Nouveau-né

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A l'occasion du jeu concours "Sexprimez-vous !" organisé par Stella Tanagra, gUIM, membre Lebisou, a écrit une nouvelle coquine : "Nouveau-né".

Je me suis retourné, elle était là. Je ne l’ai pas sentie approcher, je ne l’ai pas entendue. J’ai cru que je délirai. J’ai cligné des yeux. Elle m’a souris.

En ce mois de mai le printemps à toujours du mal à s’imposer dans ma montagne loin de tout. La forêt sort doucement de son sommeil hivernal. Je suis chaque année surpris de ce renouveau éclatant de nuances de vert. Le vert sombre des sapins se parant de rouge dans leurs ramure pleines de fleurs rousses, le vert tendre et éclatant des hêtres explosants tous en même temps. Cette renaissance me soulage un peu, il comble un instant le vide abyssal qui me tient lieu de rêves.

Mais enfin, qu’est-ce qu’elle a à me regarder en souriant, assise sur une vieille souche moussue, sans rien dire ? Je vois pas ce qu’il y a d’intéressant à me voir redresser les quelques petits arbres couchés par la neige lourde d’avril… Bizarrement, sa présence ne me gêne pas. Ca fait combien de temps qu’une présence humaine ne m’exaspère pas ? Depuis… Oui depuis que tout a basculé.

Accro au sexe

Ces images sans cesse… L’odeur âcre de la fumée dans la rue, l’immeuble en feu, et moi sortis du bar trop tard, titubant devant le camion du samu… Mes trois raisons d’être, partis en fumée… Le chagrin immense, mes cheveux blancs du jour au lendemain… Seul.


Battant par principe je me suis accroché. A mon boulot de banquier d’abord, à mes amis ensuite. Je voyais ma femme et mes enfants partout. Puis le vide s’est installé. Mes potes m’ont trouvé des plans cul en se disant que ça me ferais du bien, moi qui ai toujours été un « chaud lapin ». C’est vrai que le sexe était une raison de vivre et là-dessus on s’entendait bien avec ma Lise. Mais même deux ans après l’accident je n’avais plus envie. Je pensais que ça reviendrais… Je ne bandais plus. J’ai tout essayé : films pornos de plus en plus hard, strip teaseuse, viagra, consultations spécialisées…  J’ai fait douter des escorts, énerver  des prostitués à qui je faisais perdre leur temps en même temps que je perdais mon fric…Rien. J’étais devenu une sorte de défis pour toutes les bonnes âmes et autres chaudasses sures de leur atouts.  J’en avais marre de leur pitié. J’en pouvais plus de leur condescendance. Tous les rapports humains se révélaient devant mes yeux d’une façon claire et sans filtre. Et ce que je voyais me donnait la gerbe. Lutte de pouvoir, jalousie, narcissisme, égoïsme puéril, jalousie malsaine, lubricité grasse et crade… Comme si mon impuissance sexuelle m’avait doté d’une nouvelle acuité dont je me serais volontiers passé.

Le soleil commence à monter, je sens l’air chaud monter de la vallée. La rosée a donc fini par s’évaporer. C’est bon cette brise sur mon visage. Elle porte en elle toute les odeurs de la forêt qui s’agite enfin. Elle se gave de soleil goulument. Ca sent l’humus chaud, la chlorophylle. Le ruisseau n’est pas loin.


Je vais aller y remplir ma gourde. Je l’entends, elle me suit. Perdu dans mes pensées, je l’avais oublié. Elle est discrète. C’est rare. Pas comme ces randonneurs qui gâchent le paysage sonore quand ils parcourent le GR à 10 kilomètres de là.
Je passe la combe, descend par le chemin de gibier à travers le bois de hêtre. Je remplie ma gourde à la petite cascade,lève les yeux. Elle est là, assise sur un rocher. Elle me sourit encore. Ses cheveux  ondulés jouent avec la lumière que fait danser le feuillage. J’ose la regarder, elle ne bouge pas et ne parait pas s’en offusquer. Ses traits sont fins mais bien dessinés. Elle rit. Ses yeux se plissent et une lumière claire et vive souligne le bleu profond de ses yeux. Alors je m’assois et je la contemple comme je le fait souvent après une journée de bûcheronnage quand je me rends sur la crête et que je me perds dans la beauté du paysage toujours changeant.

