"Tout commence par un baiser" de Messidor

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Nous avons reçus de nombreuses nouvelles érotique pour l'appel à textes réalisé au printemps 2018 sur Lebisou. Messidor, membre Lebisou, a participé. Il est arrivé à la 4ème place avec sa nouvelle "Tout commence par un #baiser". Je vous laisse la découvrir.

Nouvelle érotique

#epub

"Deux langues se caressent.
Elles s’enroulent l’une sur l’autre, sensuellement, caressantes, et chaque mouvement fait passer entre elles les ondes de désir qui les animent…
La pointe de l’une d’elles taquine une lèvre offerte, des dents mordillent l’autre… un sourire se dessine… Et à nouveau les bouches se soudent, et deux langues reprennent leur ballet langoureux.

Que j’aime cette sensation… celle de mon homme me montrant l’intensité de son envie, de son amour, au travers de ses baisers…

Au creux de moi, son sexe, peu à peu, devient moins imposant. Je le sens glisser, comme à regrets, de moi, et un liquide chaud couler le long de ma cuisse…

Qu’elle a été intense, cette union.
Une fois de plus, il a su m’amener à des sommets de plaisir, par ses caresses fermes et aimantes, par ses assauts tendres et fougueux, ses baisers passionnés, sa langue qui me connait si bien.
Et puis ces mots…

Depuis quelques temps, sont venus s’ajouter à nos plaisirs des fantasmes que nous n’aurions imaginés avant.
Et il a pris un malin plaisir à me les susurrer à l’oreille, lorsqu’il me chevauchait…

Cette fois encore, leur efficacité sur mon plaisir, et sur le sien, a été terrible. Et c’est la tête pleine d’images incluant d’autres partenaires que je me suis laissée allée au plaisir, au moment où il déversait le sien en moi, en longues saccades chaudes…

Elles me hantent encore, là, alors que nos langues se mêlent. Et lorsque nos regards se croisent, je lis que son esprit est lui aussi embrumé de ces fantasmes…

Je me love dans ses bras, lui derrière moi, son sexe contre mes fesses, son souffle dans ma nuque… Je suis bien…


Pourquoi suis-je dans cet endroit ? Comment y suis-je arrivée ? Je n’en sais rien, mais qu’importe.
Un bel endroit, plein de charme. Un charme rouge, opiacé, une chaleur lourde… Je ne le connais pas, mais je sais que j’y suis venue à dessein.
Mon homme, mon compagnon, m’a déposée, puis est reparti. Etrange, mais... continuons.
Je suis attendue.
Ou plutôt, j’attends. Je scrute. Car je sais qu’en cet endroit, je croiserai ce couple… je ne sais pas non plus pourquoi je le sais, comment… mais je l’ai dit, qu’importe.

Les reconnaitrais-je ? Et eux, me reconnaitront-ils ? Nous nous connaissons tant et si peu à la fois…
Je me faufile parmi les convives.
Dans cette ambiance ocre, carmin, écarlate, les femmes sont un spectacle, arborant des robes de soirée… de soirée ? hum, elles en laissent voir beaucoup, et deviner encore plus… peu couvertes, mais avec beaucoup de goût.
Les hommes sont comme je les aime : de très élégants costumes, des vestons, des cravates.
Et ces masques… Ces masques vénitiens que chacun porte, derrière lesquels seuls les regards, et les sourires, laissent percer l’envie, la gourmandise, et tous les péchés capitaux… capiteux.

Dans ma robe, très échancrée, très décolletée, du même ton que la pièce, et que mes lèvres, j’avance. Mon cœur bat dans ma poitrine, tendue sous le tissu, je le sens dans mes tempes, dans mon ventre…

Et soudain je vois ce couple.
Elle… Je l’aurais reconnue entre toutes, je le sais maintenant. Cette silhouette, cette chevelure brune en cascade. Une robe fourreau dessine sa taille marquée, et met en valeur une paire de fesses rebondies, laissant apparaitre ses jambes galbées par de jolis talons effilés.
A son bras, un homme, dans un élégant costume 3 pièces noir de jais, assorti à la barbe qui dépasse seule du masque Bauta masquant son visage.

