toute la clé
Tient aux soins que tu leur portes,
Elles te transportent
N'importe où,
Elles me rendent fou
Quand tu es face à moi;
Aurais-je le droit
De les regarder et de les toucher?
Tu pratiques les soins quand tu vas te doucher,
Quand bien même subsisterait un léger duvet...
Laisse-moi te toucher avant de l'enlever;
Chaque homme recherche son Aphrodite
Et quand elle use et abuse de ses charmes,
La messe est dite
Et c'est comme si elle lui pointe une arme;
Il y a de l'espoir,
J'ai envie d'y croire,
S'il est difficile de combattre le désir en moi,
Je compte alors sur toi
Pour me redonner confiance en tout.

PIEDS

Je ne sais pas combien d'années
Se sont écoulées,
Je ne les compte plus,
Le bonheur n'est pas porté disparu,
Loin de là!
Je suis fier de ce que je vois,
Tu es restée la même,
Tu es restée belle;
Tu as survécu aux modes qui se sont succédé,
Tu n'as jamais cédé
Aux tentations
Qui, pourtant, auraient pu détourner ton attention,
Nous sommes mariés depuis assez longtemps,
Mariés mais toujours aussi amants,
Tu es même devenue la mère de notre progéniture,
Jamais je n'avais imaginé pareil futur.
Notre guerre des nerfs
A paradoxalement fin à ma traversée du désert,
Ce soir,
Je vais faire mes devoirs,
Mes devoirs de mari,
Viens ici,
Toi qui tant de fois,
T'es déshabillée devant moi,
Donne-moi la main,
Allons dans la salle de bains...
(Nos enfants sont dans les bras de Morphée
Et dorment les yeux fermés.)
Mets-toi à ton aise,
Mais pourquoi tes yeux se baissent?
Regarde-moi dans les yeux,
Enfin… Nous ne sommes que tous les deux,
Prends appui dans notre baignoire,
Enlève ton peignoir ou tu vas me décevoir...
Lâche enfin du lest
Et savoure mes gestes,
Offre-moi tes pieds en cadeau;
Les amoureux aiment les jeux d'eau,
Les femmes adorent que l'on prenne soin
De leurs pieds qui ont marché si loin,
Me voici à genoux,
Me voilà doux,
Je t'enlève tes sandales
Et il est clair que tes pieds te font mal;
J'aime tes petits seins,
Je ne t'apprends rien,
J'aime tes petits pieds-
Ceci est une exclusivité-
Tu n'as rien à faire,
Juste fermer les yeux et te taire,
Je ferais n'importe quoi
Pour toi;
Laisse-moi poser mes lèvres
Sur la cambrure de ton pied, pour que ce baiser t'enlève
Et pour que tu aies un aperçu,
Et pour que tu ne sois pas déçue;
L'eau mélangée à l'essence d'une fleur
Semble décupler tes ardeurs...
La partie ne fait que commencer
Et tu sais...
Chaque fois que tu soupireras,
Mon amour se renforcera.

#yoga #lecture

 

Tous les récits de Mysterious


Les commentaires

MrAndromaque à 03:59, le 21 juin 2019


Merci monsieur, je suis aux cieux, dommage que tu n'est pas fait l'éloge de son antre, en t'abandonnant à son bas ventre... J'aime tes mots, qui m'ont transporté sur les flots... Merci Mysterious.

L@ur à 23:00, le 22 juin 2019


J aime beaucoup. Bravo pour ton écriture qui me touche

L@ur à 23:14, le 22 juin 2019


J aime beaucoup. Bravo pour ton écriture qui me touche


Découvrez notre défi photo : J'aime le cuir

Rejoignez la communauté Lebisou et découvrez les photos coquines publiées pour le défi photo