En pleine nature

En over dose du genre humain je me suis exilé dans l’ancienne ferme de mon grand-père. Là au milieu de rien, j’ai mis 5 ans à refaire cette ruine avec les arbres et les pierres de la forêt. Je ne peux pas dire que je suis heureux mais je suis occupé et je vis au rythme des saisons. Je m’abrutis de travail ça me permet d’échapper à mes démons. J’ai dû voir une vingtaine de personnes en 7 ans, et je n’ai parlé qu’à trois d’entre elles. Il y a des fois ou je me demande si je sais encore parler.

Son rire éclate à nouveau. Je me sens sourire. Ca me fait mal, ces muscles n’ont pas servis depuis longtemps. Quelques gouttes de sueur perlent dans le sillon de ses lèvres. La chaleur m’apporte son odeur sucrée et sauvage. Elle enlève ses chaussures et met les pieds dans l’eau fraiche du ruisseau. Le soleil révèle ses seins au travers de sa chemise. Le paysage est magnifique, un vrai tableau de Courbet. Quelque chose a changé mais je n’arrive pas à savoir ce que c’est. Par réflexe je porte mon attention sur les bruits, les odeurs, les mouvements autour de moi. Puis je me rends compte que c’est à l’intérieur. Le vide, le vide obscur se comble de cette beauté simple tombée de je ne sais où. Je suis pétrifié je ne sais pas quoi faire. Ca me bouscule. Ca me fait peur.



Nous sommes mi-mars. Le #printemps arrive petit à petit. Cela fait une semaine qu’elle est là, apparaissant quand je m’y attends le moins. Le matin je choisi un endroit différent à chaque fois en espérant lâchement que ma routine revienne.
Puis elle apparait, elle me regarde, me rend mes sourires, ris quand je me casse la gueule, se marre quand je me fais mal et que je jure comme un charretier. Aujourd’hui elle est arrivée vers la fin de la matinée alors que je relevais mes collets dans le bosquet de noisetier près de la grande vasque que forme la rivière en bas de la vallée escarpée. L’eau y est claire presque sans mouvement. Les versants forestiers déploient leurs couleurs et leurs infinis détails en miroir, souligné par le bleu éclatant du ciel. Le soleil chauffait ma nuque et j’avais soif. Elle m’attendait sur un de ces gros rochers de granit noir et blanc arrondit par des siècles d’érosion.
Je m’entends dire « Bonjour ». Je sursaute. Ca la fait rire. Elle me regarde droit dans les yeux. J’y vois de la confiance, de l’intensité, de la bienveillance. Je souris en comprenant que ça y est. Elle m’a apprivoisé. Moi la bête sauvage, le fracassé, par ce bonjour, je viens de lui manger dans la main.

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Une belle rencontre



« Je m’appelle Clara »
Elle s’approche, je devrai paniquer mais quelque chose de doux et serein monte en moi, je reste à la regarder. Elle est si belle, ses yeux bleus ancrés dans les miens je discerne une émotion depuis longtemps oubliée : le désir. Une onde de choc me parcourt alors le corps. Quelque chose c’est ouvert. Du sacrum jusqu’au sommet du crâne une énergie puissante percute un à un des verrous oxydés par la noirceur et le chagrin qui me rongeais. Elle me prend la main, elle est chaude et ferme. Mon ventre, mes reins se réveillent, mon cœur s’emballe, je sens la chaleur envahir mon sexe. Instantanément je bande. Elle me dévisage et m’embrasse. Je l’enlace et la serre contre moi. Je sens ses seins contre ma poitrine son odeur est enivrante, fraiche et musquée à la fois. Elle me caresse la nuque et descend ensuite le long de mon torse j’jusqu’à toucher ma queue qui explose. J’éjacule sans me contrôler. J’ai l’impression d’expulser toutes ces nuits d’insomnie, toutes ces galères, toute cette tristesse accumulée, tout le dégout des autres… Puis je redescends. Je me sens poisseux et con comme un puceau pré pubère. Je la regarde et nous éclatons de rire



« Viens ! On va se baigner » rapide comme l’éclair elle se déshabille et je la découvre dans toute sa splendeur. Ses seins sont lourds et bien dessinés, la courbe de ses hanches et ses fesses m’affole. Je la désire et ça se voit. Elle prend un morceau de savon dans la poche de son sac et nous entrons dans la vasque.
Le contact de l’eau fraiche sur ma peau est délicieux. Sans nous lâcher nous nous baignons et nous lavons sous un soleil éclatant. Je l’attrape par les hanches, la soulève et l’allonge sur la mousse sous le grand saule. Je la veux.
Ses yeux dans les miens.