Ils ne m’ont pas vue encore, alors je me fais joueuse… je les observe, de loin, évoluer dans cette foule. Ils semblent à l’aise, riant avec les uns, glissant une main sur les autres… Jamais loin l’un de l’autre, ils s’échangent souvent des regards complices, charmeurs, complices.

Et puis, je me fige.
En se tournant, elle a posé son regard sur moi.
Il est perçant, intense… il me pénètre, et semble atteindre mon cœur qui manque un battement. Mais vite, la chamade reprend, de plus belle… il s’emballe.

Je la fixe autant qu’elle me fixe… Dans ce regard échangé, il y a tant de choses... L’envie, le désir, l’attente, les fantasmes évoqués, attendus, enviés… Et cette tension, sensuelle, qui s’était créée ces derniers temps…

Son regard à lui, lorsqu’il se pose sur moi, est tout aussi profond, intense. Il me dévore…

Un temps que je ne saurais mesurer passe… Le temps a si peu d’importance à ce moment.

Un groupe passe devant moi, les masquant, mais une fois passés… le couple a disparu.
Une pointe de déception me pique… Je regarde tout autour de moi, mais mes yeux se perdent sur les corps, les masques, les robes… un tourbillon.
Je me retrouve à errer, décidée à les retrouver. Telle Alice suivant le lapin blanc, j’explore les pièces, les alcôves fermées de draperies, passe devant d’innombrables miroirs, croise des couples, des groupes, se laissant aller à des activités de plus en plus sensuelles, charnelles, sexuelle…
Mes sens sont assaillis d’images, d’odeurs, de sons… la luxure est tout autour de moi.

Je m’arrête un instant devant un petit boudoir, lui aussi chargé de miroirs et draperies, mais vide… Je m’apprête à rebrousser chemin, encore une fois déçue, quand je tressaille.

Derrière moi, un corps s’est collé.
La douceur d’une peau contre la mienne, les pointes des seins dans mon dos, des hanches qui se collent à mes fesses…. Et un souffle, qui vient couler dans mon cou, doucement… un murmure… « Si tu savais combien je t’ai attendue…. »

D’un seul coup, tout le reste s’efface. L’attente, l’anxiété, les interrogations… Rien, il ne reste rien de tout ça, et seule subsiste ce moment, où nos corps se frôlent pour la première fois…

Nos mains se joignent… nous faisons quelques pas dans cette alcôve carmin, et enfin je me retourne, je lui fais face…
Elle n’est pas seule. Derrière elle, statue posant son simple regard sur la scène, son homme l’accompagne, gardien de ses plaisirs…

Le temps s’arrête à nouveau, quand une bulle se crée autour de nous. Juste nous…. Elle, moi, nos yeux plongés les uns dans les autres, nos corps qui, imperceptiblement, se rapprochent…
Une hésitation…. Une dernière. Qu’elle balaie en approchant doucement ses lèvres, qu’elle pose sur les miennes…
Mon Dieu que ce baiser... Qu’il a été attendu… désiré aussi, et imaginé. Et il envoie valser toutes les interrogations que j’ai pu avoir, tous ces questionnements… Il n’est que l’évidence même…
L’évidence que nos lèvres s’attendaient, que nos peaux se voulaient, que nos désirs se rejoignaient, se nourrissaient l’une de l’autre…

Imperceptiblement, nos mains partent à la découverte de la peau de l’autre.
Une infinie douceur dans chaque mouvement… la pulpe des doigts frôle les épidermes, qui se tendent. Je fonds sous la douceur de sa peau, et sous ses caresses. Elle frémit sous les miennes.

La douceur du corps d’une femme… je me l’étais imaginée… comme j’en étais loin.
Timides, nos langues caressent à peine les lèvres amies. Puis, se rencontrent, se découvrent.
Elles se font joueuses, agiles. Tendres et délicates, elles éveillent nos sens, et réveillent nos corps.
Ce baiser a des échos de « enfin…», et de « encore…».

Lentement, nos mains passent sous les étoffes, qui ne cachaient déjà pas beaucoup… et je frissonne lorsque ma robe tombe au sol.
Elle s’écarte un peu… je me sens si nue – je le suis ! – sous son regard. Mon corps offert… Elle me sourit, et son sourire me fait fondre, balaie ma dernière pudeur.
Elle dégrafe sa dernière attache, et à son tour, m’offre la vision de son corps, nu.

A mon tour, je la dévore du regard. Sa peau ambrée, ses seins pointus, sa taille marquée, son ventre, et es cuisses encadrant un mont de douceur…

Elle me tend la main. Je la prends, naturellement. Et c’est sans hésitation que je me laisse guider jusqu’à la couche, sur laquelle elle m’invite à l’accompagner…. Mon cœur s’emballe à nouveau…

Quel naturel dans cette façon que nous avons de nous enlacer… C’est bon, c’est tendre, c’est sensuel…
Chaque caresse est délicate, chaque baiser suave, chaque regard est charmeur.
Je me laisse aller, je n’ai plus peur, je sais que ce moment, c’est celui dont je rêvais.
Nos corps entament une danse à deux, un ballet de mains, de jambes qui se mêlent… Ses jambes, que mes mains parcourent, qui m’attirent à elle.

Nos langues se retrouvent. Je sens une chaleur au creux de mon ventre, mon intimité réagit…
Elle rompt le baiser. Son regard planté dans le mien… Elle ne dit pas un mot, mais doucement, m’allonge, sur le dos. Je luis suis offerte.

Lorsqu’elle pose sa bouche dans mon cou, je tressaille. Que ses lèvres sont délicates…
Ses baisers sont chacun un peu plus bas. Et les pointes de mes seins se dressent à l’idée qu’elle… Oh…
Ça y est… la pointe de sa langue vient de s’y poser. Un gémissement m’échappe. Et sans m’en rendre compte, je tends mon buste à la rencontre de sa bouche, qui vient envelopper ma pointe… Prisonnière de l’ourlet de ses lèvres, je sens que je m’inonde… Je ferme les yeux, la tête renversée.

Elle s’attarde un moment, sur l’une, puis l’autre… elle cajole ma poitrine, mes seins durcis de désir.
Elle les abandonne finalement, et je ne peux réprimer un petit soupir de frustration. Mais elle continue sa progression.

Elle trace une ligne le long de mon ventre, directrice, vers… vers ma timidité qui me fait, une dernière fois, tressaillir…Mais elle l’a senti. Si prévenante… Et son regard, que je croise, tourné vers moi, alors qu’elle écarte d’une infinie délicatesse mes cuisses, rompt ma dernière barrière… La douceur et le désir que j’y lis me font m’abandonner.

Je sens juste son souffle. Elle ne m’a même pas touché, encore, mais son simple souffle qui coule sur mon humidité a un effet sensationnel. Elle me fait languir… je songe à la vue qu’elle a là, mon intimité offerte devant elle, je pense à ….
Et je me cambre.
Elle vient de poser, juste imperceptiblement, la pointe de sa langue sur le centre le plus sensible de mon plaisir. Elle l’a déjà retirée, mais le contact m’a électrisée.
Son souffle à nouveau, mais je n’attends qu’une chose, qu’elle revienne…
Et je me cambre à nouveau, un feulement coulant dans ma gorge, alors qu’elle vient de poser sa bouche, entière, sur moi.
Cette fois elle ne se retire pas. A nouveau je suis subjuguée par la délicatesse de son toucher. Celle de sa langue, petite, agile, qui sait exactement trouver mon bouton, et jouer avec, le taquiner, glisser dessus…
Elle le prend en otage, elle le torture, avec une douceur infinie, elle joue avec…
Ses lèvres soudées aux miennes, elle me déguste, boit mon excitation, et me soumet à la pointe de sa langue.
J’ai à peine la force de relever la tête, pour croiser ses yeux vers moi, avant de me renverser à nouveau.
Et quand ses mains, qui maintenaient mes cuisses, montent et viennent s’emparer de mes seins, je me sais perdue.