« Viens dépêche-toi. »
Sur le dos elle écarte ses cuisses. J’ai besoin de la sentir avec tous mes sens, je lui embrasse sa toison, ses grandes lèvres. Tout m’attire, tout m’excite, son odeur, sa douceur, le gout de sa chatte, son souffle qui s’accélère, la chaleur du soleil sur ma bite gorgée de désir. Je me laisse aller, ma langue se délecte de tout, de sa cyprine, de son clitoris qui se gonfle, de ses petites lèvres sensibles. Je la lèche je l’aspire je l’embrasse. J’ai faim de plaisir, de désir, de vie  Elle me tire les cheveux en gémissant : « prend moi, prend moi »

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Je me relève et elle me guide, elle attrape la hampe de ma verge, positionne mon gland sur sa vulve, et avec des va et viens de haut en bas elle se caresse. Puis dans un souffle « baise moi ». Je m’enfonce en elle avec un soupir de plaisir. Je me sens fort, je me sens mâle. Elle s’accroche à mes épaules et ses ongles se plantent dans ma peau. De tous ses muscles elle m’enserre de plus en plus fort au rythme de mes va et viens. La douceur fait place à la force animale qui nous anime. Je la retourne et m’empare de sa croupe, ronde, et généreuse. Elle pose sa tête sur la mousse et se cambre. A pleine main je l’attire vers ma queue tendue vers son sillon. Je la pénètre fort et loin. Une main vient me caresser les couilles, elle est brulante et ça me rend dingue. Mes coups de boutoir lui arrache des cris. Puis de ses deux mains elle écarte ses fesses pour que je vienne encore plus profond. Je sens le plaisir m’inonder le ventre c’est tellement bon.
« Attend ! »
Elle se relève, m’allonge sur la mousse,
« C’est moi qui vais te faire jouir, je veux que tu profites du paysage » me dit-elle en se caressant les seins.

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Magnifique spectacle

Une jambe de chaque côté de mon ventre, elle s’accroupis au-dessus de ma bite qui tressaille d’impatience. Elle la saisi et la cale fermement sur sa vulve. Elle reste là un moment à me regarder. Et puis doucement elle s’empale. Elle passe une main dans ses cheveux et se déchaine. Quel spectacle magnifique. Ma queue qui s’enfonce dans son ventre humide et chaud, ses seins qui s’agitent à chacun de ses mouvements, l’odeur de sexe enivrante, la lumière passant à travers le feuillage qui joue avec sa peau secouée de frissons, les cris de notre plaisir qui se mêlent. Je sens son vagin qui trésaille au moment ou la bouche grande ouverte elle a crié son plaisir. Instantanément j’ai joui. Fort, longtemps en la serrant dans mes bras. Je lui ai donné tout ce que je pouvais lui offrir. Et dans cette jouissance partagée je me sentais renaitre.

Dans cet écrin de nature préservée, le soleil, la rivière le ciel et la forêt pour témoin. Plus aucun poids ne pesait sur ma conscience. Je m’avançais sur les rochers au bord de la rivière, conscient de tout ce qui m’entourait. Le soleil sur ma peau, le chant des oiseaux, la respiration profonde de Clara endormie, le souffle du vent dans les aulnes. Lentement je me suis étiré, j’ai inspiré, je me présentais nu devant le monde. Nouveau né.

Un grand merci à gUim pour cette nouvelle si excitante ainsi que sa photo qui illustre parfaitement les dernières lignes.


Les commentaires

gUiM à 21:28, le 25 mars 2018


Merci.

LesCharentais à 18:43, le 19 juin 2018


Ca fait rêver !!

Cgertrude8 à 01:04, le 21 février 2019


Miam

L@ur à 10:54, le 26 mars 2019


Délicieux

Viny à 19:55, le 18 février 2021


Encore...


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