Une vague de plaisir monte. Délicatement créée, elle monte de mon ventre, et je la sens grandir, sans qu’elle cesse son œuvre, la faisant monter, monter...
Mes gémissements se font de plus en plus intenses, rapprochée, haletants.
Je commence à ne plus contrôler mon corps, je me tords, je cherche presque à échapper à cette langue qui me vainc, mais elle me maintient prisonnière de ses mains et de sa bouche…
Dans ma tête, toutes ces pensées de fantasmes, d’envies de la découverte du plaisir féminin, toutes mes interrogations sur les sensations se bousculent, elles s’entrechoquent, elles ne sont plus rien.

Un dernier coup de langue ravageur m’achève.
J’explose…

La vague m’envahit. Un plaisir immense déferle dans ma chair, fait exploser mon cerveau, et se cabrer mon corps… Et je crie mon orgasme, en un véritable abandon, libérateur, d’une force incroyable… Cet orgasme tant rêvé, tant appréhendé, et désiré à la fois…. Qui me laisse là, recroquevillée, tremblante, gémissante, ailleurs… Comblée.

Je reviens à la réalité sous les baisers qui parsèment ma peau Ô combien sensible. Mon corps tremble de frissons….
Elle fait glisser ses mains sur moi, ses lèvres, la pointe de ses seins… Et chaque contact est divin. Je gémis…
Je tends les bras, je la veux contre moi.
Et quelle plénitude lorsque son corps épouse le mien… Cette douceur incroyable, je l’ai tant rêvée. Elle dépasse tous mes espoirs.
Nous restons ainsi, un moment hors du temps, nos poitrines battant l’une contre l’autre. Un instant de rien et de tout à la fois. Elle. Et moi…


Peu à peu, je reviens à moi. Et une envie me vient… Je veux lui offrir ce plaisir, celui qu’elle m’a donné.
Je veux la découvrir entièrement, la gouter…

Mes mains parcourent sa peau, ma bouche se pose sur elle… elle se laisse faire, elle s’offre… un délice…
Je découvre son corps de femme, le grain de son cou, de sa peau… la pointe de ses seins.
Ses seins… je les cajole, je les happe à mon tour, j’en roule les pointes sous ma langue, regardant l’effet que j’ai ressenti plus tôt. Sa sensibilité à fleur de peau la fait se raidir. Son gémissement me transcende.
Je veux la découvrir entière… Et je continue mon chemin, atteignant ce trésor pour la première fois.
Et quel trésor… un coquillage, délicat, d’une douceur incroyable, dont les replis laissent voir les nymphes, que je découvre trempées de désir…
Un moment d’hésitation…Une dernière fois je cherche son regard. Je le découvre embrumé d’envies… Une envie que ressent si forte, qu’elle sait si bien me transmettre, par ses yeux, par cette caresse sur mon épaule, par son imperceptible mouvement de bassin…

Je cède à cette envie qui est mienne aussi, et je pose, enfin, ma bouche sur elle.
C’est une explosion de sentiments, de sensations…
Sous ma langue, cette petite pointe sensible sur laquelle naturellement je me suis posée est d’une telle délicatesse. Je comprends, à ce moment, que cette sensation me poursuivra…
Et comme une évidence, ma langue câline son extrémité, glisse sur son intimité offerte.
Son gout m’empli, suave, enivrant. Je la déguste, je l’explore… Quelle délicieuse sensation sous ma langue.
Un délice qu’elle partage, car son corps s’est cambré. Elle gémis, et les effets de ma bouche sont d’un érotisme torride… Je me rends compte que je veux la voir perdre ses moyens, je veux lui offrir ce plaisir, cet orgasme si intense qu’elle m’a donné.
Je veux la faire jouir. Je l’ai tellement attendu…

Mes mains enserrent ses cuisses, et ma bouche est soudée à elle. Les mouvements de ma langue sont lents, doux, ils sont ceux que j’aime… Et elle les aime aussi.
Ses gémissements montent en intensité à mesure que, je le sens, je fais monter son plaisir. Elle se tord, elle m’ordonne de continuer… Qu’elle est désirable…

Je continue, dégustant son plaisir, me soulant de son désir, explorant sa fleur... Et elle se fige.
Un halètement… un « putain » qui la saisit, si déplacé, si indécent, et si torride…
Et elle hurle. Elle se tend. Son cri perfore mes oreilles, la pièce, la bulle dans laquelle nous voguons. Elle jouit.
Quel spectacle… Celui de faire jouir une femme, cette femme, qui succombe à ma langue.
La beauté du plaisir féminin me saute en plein visage, cette jouissance si intense, je reste presqu’interdite devant la puissance de cet orgasme, dont je suis la source…
La tempête se calme enfin. Alanguie, je la regarde, reprendre son souffle et ses esprits.

Mais quelle intensité dans ce regard… lorsqu’elle me réclame, lorsqu’elle tend ses bras vers moi, avec un « viens », murmuré…
Aurais-je voulu autre chose ?
Je glisse sur elle, et une nouvelle étreinte intemporelle vient sceller ces plaisirs partagés, dans une douce langueur.
A nouveau le temps se fige.


Dans un coin de la pièce, un mouvement.
Son homme.
Je me rends compte du spectacle que nous venons de lui offrir… Et le plaisir qu’il y a pris se lit sur son visage.
Il a su se faire discret, nous laissant toutes deux dans une bulle. Délicate attention… Celle d’un homme voulant le plaisir de sa compagne, et de son amante.

Mais ressentir sa présence fait naître de nouvelles envies…
J’ai une pensée pour le mien, mon compagnon, mon amour, qui m’a amenée ici, pour un moment de liberté, en dehors du temps… et ses derniers mots…

Je tourne mon visage vers elle. Elle me regarde. Tant d’envies à nouveau…

Elle tend la main vers son compagnon. Ce geste que je rêvais qu’elle fasse, et que je n’aurais osé faire.
Je tremble, au moment où il s’avance. De peur, un peu. Mais d’excitation surtout.

Il y a dans son regard tout son désir. Dans sa démarche toute son assurance. Et dans sa main avec laquelle il saisit la mienne, toute sa fermeté, et sa douceur.
Il me lève, et m’amène à lui, contre lui.
Contre son torse, je sens battre son cœur aussi vite que le mien. Oh. Sous sa maîtrise, il semble aussi ému et excité que moi…
Son bras m’entoure, et me serre contre lui. Presque naturellement, je lève mon regard vers le sien, ma bouche vers la sienne…
Le contact du baiser est fort. Intense. Plein de ce désir latent, qui a tant duré….
Je prends conscience que sur mes lèvres, il goute à sa femme… Et j’essaie d’imaginer l’excitation qui peut enivrer son esprit à ce moment-là, après les images que nous lui avons offertes il y a quelques instants…

Et dans mon dos, sa présence, à elle… Je sens son corps qui se colle au mien.
La pointe de ses seins me fait frissonner… avant que sa peau, chaude, douce, ne vienne épouser la mienne…

Je me sens si bien, là, entre leurs deux corps… Entourée de leurs bras, embrassée…
Je ferme les yeux, ressentant toutes ces sensations, leurs souffles dans mon cou, meurs doigts parcourant ma peau, leurs lèvres sur les miennes… Ces sensations, nouvelles, je les avais rêvées… Elles sont Ô combien plus incroyables.

Je reviens à la réalité, lorsqu’elle se baisse. Un baiser sur ma cuisse… Juste le temps pour lui de s’éloigner un peu, de quoi enlever sa veste…
J’agrippe sa chemise. J’aime enlever sa chemise à un homme... Les boutons, uns à uns, dévoilent son torse.

Contre ma cuisse, je la sens elle, qui s’affaire aussi. Alors que j’œuvre en haut, elle s’occupe du bas.
Et lorsque la chemise tombe à terre, qu’il me fait revenir à lui, contre son torse maintenant nu, son désir ne peut être caché.
Cette sensation… sa chair, ferme, que je sens monter peu à peu le long de ma cuisse, par à coups, au rythme de son cœur qui la gorge d’envie. J’aime sentir son envie.

Et quelle envie !
Je baisse le regard. Et mes yeux rencontrent cette colonne, fièrement dressée, droite, massive… elle palpite.

Un moment d’attente… pas vraiment une hésitation… et ma main s’avance, à la rencontre de ce sexe tendu vers moi. Mes doigts l’entourent. Je sens sa fermeté. Je la trouve belle… j’en ai envie.

Elle, elle est encore a genoux, et me regarde, m’invite. Je m’agenouille alors, à ses côtés. Nos regards l’un dans l’autre. Elle m’embrasse. Notre baisers est profond… et nous rapproche peu à peu du sceptre entre nous deux.
Je lui laisse la primeur qui lui revient… Et je la regarde prendre en bouche son homme.
Je regarde ses lèvres s’ourler sur le gland luisant, le happer, s’avancer sur la colonne de chair….
Elle est douce, belle, dans cette œuvre. Je vois dans son geste tout son amour, son envie à elle, son désir de donner le maximum de plaisir à son compagnon.

Et puis… elle me le tend. Avec un regard d’une intensité…
Je lève les yeux vers lui… je pose mes lèvres sur son sexe… ma bouche prend possession de lui.
J’aime sentir un sexe d’homme dans ma bouche. J’aime ce pouvoir, à ce moment là, le savoir à ma merci, à la merci de ma bouche… Et être la maîtresse de son plaisir.

Sa bouche à elle me rejoint, et nous entamons une danse à deux, nous partageant ce sexe offert. Tantôt suçant, tantôt léchant, passant la langue le long de la colonne, enroulant la langue autour du gland, jouant de la pointe de celle-ci…
Parfois, nous le délaissons, pour échanger un baiser.
Puis le reprendre en bouche…

Il est maintenant au comble de l’excitation.
Et… moi aussi.
Elle le sait. Et me prends par la main, me relève, et m’emmène sur le lit.

Elle s’y assied, et m’invite à m’allonger, sur le dos, entre ses cuisses.
Je suis bien, là, lovée, au creux d’elle, entourée de ses jambes, la tête posée contre son ventre, que je sens se soulever au rythme de sa respiration.
Lorsque je renverse la tête, pour la regarder, je vois ses seins, pointés, et son visage baissé vers moi… Presque maternelle, elle m’entoure de ses bras, aimants…
Je suis bien…

Et je vois, face à moi, s’avancer son homme. Toujours aussi sûr de lui, il vient à nous, son désir dressé devant lui.

Ma respiration se fait plus forte…
Une légère pointe d’appréhension… Je sais que ce moment est arrivé. Je vais faire l’amour avec ce couple, dans ses bras à elle, et lui en moi…. Ce moment que j’ai tant rêve.

Ils semblent sentir mon sentiment, et elle me serre un peu plus dans ses bras, déposant un baiser dans mon cou. Lui vient sans empressement, doux, poser ses mains sur mes cuisses, et me sourit, charmeur…

Il est entre mes cuisses.
Je vois sa tête s’abaisser. Je sais la vue que je lui offre, mes jambes écartée ne cachant rien de l’excitation qui coule de mon intimité. Je suis indécente, et j’aime ça.

Son souffle sur moi me fait soupirer… Et la pointe de sa langue, si justement placée, un gémissement. Oh, sa langue…
Plus ferme que celle de sa compagne tout à l’heure, elle n’en est pas moins douce et agile... Il sait y faire…
Je ferme les yeux.
Il lèche, lape, déguste mon sexe luisant, il s’en délecte, et je sens au creux de moi, et aux endroits les plus sensibles de mon corps sa langue qui me fouille, qui joue avec mon clitoris gonflé de désir…

Il fait monter en moi cette vague de plaisir que je connais bien… Et je me laisse aller…
Je ferme les
Mais soudain, il cesse.
J’ouvre les yeux, frustrée… et vois son sourire. Il joue avec moi, et avec mon plaisir. Il me montre qu’il le contrôle, tout comme moi je maitrisais le sien peu avant.

Il se redresse. Le voilà maintenant à genoux, entre mes cuisses, et son sexe toujours dressé est pointé vers le haut, superbe…
Mon ventre se tord, je le veux en moi.

J’avance ma main, vers cette dureté. Et en guise d’invitation, je le prends délicatement, et le dirige vers ma fleur ouverte.
Un premier contact… Celui de son gland contre mon clitoris, m’électrise. Je ne peux réprimer un frisson.
Il pose ses mains sur mes cuisses. Un léger mouvement, le voilà posé à l’entrée de mon corps.
Il attend, quelques instants, jouant encore avec mon envie.
Je ne peux m’empêcher d’onduler mon bassin, comme pour le faire entrer… je n’en peux plus d’attendre, je coule. Le sentir là, juste effleurant mes nymphes, est une douce torture.

Légèrement, il pousse son sexe en moi. Je sens mes chairs s’ouvrir, laissant passer sa virilité.
Une pause, les palpitations de lui en moi pour seule sensation…
Et le plaisir qui me vrille.
Une contraction de ses abdominaux, une poussée… un mouvement de son bassin…
Il est en moi.
D’une poussée, longue, intense, il a investi mon corps. La sensation de son sexe glissant en moi, entièrement, jusqu’au plus profond de moi, m’arrache un cri. Un cri de plaisir, un feulement qui s’échappe de ma gorge.
A nouveau une pause, où nous profitons de cette sensation.
Lui en moi, palpitant, entre mes chairs distendues, mes jambes l’entourant, mon corps tendu, ses bras à elle autour de moi, son baiser dans la nuque… Et trois cœurs qui battent la chamade, à l’unisson.
Un instant de grâce, sublimé par cette idée du fantasme qui se réalise.

Je suis sortie de ma pensée par ses mouvements. Il ressort de moi, lentement… presqu’entièrement.
Je pose mes mains sur ses fesses, fermes. Je veux qu’il entre à nouveau.
Ce qu’il fait, dans une autre poussée. Puis une autre, et une autre… Ses mouvements se font peu à peu plus forts plus intenses, plus puissants.
Mon souffle se coupe. A chacun d’eux, je sens mon corps s’ouvrir, sa queue me remplir, et lorsqu’elle vient épouser l’intérieur de mes chairs, un cri m’échappe.
Il me prend, puissamment, mais sensuellement, doucement, et je me laisse aller, au creux de ses bras à elle, prise par lui, je me laisse transporter par cette pénétration intense, profonde… Je ne retiens plus mes gémissements.
Je ferme les yeux, et je ressens encore mieux ses va et viens longs, qui me fouillent, et ses bras qui m’entourent, ses doigts qui prennent les pointes de mes seins et les torturent doucement…
C’est lent, c’est doux, c’est intense…
Ses mouvements, tendres et forts, font monter en moi un plaisir intense, mon ventre se vrille, mon sexe enserre le sien… Et d’un coup, une poussée plus profonde, qui me transperce…. Je hurle.
Mon corps s’arc-boute, la tête renversée vers elle, les cuisses l’emprisonnant lui, toujours enfoncé en moi… Je crie mon orgasme, qui m’envahit, agrippant les draps, oubliant toute retenue…

Lorsque je retombe, elle me serre encore plus fort contre elle, posant sa tête contre la mienne, aimante, douce, câline… Et lui se penche vers moi, vient poser ses lèvres sur les miennes, aussi douces, ce baiser scellant l’intensité du plaisir que je viens de prendre. Qu’ils viennent de me donner.

J’ai à peine le temps de me dire que lui n’a pas joui.
Un éclair de perversité traverse son regard. Un éclair qui anime instantanément mon envie, encore….
Je n’ai pas le temps de réfléchir plus, qu’il sort de moi, m’agrippe fermement au hanches, et me retourne. Littéralement. Tout aussi dominant, il me positionne à sa guise, mes fesses relevées, offerte, indécente…
Devant moi, elle se recule juste assez pour offrir à la hauteur de mon visage son sexe, que je découvre ruisselant.

Je m’imagine un instant, là, à quatre pattes, entre ce couple, elle devant moi, allongée lascivement sur le dos, et lui à genoux derrière moi… Quelle scène ce doit être…
Et je n’ai aucune honte, d’être là, offerte à eux. Leur jouet de plaisir.
Juste envie…

Je n’hésite pas longtemps avant de poser ma bouche sur ses lèvres trempées de désir. Je retrouve son gout, qui m’enivre à nouveau, la douceur de son clitoris, sous ma langue, ce frisson qui la fait sursauter, ses mains qui viennent se perdre dans mes cheveux…

Mais je le sens, lui, bouger derrière moi. J’attends le moment ou, je le sais, il prendra lui aussi possession de moi. Je sais que dans cette position, sa queue si puissante me rendra folle. Je le sais, je le veux…

Je sens la pointe de son gland à l’entrée de mon antre trempé, trahissant mon envie qu’il ne peut ignorer. Ses mains qui se posent sur mes hanches, fermes…
Et puis sa queue, qui me transperce.
Il est entré d’une traite, sans précipitation, sans forcer, juste une longue poussée, lente, de toute sa longueur, jusqu’à ce que son ventre vienne épouser mes fesses.

J’ai lâché le sexe que j’avais en bouche, afin de crier mon bonheur de me sentir emplie de lui… Mais elle m’a fait la rebaisser. Elle ne veut pas que je cesse, elle veut ma bouche sur elle, malgré mes gémissements que j’y étouffe…

Et il impose rapidement un rythme fougueux, allant et venant en moi, en d’amples mouvements de la longueur de son sexe dur, dont la largeur m’écartèle, dont la longueur me fouille…
Les bruits sont d’une indécence folle. Les clapotis de mon sexe trempé, ses testicules lourds qui claquent contre mon clitoris, ajoutant au plaisir, ma langue qui lape celui de mon amante, nos gémissements à tous les trois... Cette indécence qui rend ce moment si intense…

C’est une vraie chevauchée.
Il me baise. Il y va fort, et je l’encourage, poussant mes hanches vers lui, lorsqu’il pousse son bassin en moi. Ses mains m’empoignent, et quand je le sens se relever sur ses jambes derrière moi, venant me prendre encore plus fort, je n’ai plus de retenue…
Il me pilonne littéralement, et à chaque pénétration je sens son pieu qui m’emplit entièrement, avant de ressortir dans un bruit de succion, pour rentrer à nouveau, m’ouvrant, écartelant mes chairs, poussant au fond de moi, laissant libre cours à son envie de sexe sauvage, virile…
Je subis son assaut, proie consentante de sa fougue, dévorant le sexe devant moi, buvant le liquide qui s’en écoule, y étouffant mes cris…

Et puis d’un coup, c’est un tsunami. Dans un ensemble parfait, l’orgasme, libérateur, d’une puissance à la hauteur de la frénésie qui vient de nous emparer, explose.

Je hurle, lorsque dans sa dernière poussée il se plante en moi.
Je le sens à peine se retirer, et les jets de son plaisir couvrir mes fesses, mon dos, jusque dans ma nuque… une puissance à la mesure de la vague qui m’envahit, qui me fauche.
Je la vois à peine se cambrer, ses cris répondant aux miens, sous mon dernier coup de langue, renversant la tête, tendant ses seins, frappant le lit…

Je perds conscience du moment, du lieu… Je m’entends à peine crier, le plaisir si fort me fauchant, lorsque mon cerveau explose… Je jouis, dans cette bulle, plus rien ne compte, à part ces sensations que je viens de vivre, ces caresses, ces baisers, cette douceur, cette fougue, ces plaisirs…
Je jouis, et je m’écroule, inerte, essoufflée, à demi consciente.
Plus aucun mouvement. Juste les respirations saccadées, les souffles courts, les mains posées sur les peaux, et les corps moites emboités les uns contre les autres…
Je me réveille. Trempée.
A mes côtés, dans mon lit, mon homme, assoupi. Je remarque sur son sexe, reposé, les traces de mon humidité. Je repense à notre union. Et à ce que je viens de vivre.
Ce n’était qu’un rêve… Mais quel rêve !
Un délicieux mélange d’envies, de satisfaction, et un brin de frustration en moi, je me rendors, un sourire aux lèvres… Des papillons dans le ventre.
Un jour…

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Les commentaires

LesCharentais à 18:38, le 19 juin 2018


Parfaite l'histoire, on s'y croit !

binou à 10:04, le 7 octobre 2018


tu nous emportes, j'adore

binou à 10:04, le 7 octobre 2018


tu nous emportes, j'adore

binou à 10:04, le 7 octobre 2018


tu nous emportes, j'adore

Lidia à 12:07, le 9 octobre 2018


Une histoire brûlante ! merci pour ce récit si bien écrit


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